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lundi 20 novembre 2023

Purification

 

Son petit nom de naissance était aussi long que son nez, qu’elle portait dignement en choisissant avec intelligence le profil qu’elle voulait bien montrer : Purification.

Certains patronymes espagnols ont la particularité d’évoquer bien des tourments ou autres moments privilégiés de l’humanité. Purification avait pris son prénom comme une offrande voire comme un don. Et cela avait influencé toute sa vie…

Petite dernière d’une grande fratrie, elle avait avancé dans la vie la tête haute en acceptant les petits métiers, et même les plus vieux. « Ce qu’oune abrutie peut faire, yé peut le faire ! », aimait-elle à dire avec son accent, lançant le menton vers le ciel, les mains sur les hanches. Sa fierté sans pareil la guidait vers des nuits blanches endiablées, chevauchant les plus beaux caballeros, et même les plus laids ! Pour le plus grand profit du beau Ramon, qui s’en était mis plein les poches !

Mais les rictus de plaisirs s’étaient gravés à jamais sur son visage quand elle prit sa retraite pour se consacrer à une tâche unique : Celle d’élever les cinq enfants d’un veuf fraîchement éprouvé et enamouré de sa personne. Elle se doutait bien de son attention intéressée mais accepta l’offre comme une épreuve venant du plus haut, une sorte de sacerdoce pour la consacrer définitivement « femme ».

Elle tint sa promesse et éleva la progéniture de l’homme avec pertinence et sensibilité. Quelques taloches peut-être à des moments-clés de rebellions bien naturelles mais rien de rédhibitoire, du moins à son avis.

L’histoire se termine bien évidemment mal car le veuf la rendit veuve à son tour, et elle se surprit à maudire le ciel de ce sort cruel lui enlevant son bel étalon, qui jusqu’au bout avait su émoustiller son cœur et son cul. Des années plus tard, elle rendit l’âme à son tour et toute sa famille – celle de son époux, en fait- se réunit pour lui rendre hommage et lui dire enfin merci de tout ce qu’elle leur avait apporté. Un vrai don de soi, cette « Purification » au doux diminutif de Pura…

…mais que moi, j’avais toujours appelé : Mémé !


Jack Rackham


Photo de couv : Rossy de Palma.

mercredi 3 juillet 2019

La Mort




Quand l’été arrive, il s’accompagne de longs farnientes dans des hamacs dégoulinants où on se laisse aller à des balancements sans fin. Le moment est souvent propice aux rêveries érotiques, préfigurant les promiscuités de la saison à venir ou les réminiscences des émois d’antan…C’est bon de ressasser les promises passées à la casserole ou les croupes ratées, même de peu.

Telle est la loi des jeux de l’amour et des souvenirs, tout ça pour emporter dans ses siestes la rancœur de l’impardonnable ou la suffisance du gland assouvi. Pourtant, s’il est une pensée qui occupe tout autant le hamac du pirate, c’est l’idée du moment dernier, de l’instant suprême, du passage vers l’au-delà : La mort…

Elle n’est pas belle et même un peu effrayante. Sa représentation dans les œuvres picturales ou cinématographiques laisse peu de doute à sa fonction première de libérer la place pour d’autres ou d’accomplir une justice divine même aux desseins incompréhensibles. Ses yeux sont souvent introuvables et ses doigts squelettiques, ce qui est bien normal vu son état. C’est cette pensée qui donne du sens à tous les Dieux, même les moins connus, servant de Damoclès aux plus croyants ou aux plus craintifs.

Et elle casse un peu le tableau des Grands amours éternels sauf pour Dracula de Coppola, normal car avec Winona et Monica dans le même film, tout reste toujours très érotique, c’est comme ça. ^^

Pourtant, à chaque fois dans un moment de vague à-l’âme subit ou plus prolongé, on s’imagine des choses terribles avec vengeance, maladie incurable ou amputation, finissant par être enterré vivant sans faire exprès et essayant de gratter un cercueil indestructible. On finit par pardonner à la belle son ingratitude, en oubliant qu’elle a ingérée par mégarde de la mousse de saumon avariée, damned !

Alors, nous sommes là enfermés pour l’éternité dans un cercueil trop petit pour deux, impossible de se retourner, ni même de bouger une oreille.

- Mais oui mon amoouuur, je t’aime mais c’est IMPOSSIBLE de se mettre tête-bêche et de te prouver mon AMOUUUR…


L’été est là, je transpire, et mes pensées assaillent bien mon cerveau sous mon tricorne mais ça va, je n’aime pas la mousse de saumon.

Heureusement…

JR




Souvenirs d’un pirate, tome 1. Extraits.






Photos : Le sens de la Vie. (1983 Monty-Python)

vendredi 6 mai 2016

La Véritable histoire de Rackham le Rouge



Il est temps de raconter ma véritable histoire…car si certains anachronismes persistent au long de mes nombreux récits, j’ai réellement existé !

Je m’appelle Jack Rackham et c’est dans un album des aventures de Tintin qu’Hergé révéla au monde entier mon existence. Peut-être de manière un peu fantaisiste car on enjoliva un peu mon histoire en la mélangeant avec les aventures cinématographiques d’un certain Jack Sparrow, pirate bien connu dans les Caraïbes, mais qui utilisa avec culot mes armoiries personnelles : 2 sabres croisés surmontés d’une tête de mort !

Je fus aussi connu sous le sobriquet de Calicot Jack, à cause de mes vêtements très colorés et en coton grossier que j’avais l’habitude de  porter. J’étais déjà un marin qui sillonnait sur les mers de Jamaïque mais au service d’un autre Capitaine, Charles VANE (et non Charles Vanel !), en qualité de Maître timonier. Et ce pour la flotte britannique de sa majesté, sur un navire nommé Le Neptune.^^
Malheureusement, le commandant Vane refuse un jour le combat contre un navire français et je me mets à la tête de quelques mutins pour prendre possession du Neptune et continuer la prise.  Ce qui démarre une carrière de pirate et un premier butin. Pourtant le gouverneur du coin propose un arrangement et un pardon royal afin de soulager les eaux territoriales de tels pirates, et de nous dépouiller au passage d’une partie de nos butins. Grrr ! Mais cela nous sauve d’une condamnation à mort certaine, alors bon...

Nous nous installons après aux BAHAMAS et c’est là que je rencontre ANN BONNY dont je tombe amoureux, femme mariée à James Bonny, un autre pirate. Condamnée au fouet pour son adultère, elle s’enfuit avec moi sur Le Revenge et nous remontons un équipage. Là, Ann prend l’allure d’un homme en se travestissant, pour éviter des soucis avec les hommes en mer  et commence alors la légende de Jack Rackham et sa première femme-lieutenant…Je recrute alors sans le savoir une autre femme Mary READ, travestie elle-aussi, et elle tombe amoureuse rapidement de…Ann Bonny ! Ah ces femmes, j’vous jure !

Nous écumons alors les mers en long et en large, et faut dire que deux femmes ça coûte cher en butin malgré la bonne volonté des deux tigresses, prêtes à tout pour aider « leur » Jack le Pirate. Affaire du Capitaine du Royal QUEEN séduit par les bougresses qui servent à infiltrer le navire et annihiler la force de ses canons. Et celle du beau Capitaine…

Ah, ce fut la belle vie…jusqu’à ce jour d’octobre 1720 où le Capitaine BARNET et ses hommes nous capturent, suite à une soirée trop arrosée où les forces nous manquèrent. Et ce malgré la rage des deux lionnes Ann et Mary, furieuses contre les hommes ivres et me blessant même. Non mais ! 

Nous fûmes condamnés à mort et pendus le 17 novembre 1720, passant nos derniers instants dans la prison de Spanish Town. Les deux filles simulant dans un premier temps des grossesses, Mary meurt finalement d’une fausse couche en 1721 mais Ann fut graciée et nul ne sait comment elle finit sa vie, peut-être dans les bras d’un beau Capitaine ou d’une belle pirate à la peau douce ;)

Voilà, rien à voir donc avec François de Haddoque et ce secret de la Licorne, mais c’est bon de revenir par ici via un blog, pour y raconter sa vie et ses amours imaginaires…

A bientôt les amis !

Jack Rackham




De haut en bas :

Gravure de Jack Rackham.
Drapeau Rackham.
Extrait BD Hergé.
Couverture "Le Trésor de Rackham le Rouge.

mardi 2 février 2016

Allison DuBois, une "Serial" devineuse !



Tout commence par une série télévisée et quelques épisodes vus sur M6, alias Métropole 6, une chaîne française spécialisée alors dans les séries fantastiques, principalement américaines. MEDIUM…

Rendez-vous est pris au rythme des diffusions et rediffusions et le coup de cœur est tel que je commence à tout potasser sur cette série, les sites internet florissant et les articles se multipliant sur le sujet, la vie du célèbre médium international Allison DuBois. Avec un B majuscule au milieu du nom, pour bien montrer sa différence et son origine sans doute française pour un nom très « Moyen-âge ».

Le temps de voir ou revoir tous les épisodes dans l’ordre des trois premières saisons que bientôt sortent en langue française les deux premiers livres traduits de l’américain du vrai médium : NOS  PROCHES NE MEURENT JAMAIS et NOUS SOMMES LEUR PARADIS, par Allison DuBois, titres évocateurs, que j’achète immédiatement et dévore avec passion.

Il ne m’a jamais effleuré l’idée d’une quelconque supercherie, on évoque bien depuis la nuit des temps des religions qui parlent de résurrection, de Dieu invisible et rédempteur, de Vierge qui met au monde un enfant sans avoir commis un péché bien naturel…^^ 

L’actrice principale est bien jolie, Patricia Arquette, mais je découvre aussi la « vraie » Allison, tout aussi séduisante et auteur des livres, qui a largement contribué au succès télévisé en étayant de sa propre vie les scénarios de la série. Car tout vient de sa propre histoire, depuis qu’à l’âge de 6 ans où son grand-père fraîchement décédé lui apparait et lui demande de dire à sa mère que « Tout va bien ». Comme un messager de l’espoir et du temps, faisant tomber le tabou de la mort même si il faudra plusieurs années à la petite fille pour canaliser son don de voyance et ses conversations avec les morts. Un peu comme dans « Sixième Sens » le film, si vous voyez le concept.

130 épisodes s’étalèrent de 2005 à 2011 au cours de 7 saisons, diffusés à l’origine sur la chaîne américaine NBC puis passant en 2009 sur CBS, racontant la vie d’Allison et sa famille. Son mari Joë avait pris les traits de Jake Weber et ses filles ceux de Sofia Vassilieva (Ariel),  Maria Lark (Bridget) et Miranda/Madison Carabello, (Marie). Prénoms fictifs pour préserver la vie des vrais personnages…

Un beau casting avec Miguel Sandoval (le Procureur Devalos), David Cubitt (le détective Scanlon) et aussi Kathy Baker, Arliss Howard, Neve Campbell, Jason Priestley, Kelly Preston, et Angelica Huston, entre autres. 

Série s’arrêtant en pleine gloire, il y aura sans doute matière à revenir à la médiumnité via Bridget, la fille imaginaire. Mais ça, c’est une autre histoire…

Jack Rackham

PS : Un lien bien utile sur les secrets de la sérieMedium et la vie d’Allison aujourd’hui.

 

Et aussi le lien vers la page Facebook d’Allison DuBois, pour la sortie de son cinquième livre « INTO THE DARK » !



lundi 4 janvier 2016

Que Marianne était Jolie



Marianne avait quelques rides aux coins des yeux, mais cela lui donnait le charme de la maturité épanouie. De fines jambes montaient jusqu’à son ventre plat et nul n’aurait pu deviner qu’elle avait enfanté cinq fois, la clope rebelle aux doigts et un grand chapeau à rebord frontal qui lui donnant l’air d’une révolutionnaire française d’époque. 

Elle avait entendu un bruit sur le balcon et scrutait les toits de Paris derrière son appartement bien haut perché. La rue tout en bas semblait ignorer la femme distraite sortie en porte-jarretelles et sous-vêtements, sûre quand même de son élégance et de sa beauté.

La moue rieuse, elle chantonnait cet air qui ne la quittait pas depuis ce matin : « Ça ira, ça ira…» Comme un pied de nez à la monarchie, toujours bien présente dans la Capitale par les vestiges de ses monuments et lieux historiques, si bien conservés comme pour narguer en retour la République. 

Marianne rentra dans le séjour pour s’asseoir près du piano, tapotant quelques notes nonchalamment, l’air innocent, oubliant le vent qui faisait s’envoler les cinq pans de ses dentelles, comme les républiques, elle continuait de chanter... ♫♪♪

 
« Elle est née dans le Paris 1790
Comme une rose épanouie
Au jardin des fleurs de lys.
Marianne a cinq enfants
Qu'elle élève de son mieux
Marianne a maintenant
Quelques rides au coin des yeux.

Dieu ! Mais que Marianne était jolie
Quand elle marchait dans les rues de Paris
En chantant à pleine voix :
"Ça ira ça ira... toute la vie."
Dieu ! Mais que Marianne était jolie
Quand elle embrasait le cœur de Paris
En criant dessus les toits :
"Ça ira ! Ça ira ! Toute la vie."
Il n'y a pas si longtemps
Que l'on se battait pour elle
On a connu des printemps
Qui brillaient sous son soleil.
Marianne a cinq enfants,
Quatre fils qu'elle a perdus
Le cinquième à présent
Qu'elle ne reconnaît plus.

Dieu ! Mais que Marianne était jolie
Quand elle marchait dans les rues de Paris
En chantant à pleine voix :
"Ça ira ça ira... toute la vie."
Dieu ! Mais que Marianne était jolie
Quand elle embrasait le coeur de Paris
En criant dessus les toits :
"Ça ira ! Ça ira ! Toute la vie.

Michel Delpech. » 

Contrairement aux chanteurs, les chansons ne meurent jamais…

Jack Rackham



PS : Une actualité rattrape l’autre, car il y a près d’un an avaient lieu les attentats de Charlie-Hebdo, Montrouge et de l’hyper casher à Paris. Voici la couverture du prochain numéro spécial qui sortira mercredi :

mercredi 24 juillet 2013

En route vers l'Inconnu

Le silence de la nuit a recouvert nos pas et nos bruits, et quelques regards jetés vers Bosco, suffisent à nos échanges pour hisser la voile ou avertir la vigie. Pas un bruit qui ne sorte de nos gorges, l’équipage est concentré devant la tâche à accomplir, sortir de ce port sans prêter attention à quiconque et tel le chat de gouttières tâtonnant en silence les ardoises craquantes, rejoindre l’horizon pour ne plus y revenir…

Les gestes sont utiles et le doigté précis, nul ne doit connaitre existence de nos desseins, l’île du Crâne est tranquille et dort d’un sommeil profond. Les images paisibles des années passées reviennent, comme l’arrivée en ces rives tranquilles, les souvenirs vécus, les rires des moussaillonnes et toutes les anecdotes. Viennent aussi mon passé, comme portant mon tricorne, la maison de la veuve Sanders, l’école de Longfellows et tous mes capitaines…

Je m’approche du bastingage, le cœur lourd quand je respire. Les eaux sont calmes, et le Poseidon avance doucement vers un nouveau destin. Je caresse la joue de Katia, qui ondule sa tête. Ses rides sourient aux miennes et nous nous comprenons, comme le bon tour que nous jouons à nos amis déjà perdus.

S’enfonçant dans la nuit claire, la goélette nous transporte dans un autre monde pour toujours. Nous allons trouver un autre port, d’autres rives et d’autres trésors…

Katia m’arrache un sourire et je pense à son vélo jadis,

et son coup de pédale qui avaient conquis mon cœur.

« Mon île, c’est toi ! » Dis-je à mon amie.

« Toi, tu es toujours mon trésor… » Souriant de ses dents blanches, sous le soleil levant…


FIN




Premier texte Rackham Le Rouge "L'île au Trésor" :

dimanche 5 août 2012

La Dernière nuit de Marilyn


Les mois d’août sont plutôt tranquilles sur l’île du Crâne et le Poséidon, aussi j’avais pris l’habitude de filer quelques temps via mon hamac vers d’autres univers…

Je m’étais retrouvé vers une crique de Santa Monica, sur un drôle de canapé pourri, plein de morpions d’une nuit de débauche locale. Ni une ni deux, je filais aussitôt avec mon tricorne en direction d’Hollywood où j’avais le souvenir d’actrices blondes aux mœurs faciles et sans vergogne. Un petit creux me fit faire un détour vers une épicerie de nuit de Beverly Hills, quand une nouvelle projection dans l’espace m’amena au XXème siècle, pas loin de là, mais dans le lit d’une gentille fille qui me fit visiter son cœur, son âme et tout ce qui pouvait lui appartenir en propre.

 - Tu es un Capitaine ? Me demanda t-elle, avec un accent charmant qui me rappelait cette anglaise de l’épicerie de mon île.

- Oui, un vrai. Mais quelquefois je m’échappe au-delà des mers pour voir d’autres mondes…

 - Tu as bien de la chance, je m’ennuie par ici…Je fais des choses marrantes où on me paye pour faire semblant mais je rigole peu souvent. Je n’ai pas la vie que je veux mais je suis une étoile dans le ciel qui me fait dire ou faire des choses que je n’aime pas. Des hommes me veulent mais je me demande si c’est bien moi qu’ils veulent.

- Tu devrais changer de région. Nul n’est prophète en son pays, c’est bien connu…

 - Tu as raison Capitaine, je vais te suivre dans ton hamac et tu me trouveras bien un petit coin dans une cale secrète, je ne dirais rien et ne ferais pas de bruit.

 - Tu as raison galinette, je trouverais bien un endroit pour toi, elle est bien grande ma goélette (et Tim et Maia n’y sont pas très souvent en ce moment, à vrai dire ! Pensais-je tout bas.).

Je repoussais le drap blanc du lit pour la voir nue et je me disais que j’étais chanceux d’être en si belle compagnie. Un gentil caractère en plus, comme un oiseau tombé du nid comme je les aime…

Nous fîmes l’amour toute la nuit et au petit matin, on but de grands verres de lait avec des œufs frais dont elle me cassait le jaune au dessus, comme dans ces films de boxe que je n’avais pas encore vus…Son sourire d’ange ravissait mon tricorne ébouriffé et elle avait l’air heureuse !

Mon bras l’attrapa, enroulant le drap, et elle agrippa ses cuisses autour de ma taille pour ne pas tomber. Son lit sembla s’évanouir et je ne vis plus la pièce jusqu’à ce qu’un ciel lumineux m’éblouisse sur le ponton de mon navire. Je mis ma main devant mes yeux pour voir où était le soleil et si l’heure du déjeuner était passé. Une voix m’appela et je me retournais :

- Hé Jack, vous venez ? Bosco a préparé du café, et tout l’équipage veut déjeuner avec nous…

C’était bien ma donzelle blonde qui avait trouvé amis et avait atterri avec moi à mon époque de pirates. Sa bonne humeur me faisait sourire et je me dirigeais vers la cantine en la prenant sous le bras.

- De la tarte aux fraises, Jack ? J’en ai commandé pour tous les hommes, tu es content ?

- C’est de ma part Capitaine, coupa Bosco. La petite est nouvelle, je voulais  pas l’effrayer tout de suite…

Le ciel bleu, les mouettes qui encerclaient le bateau, la chaleur de l’été, le tableau était encore plus magnifique avec cette jeune femme heureuse dont je ne connaissais même pas le nom…


*

Marilyn Monroë, l’actrice de Cinéma, est morte à Los Angeles, dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Mais c’est faux…Elle est partie dans un autre monde où elle est plus heureuse, voilà tout.

lundi 20 février 2012

Le Pirate des Caraïbes ( Verbinski/Bruckheimer-2003 )


A croire que les Caraïbes sont les terres et mers des plus grands pirates, c’est bien le dénommé interprété par Johnny Depp qui a marqué le plus l’histoire du Cinéma et son box-office.

Le Pirate des Caraïbes est un film à gros budget et c’est naturellement que s’associent pour le réaliser deux spécialistes des Blockbusters : Gore Verbinski (Réalisateur de Le Mexicain, The Ring) et surtout Jerry Bruckheimer (Producteur de Adieu ma Jolie, American Gigolo, Flashdance, Le Flic de Beverly Hills, Top Gun, Les Ailes de l’Enfer, Armagueddon, Pearl Harbor…). La sauce a du prendre car de nombreuses suites sortirent avec le même succès, en 2006, 2007 et 2011 ! Et d’autres se préparent encore…

L’histoire démarre par un jeune naufragé Will Turner, recueilli par le Gouverneur Swann et sa fille Elizabeth, qui lui subtilise un médaillon pirate en or ! Huit ans plus tard, une demande en mariage du Capitaine Norrington la fait tomber à l’eau et le médaillon s’avère provoquer une réaction chimique. Mais Jack Sparrow passe par là et sauve la belle, même s’il se fait prendre par le courtisan déchu…Mais c’est Will qui a grandi et qui est amoureux d’Elizabeth ! Arrivent les pirates du Black Pearl et leur Capitaine Barbossa, sous le coup d’une malédiction ancienne, suite à un trésor volé et qui les a rendus immortels et invisibles, sauf avec la lumière de la Lune… Bref, une histoire un peu tarabiscotée, mais bien servie par des effets spéciaux et de grandes scènes de bagarres, destinée au public le plus large et très divertissante !

Le séduisant Johnny Depp interprète Jack Sparrow, et Geoffrey Rush (Barbossa), Orlando Bloom (Will), Keira Knightley (Elizabeth), Jack Davenport (Norrington), Jonathan Pryce (Swann) complètent la distribution.

*
- Qu’est-ce qu’ils ont tous avec ces Caraïbes et ce prénom Jack ! Raymond des Antilles ou Manuel du Pacifique, c’étaient aussi bien, non  Bosco?

- Vous êtes jaloux, Capitaine. N’oubliez pas que vous êtes aussi un pirate imaginaire, après tout !

- N’empêche, suis pas un brigand des mers et je sais reconnaitre les qualités féminines et ne cesse d’en faire l’éloge ! Il y a une petite rouquine qui ne jure que par moi et son balai magique frétille dès qu’il entend prononcer mon nom !

- Elle n’est pas si sourde c’est vrai et s’en est allée à une dédicace avec Jack Sparrow dans une librairie basque de ses amies, et il m’est idée qu’il est en train de l’effeuiller ou de lui refiler son marque-page…


Bon, un petit extrait de ce Pirate des Caraïbes, juste pour les rares qui ne l’ont pas vu !