samedi 25 avril 2026

La Dernière Folie de Jack Nicholson

 


Au naturel, l’Acteur est séduisant. Son œil clair enjôle son interlocuteur éventuel mais le regard est franc, direct.  Un de ceux qui ne tourne pas autour du pot. L’homme a joué dans 60 films, des premiers et des seconds rôles, mais jamais en y étant insignifiant. On ne le trouve pourtant pas beau d’emblée comme un Alain Delon dont il est une anamorphose plus virile.

Jack Nicholson a grandi pourtant dans une ambiance familiale incertaine quand il croyait encore que sa mère était sa sœur…Elevé donc par ses grands-parents, il file tout seul en voiture à 18 ans jusqu’à Hollywood où il devient garçon de course pour la Metro-Goldwyn-Mayer, une entreprise bien connue de Cinéma et Télévision. S’enchainent alors des petits boulots, comme second rôle, scénariste, producteur et aussi sa rencontre avec Roger Corman, qui débouchera sur « La Petite Boutique des Horreurs » en 1960.

Il lui faudra attendre néanmoins jusqu’à la fin des années 60 pour y trouver le film qui va le lancer : Ce sera Easy Rider, en 1969, de Dennis Hopper et avec Peter Fonda. C’est aussi sa première nomination aux Oscars (Second rôle). Vont s’ensuivre, principalement :

1970 Cinq Pièces faciles (Bob Rafelson) 1ère nomination aux Oscars (meilleur acteur) 1972 The King of Marvin Gardens (Rafelson)  1973 La Dernière Corvée (Hal Ashby) 1974 Chinatown (Roman Polanski) avec Faye Dunaway 1975 Profession : Reporter (Antonioni).


Première consécration en 1975 avec Vol au-dessus d’un Nid de Coucou (Milos Forman) Il remporte l’Oscar et c’est un succès mondial, produit par le jeune Michaël Douglas. Avec Louise Fletcher, Danny De Vito, Christopher Lloyd, Brad Dourif…

S’ensuivront : 1976 Missouri Breaks (Arthur Penn) avec Marlon Brando 1976 Le Dernier Nabab (Elia Kazan) avec Robert de Niro. Autre apogée Cinéma : 1980 Shining (Stanley Kubrick) d’après un livre de Stephen King et avec Shelley Duvall. Son meilleur rôle en fait mais si emblématique qu’il n’est même pas nommé aux Oscars, l’effet anti-Kubrick sans doute. Puis ce seront :

Le mythique « Facteur sonne toujours Deux fois » en 1981 (Rafelson) avec Jessica Lange. Célèbre scène de tournage enfarinée sur la table de la cuisine où les deux acteurs oublièrent qu’ils tournaient !

1981 Reds (Warren Beatty) avec Diane Keaton et Warren Beatty. Il joue en second rôle l’écrivain Eugène O’Neill. 1983 Tendres Passions (JL Brooks) Avec Robert Duvall. Oscar du Second rôle 1985 L’Honneur des Prizzi (John Huston) Avec Angelica Huston, l’amour de sa vie…

1987 Les Sorcières d’Eastwick (George Miller, celui de Mad Max) avec Cher, Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer. Un rôle de fou diabolique comme il les adore 1987 Ironweed (Babenco) un clochard, avec Meryl Streep 1989 Batman (Tim Burton) Il incarne pour la première fois le « Joker », ce qui donnera des idées à Joachim Phoenix 1990 The Two Jakes (Nicholson) la suite du personnage de détective de Chinatown, qu’il réalise lui-même.


Puis en vrac et entre autres : 1992 Des Hommes d’honneur (Reiner) 1994 Wolf (Mike Nichols) avec Michelle Pfeiffer 1995 Crossing Guard (Sean Penn) avec Angelica Huston (toujours) 1996 Mars Attacks (Burton) il joue le président des USA ! Et enfin, 1997 Pour le Pire et pour le Meilleur (James L. Brooks) son  2ème Oscar du meilleur Acteur/ avec Helen Hunt et Greg Kinnear.

Là, il fait une pause de plusieurs années pour revenir en 2001 avec The Pledge (Sean Penn). Une sorte de tour d’honneur avec en 2003 Monsieur Schmidt (Payne) dernière nomination à l’Oscar 2003 Tout peut arriver (Nancy Meyers) avec Diane Keaton, autre grand amour 2006 Les Infiltrés (Scorcese) un de ces rôles décalés qu’on adore !

Dernier tour de piste en 2010 avec « Tout peut arriver », avec la nouvelle génération : Reese Witherspoon, Paul Ruud, Owen Wilson…On ne revit plus Jack Nicholson sur un plateau de Cinéma. La rumeur dit qu’il a été aperçu à la sortie d’un matche de base ball avec son fils mais aussi qu’il était atteint de démence sénile…Sa dernière folie, en quelque sorte

Jack Rackham

J’ai toujours adoré Jack Nicholson, même dans Tommy ou Reds. Il avait l’air de monsieur tout le monde, avec beaucoup de gentillesse mélangée à un grain de folie…



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