lundi 14 décembre 2009

Smoke gets in your Eyes ♫ ♪ ♫ ♫


Je regardais Katia comme une princesse, elle me regardait comme un roi. Nos retrouvailles avaient servi de fiançailles et nous les avions fêté encore et encore. Au petit matin, fourbus de ces jouissances extrêmes et délivrés momentanément de nos envies, nous avions plaisir à être ensemble et profiter de choses simples, comme parler du temps ou ne rien dire.

Le vent des amours nous avait réunis sur l’île du Crâne, nous nous étions jurés de ne plus nous quitter. Un projet nous réuniraient, il y avait tant d’amours perdues à ne rien faire, à tourner en rond tant et si bien que l’amour s’ennuie…

Je regardais Katia se rhabiller, cette longue nuit de nos ébats l’avait rendue encore plus belle, je n’étais plus Capitaine mais son amoureux, un Jack Rackham qui rangerait son sabre pour un habit plus civil de maître de Cabaret…

Une petite musique semblait nous bercer dans ce cabanon où nous nous réveillions en badigeonnant nos tartines de beurre et confitures. Nos regards se croisaient parfois au détour d’une projection de framboise mouchetant un nez ou un doigt. Un rire à peine exprimé, un battement de cils imperceptible.

Nos regards se font alors plus insistants, le visage de Katia semble se poser sur moi comme un masque qui me recouvre entièrement, j’entends une chanson de nos amours qui envahit la pièce, je la prends dans mes bras, je suis à elle, ça commence…

They asked me how I knew
My true love was true
I of course replied
"Something here inside
Cannot be denied"

They said someday you'll find
All who love are blind
When your heart's on fire
You don't realise
Smoke gets in your eyes

So I chaffed and I gaily laughed
To think they would doubt my love
Yet today, my love has flown away
I am without my love

Now laughing friends deride
Tears I cannot hide
So I smile and say
"When a lovely flame dies,
Smoke gets in your eyes."


Je sais, il n’y a pas de tourne-disque, mais il n’y a pas de portable non plus sur ma goëlette, alors hein…

Katia me serre tendrement, relève sa tête de mon épaule, les larmes aux yeux….Puis elle me demande : « Qui c’est cette Emma ? »

Quelque chose me dit que tout commence, que rien n’est facile mais que c’est ça qui fait le piment de la vie…


Jack Rackham.


Paroles: Otto Harbach. Musique: Jerome Kern Créée pour le film "Roberta" en 1933.

Interprétée par les Platters en 1958.
Chanson du film « Always » de Steven Spielberg, 1990, avec Holly hunter et Richard Dreyfuss. Regardez donc ce grand film d’amour, et préparez vos mouchoirs…

http://www.youtube.com/watch?v=JXE_QsBs5Hc

jeudi 10 décembre 2009

Le Balai de Maia





Mildred faisait des gros yeux ronds, à croire qu’il n’avait jamais vu son Capitaine nu sur sa couchette, ou dans sa plus simple expression si vous voulez…

L’histoire avait commencé un peu plus tôt, entre le crépuscule et l’aube, quand les esprits font causette dans les cales ou les personnages imaginaires font irruption dans les rêves des bonnes gens. Justement, certains viennent chez les pirates et là une sorte de petite libellule du nom de Clochette avait atterri sur le gros ventre de Jack Rackham, votre serviteur :

- Captain ! Captain ! Vous dormez ? Demanda la petite chose.
- Non, tu vois bien que je réfléchis…Mais bien sûr que je dors ! Sinon je ferais quoi là dans mon lit, hum ?
- Vous mettez pas en colère, Capitaine. Je viens vous demander un service…
- Ben voyons. Je t’écoute…Répondis-je en soufflant.

Tu parles, heureusement qu’au fin fond de la nuit dans les rêves, les distances se font en un claquement de doigts mais tout de même. J’étais à l’autre bout du monde en train de regarder à une fenêtre étrangère, et une petite bonne femme était en train de me demander des choses incroyables :

- C’est mon rêve de faire un tour en balai magique, surtout celui d’une sorcière ! Dit clochette avec un sourire jusqu’au oreilles.
- Bon, reste-là, dis-je. Ce n’est pas un chat noir et une donzelle endormie qui vont me faire peur. Décidais-je.

J’entrouvris la porte qui n’était pas fermée à clef, et me glissait dans la cabane. Je marmonnais une dernière fois entre mes dents et j’aperçus là posé contre le mur, le dit balai !
Je tendais la main vers lui quand une sorte d’engourdissement me prit. Je tournais l’œil en coin vers le lit de la sorcière quand je la vis pointant un doigt vers moi…

J’étais tétanisé et elle s’approcha de moi en n’arrêtant pas de me pointer de son index. Elle me dit :
- Vil pourceau ! Tu viens me voler dans mon sommeil, moi qui t’ait cajolé, aimé, et toutes sortes de choses que je passerais sous silence. J’ai bien aimé il faut dire..Hi ! Hi ! Bon, je te cherche une punition, attends un peu…Déclama Maia la sorcière.
- Allons la rouquine, c’est pour faire plaisir à la petite Clochette. C’est toi que je préfère, tu sais bien…

Un tonnerre d’éclair éclata dans toute la pièce et le balai se mit à voler encore et encore au point de tout renverser. Confitures, hydromel, sirop d’érable, comme s’il avait visé surtout les sucreries…Maia rigolait et se mit à chevaucher le balai, comme au rodéo. Clochette avait ouvert la fenêtre et regardait le spectacle, béate et ravie.

Maia se prenait au jeu et se mit à lécher le balai, qui faisait des loopings et des saltos arrières. La langue de la sorcière semblait danser autour du manche, comme celle d’un caméléon au muscle longiligne et interminable. Elle se gavait de sirop et de sucres en remontant le manche, encore et encore. Telle une vorace, le balai semblait se déhancher et venait se frotter à la bouche de Maia. Elle le suçait comme un sucre d’orge géant et se régalait…

Bientôt, il y eut plus de sucres sur le balai et Maia s’essuya la bouche d’un mouvement de manche.
- Ah, je suis bien rassasiée, je n’en ai pas laissé une goutte !

Soudain le balai, semblant perdre la tête se jeta sur Clochette et ils disparurent tous les deux dans le ciel, sous le rire à gorge déployée de Maia.

Là-haut Clochette était ravie de chevaucher le balai magique, mais le plaisir fut bref et ils atterrirent aussi sec dans la cabine de Jack.
Jack, au fait, où est-il, se demanda Clochette.…

Un nuage magique fit disparaître le balai et je réapparus dans mon lit, nu comme un ver. Clochette se mit à rire d’un rire convulsif et je sortis de mes rêves. Quand Mildred entra dans la pièce…

Je me tournais vers mon oreiller en le serrant, me remémorant cette folle escapade.
Clochette avait voulu faire un tour de balai mais c’est moi qui avait fait un tour de manège avec Maia…


Jack Rackham.

Retrouvez le blog de Maia Luna « Sort Céleri » en copiant l’adresse

http://sort-celeri.blogspot.com/

ou en cliquant sur le lien du même nom dans la colonne de droite >

lundi 7 décembre 2009

Sex and Utilities


Je continuais donc à voir Emma malgré la tournure de nos relations. Ma prononciation progressait sensiblement, le tenu de marquises de mon professeur d’anglais devait y être pour quelque chose…Ce rapprochement me permettait alors de mieux connaître Emma Brodie. Les après-midi que nous passions au lit me régalait de ses effronteries et de sa classe…

Le goûter étant le point d’orgue de nos ébats, elle s’amusait pourtant à me montrer sa croupe sous toutes coutures, comme si j’avais besoin de lire le menu avant de la dévorer. Emma était comme ça, coquine et légère, ce qui n’empêchait pas de partager des conversations où nous comparions nos goûts et nos couleurs. Les mains sur ses fesses, je me lançais parfois à un :

- Tu crois vraiment que tout le monde aime la même chose, que le beau est universel, que certains voient des choses que d’autres ne voient pas ?

Sans se retourner, elle me donnait des réponses que je trouvais communes mais bien dites, sur l’inégalité des chances, l’intelligence ou l’inculture de certains. Sur ce, je donnais un petit coup d’accélérateur à nos ébats, son visage s’écrasant sur le lit m’invitant à aller plus dans mon questionnement. Ce que je faisais en tournant mon pouce sur sa rondelle, avant de la pénétrer dans son for intérieur. Là, d’un râle inhumain, elle acquiesçait à mon idée première sur la position sociale et ses privilèges !

D’autres fois, nous sortions entre amis et après le spectacle ou la visite faite, nous prenions un pot ou un gâteau en quelques lieux de souffrance humaine où elle aimait s’attabler. Lieux enfumés, assoiffés de misère ou les nantis peuvent trinquer avec les misérables sans risquer scandale ou agression…Puis c’était le moment du jugement, j’assistais impuissant à la pesée du musée visité ou la note de la pièce jouée. D’un avis commun, Emma et ses amis semblaient tels des violons accordés et je n’osais troubler le bon goût obligé.

Pourtant, ces après-midi et ces soirées-là sont encore dans ma mémoire. Je me souviens d’Emma et ses postures, son port de tête, ses sourires aux connivences entendues, ses éclats de rires entrecoupés de moues enfantines. Actrice née, mon professeur d’anglais semblait sortie d’un catalogue de comédie et je lui trouvais un charme fou…

On s’est quitté un jour, pour un rien, pour beaucoup. Je regrette encore sa bouche, ses cheveux blonds qui balancent comme une ponctuation de son regard, son accent anglais qui donnait de l’importance à tout…Pas son avis sur les choses, sur la vie, qui m’ont toujours fait hausser les sourcils et sursauter mon tricorne.

Il y a des gens comme ça, qui n’ont pas d’avis sur les choses. Qui ont fait la moyenne de ce qui est bien, de ce qui est mal. Comme un bon goût idéal, une moyenne imaginaire qui pèse et soupèse chaque chose…

Le goût des autres…


Jack Rackham.

PS : J’ai bien cherché une autre bonne photo du film avec Anne Alvaro, pour mettre ici, mais point. Comme quoi Agnès Jaoui peut raconter le bon goût des autres tout en n’oubliant pas sa promotion à elle et son mari…Glen Close dans Liaison Fatale, c’est pas mal, non ?

vendredi 4 décembre 2009

English and Utilities


La vie est longue sur un bateau et encore plus sur la terre quand les livraisons sont livrées et les tâches d’entretien faites. Tim vaque d’épicerie en musée et il faut que je songe d’ailleurs à m’occuper d’elle, si je ne veux pas qu’elle m’oublie…Tout le monde a pris ses marques sur l’île du Crâne et Bosco va même à l’école pour apprendre à lire. Je savais bien qu’il avait du mal à suivre sur le grand livre de Cuisine que je lui avais passé. Erreurs sur les dosages et même sur les épices. Je me doutais bien…

De mon côté, ma décision était prise : J’allais perfectionner mon anglais ! Oui…Les longs abordages au milieu des océans, les attaques diverses et les tortures pratiquées pour faire dire des trésors ne m’avaient pas incité à perfectionner ma langue de Shakespeare, mais la rencontre hier matin avec Miss Brodie, m’avait redonné le goût des langues. Si…

Le salon de thé était vide et j’avais du ma présence en ces lieux féministes à la fermeture momentanée de l’épicerie de mon amie Eloïse. Départ soudain avec son coursier, que tous les gens de l’île avaient pris pour son frère, moi y compris. Il y a des familles qui s’aiment, il ne faut pas tout le temps voir le mal çà et là, mais se féliciter de ces bonnes ententes fraternelles.

Je m’étais assis en face de cette dame aux allures de coquette en attendant mon grog, breuvage ô combien revigorant, aux saveurs citronnées bienfaisantes. Le rhum lui donnait du corps, oui, c’était vrai…Je fixais la demoiselle et ôtant mon tricorne, j’engageais la conversation. On échangea sur le temps puis nos regards. Son œil était profond et bleu, son sourire suave et mouillé. Je regardais ses lèvres parler, que j’en oubliais qu’elle me regardait…
- Je vous plais, ou j’ai un bouton, dit-elle.
- Pas du tout, je me souvenais d’un jeu avec ma cousine où on se regardait la bouche à l’envers. Ca faisait drôle…
- Pourtant, je n’étais point à l’envers !
- J’imaginais…

Emma Brodie était le charme personnifié et elle n’avait peur de rien. Nous nous revîmes de nombreuses fois. Elle était à chaque fois resplendissante et surprenante, jamais coiffée et habillée pareil, une femme quoi…Elle parlait couramment anglais, ce qui me donnait l’idée de prendre quelques cours. Son regard me transperça quand je lui fis la proposition, comme si elle avait deviné. Oui, je veux coucher avec vous, et alors ? Elle me dit oui avec un air effronté, ne sachant si cela ne comprenait que les cours d’anglais. Non, sans doute…

Etant resté dans ma prime jeunesse à « The mouse is in the house », ce fut long et agréable, prolongeant un peu plus le plaisir de la voir. Elle arrivait à l’heure tapante et posait son sac à main comme signal de départ. J’étais bon élève et elle s’en félicitait. Elle dégageait alors un petit air de fierté qui la rendait plus belle. Miss Brodie n’était pas si jeune et je n’osais imaginer la grâce de ses vingt ans, elle m’aurait fait mourir d’émotion…

Le jour arriva du dernier cours, celui que nous avions convenu. J’aurais voulu lui demander de continuer finalement mais c’est elle qui prit l’initiative. Se collant contre moi, elle frotta sa joue contre ma barbe en me regardant droit dans les yeux. Je frôlais ses cheveux courts qui balançaient et ses mains allèrent sur mon corps. Je sentis sa main contre mon sabre et je me mis au garde-à-vous…Sa bouche glissa et d’une génuflexion, elle reprit le cours de nos échanges.

Nous n’avions pas souvent évoqué nos domaines de prédilections et nos aspirations, mais la ferveur de sa langue me disait qu’elle me trouvait bon goût…


Jack Rackham.

Voyez donc cet excellent film d’Agnès JAOUI : « Le Goût des Autres » avec Anne ALVARO, Jean-Pierre BACRI, Alain CHABAT, Gérard LANVIN et…Agnès JAOUI !

samedi 28 novembre 2009

JACK a une Médaille !


Dame Sco et Zélie m’ont taggué pour :THE 2009 BLOGGER APPRECIATION AWARD !

Inouï ! Je ne pensais pas qu’être pirate-écrivain m’amènerait médaille et honneurs, mais soit.
Il faut bien sûr satisfaire aux 7 sollicitations d’usage, telles :

- Remercier l'ami blogueur : Deux en l’occurrence, Dame Sco et Zélie. Merci vous deux, je vous aurais choisi aussi…
- Copier l'image et la montrer sur son blog : C’est là à gauche.
- Mettre le(s) donneur(s) en lien : http://lespetitssecretsdedamescoffield.blogspot.com/
http://www.lesrevesdusimorgh.net/wordpress/
- Raconter sept choses inconnues sur soi-même : C’est en dessous, pas de craintes !
- Offrir, à son tour, le prix à sept blogueurs : Colombine, Gicerilla, Solveig et Loève, Cortisone, Karine, Yaëlle, Maia Luna et Flora. Je sais ça fait 8…pour compenser un forfait ou un doublon !
- Ajouter leur lien : http://elle-c-dit.blogspot.com/
http://gicerilla.hautetfort.com/
http://lantichambredesfilles.blogspot.com/
http://delabousealagadoue.blogspot.com/
http://ecrismesmots.blogspot.com/
http://yaelleliane.blogspot.com/
http://sort-celeri.blogspot.com/
http://moniabousselmi.centerblog.net/

J’ai essayé de me souvenir qui avait été déjà taggué, mais je pouvais me tromper. ( Bérénice, Ysa, j’ai pensé que vous l’aviez déjà fait, sinon vous étiez de la partie…)

Donc, j’en ai nommé 8 …Et j’ai pensé à Do aussi ! ( Le temps qui passe ) au cas où !

Et je taggue aussi NANOU ! http://entrevengeancesetpardons.blogspot.com/

- Leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se découvrir...Je leur écrirais un mot sur leur blog. Ah oui : Ce qui compte c’est d’écrire ces 7 choses, alors n’écrivez que ça si vous voulez…^^

* * *

Voilà donc les 7 choses inconnues sur moi-même :

Quand j’était petit, je prenais des cours de clarinette dans une école de musique. Et j’avais un petit professeur qui s’occupait de moi. Quand un jour, arrive dans cette école un GRAND professeur, venant de Paris ! Et celui-ci prend sous sa coupe le présumé meilleur élève à qui il promet le premier prix du concours de fin d’année…Merci pour moi ! Mais le petit professeur me fait beaucoup travailler, et…comme dans un rêve, je finis PREMIER EX-AEQUO avec le jeune prodige ! Tout ça dans un beau théâtre, sous l’œil ému et avec les remerciements de mon petit professeur…

Ma femme est infirmière, oui Colombine. Quelque fois je vais la chercher en service et cela me donne l’occasion de connaître quelques collègues. Un jour, elle me présente un interne chilien à qui je serre la main. Drôle d’impressions, je dis à ma femme en confidence que ce gars-là est médecin comme moi, et nous nous disputons même à son sujet, je suis un jaloux, un médisant, etc…Le temps passe et l’année suivante nous apprenons que cet interne a usurpé l’identité de quelqu’un et qu’il est recherché comme TUEUR EN SERIE en Amérique du sud ! Il fut attrapé par la suite, mais depuis, quand je dis à ma femme que je ne « sens » pas quelqu’un, elle m’écoute…J’ai peut-être un Don, non ?

Là, c’est quand j’étais très petit : J’ai sauvé la vie à mes parents et mon tout jeune frère…Nous étions en vacances en Bretagne, et au cours de la sieste familiale, je me mets à dire : « Ca sent les ptits pouatches ! » Je parlais déjà beaucoup et j’ai répété à tue-tête que ça sentait les petits pois jusqu’à ce que mes parents se lèvent. Ce qu’ils firent pour réaliser qu’ils avaient oublié de…fermer le gaz du réchaud ! Je suis un héros dans ma famille depuis…^^

Il y a bien longtemps, bien avant Internet et autres Facebook, il y avait le Minitel. Et bien, je ne vous ai jamais dit comment j’ai rencontré ma femme ? Par Minitel…Nous nous sommes rencontré rapidement et nous nous sommes plus tout de suite ! Mon pseudo à l’époque ? RACKHAM Le Rouge, bien sûr…

Comme vous vous en êtes rendu compte, j’adore les femmes ou du moins je m’entends bien avec elles, avec vous…Normal, je suis très ami avec ma mère et cela m’a sans doute influencé pour avoir cette estime naturelle pour celles du sexe opposé et ami. C’est elle qui m’a élevé après tout…Et qui m’a donné l’envie d’écrire, car elle me faisait souvent la lecture. Et afin d’attirer mieux mon attention, elle avait pris l’habitude de donner mon prénom à un des personnages du roman qu’elle lisait…Effet surprenant de s’entendre vivre des aventures imaginaires !

Malgré mon pseudo pirate, je ne suis pas très aquatique, et même pas très doué pour ces choses la. J’ai appris à nager tardivement, 13 ans, et il faut me voir faire la brasse…Planche à voile, plongée, j’ai bien sûr tout essayé et compris que ce n’était pas fait pour moi. Voilà…

J’ai été fumeur et j’ai même fumé jusqu’à 3 paquets par jour. Puis un jour, j’ai décidé d’arrêter. Du jour au lendemain. Je n’ai plus touché à une cigarette depuis. Cela fait plus de 12 ans…Et j’en suis très fier !

Voilà, 7 choses que vous ne connaissiez pas sur moi…Je ne pourrais plus le dire !

Besos,
Jack.

dimanche 22 novembre 2009

Karin ou les rôles de sa Vie



Je m’appelle Jack Rackham et je suis sur le pont du Cinéma. J’ai sorti ma lorgnette et je regarde la carrière d’une des plus grandes actrices françaises de tous les temps : Karin VIARD.

Au premier abord, la demoiselle est cocasse, maladroite, un peu tartignole…Son air de chien battu lui attire la sympathie du public, mais qu’on ne se méprenne : Karin est une jolie femme, plantureuse, et son profil de (fli)bustier fait plutôt penser à Marilyn dans toute sa splendeur !

Dès le debut des années 90, on la découvre dans TATIE DANIELLE et DELICATESSEN, où elle bonifie de petits rôles. Elle rencontre Klapisch une première fois dans RIENS DU TOUT mais avec c’est LA NAGE INDIENNE ( Durringer ) qu’elle est nommée une première fois aux César pour le meilleur espoir féminin. D’autres rôles s’ensuivront ( dont LA HAINE ) jusqu’aux RANDONNEURS de Philippe Harel, qui lui donne un premier gros succès commercial. 

Pourtant Karin joue dans les films qu’elle veut, sans considération marketing ou casting, et elle continue son bout de chemin avec notamment deux beaux rôles dans LA NOUVELLE EVE ( Corsini ), et LA PARENTHESE ENCHANTEE ( Michel Spinosa ). Au milieu, ce sera la consécration avec « HAUT LES CŒURS » de Sölveig ANSPACH :

Haut les Cœurs, c’est l’histoire d’une femme enceinte qui apprend qu’elle a le cancer. Emma ( Karin Viard ) va de spécialiste en spécialiste pour essayer de garder l’enfant malgré les contre-indications, et trouve enfin un traitement approprié auprès d'un docteur miracle. L’espoir renait…KARIN est remarquable de force et de sensibilité dans ce rôle, récompensé par un César de la meilleure actrice ! ( Même si les classements au talent ne veulent rien dire dans les métiers artistiques. ^^ ) Puis elle enchaîne les beaux rôles…

REINES D’UN JOUR
Chassés-croisés de plusieurs personnages féminins aux vies amoureuses compliquées, Karin joue Hortense, orthophoniste dont l’amant lui a posé involontairement un lapin. Tout se passe une journée de fin décembre jusqu’à l’aube de la suivante…Quiproquos de vaudeville et coïncidences troublantes. Un film de charme…

EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ
Mis en scène par Michel Blanc, vacances au Touquet, chassés croisés amoureux de plusieurs couples, Karin joue le rôle d’une bourgeoise un peu allumée mais pas encore éteinte…Meilleur second rôle 2003 pour Karin, c’est le succès d’estime et commercial !

LE ROLE DE SA VIE
Mon film préféré de Karin, celui d’une femme de l’ombre qui révèle sa propre valeur sans marcher sur qui que ce soit, contrairement à Agnès JAOUI, actrice égocentrique et cyclothymique, à qui elle sert néanmoins d’égérie. Remarquable et émouvante, on est sous le charme !

Je tiens à signaler deux rôles différents, qu’elle interpréta à cette période et qui seront sans doute considérés autrement avec le temps : UN JEU D’ENFANTS et JE SUIS UN ASSASSIN. Je tiens les paris…

Ensuite, ce sont L’EX-FEMME DE MA VIE, LES AMBITIEUX , La TETE DE MAMAN, LA VERITE OU PRESQUE, LES RANDONNEURS à ST TROPEZ, PARIS ( Klapisch ) jusqu’à LE CODE A CHANGE et LES DERNIERS JOURS DU MONDE…

Karin VIARD est comme ça, naturelle et profonde, fidèle et aimant la découverte de nouveaux auteurs, drôle avec un goût amer, et triste avec une joie intérieure…Elle transmet les émotions des petites gens, des bourgeoises qui n’ont pas oublié d’où elles viennent, des excentriques avec le cœur sur la main, des maladroites qui n’ont pas fait exprès…

Peu souvent elle joue des rôles de gens négatifs, peut-être parce qu’elle ne sait pas faire tout simplement. Mais quelque chose me dit qu’elle n’a pas fini de nous surprendre, elle a tant de choses à tourner encore.
L’Amérique a Meryl STREEP, nous on a KARIN VIARD…

Besos !

Jack Rackham

jeudi 19 novembre 2009

Johnny ou le Fils de la Lune


Johnny est incontournable. Non point qu’avoir incarné Jack Sparrow le pirate me le rend plus sympathique, mais sa bouille adolescente, le choix de ses films, ses partenaires, et toute sa filmographie en général en font un acteur incontournable…

Lancé dans les « Griffes de la Nuit » de Wes Craven, puis « Platoon » d’Oliver Stone, il assoit sa jeune carrière avec la série « 21 Jump Street », aventures d’une jeune brigade policière. Puis c’est la rencontre avec son metteur en scène fétiche, Tim BURTON, pour lequel il joue le rôle-titre : EDWARD aux Mains d’Argent. L’histoire d’un jeune homme dont le créateur n’a eu le temps de finir son œuvre et qui a des ciseaux à la place des mains…

Quelques films marquants des années 90 :

ARIZONA DREAM
Un jeune rêveur qui vient de perdre ses parents, rejoint son oncle en Arizona, vendeur de voitures et qui vit avec deux femmes. Son cœur va balancer entre les rêves de ces protagonistes. Superbe mise en scène de Kusturica, interprétations fulgurantes de Faye Dunaway et Jerry Lewis…

BENNY And JOON
L’histoire de deux frère et sœur qui viennent de perdre leurs parents ( ! ) et le premier protège la seconde qui est malade mentalement. Par le hasard d’une partie de poker, ils atterrissent chez un personnage excentrique, émule de Buster Keaton. C’est notre Johnny…Qui tombe amoureux de la sœur Joon. Film hommage au burlesque, Keaton mais aussi Chaplin, scène des petits pains à la clé…

DEAD MAN
Sous la houlette de Jim Jarmusch, Depp joue un jeune comptable qui arrive au pays des westerns et essuie quiproquos et coups de feu. Voyage dans des décors époustouflants où l’aventure réunit notre héros et un étrange indien nommé Nobody. Images magnifiques…

Dans les années 90, Johnny Depp a eu la chance de jouer avec les plus grands acteurs, et outre Jerry Lewis, il a cotoyé Marlon Brando dans « Don Juan de Marco » et Al Pacino dans Donnie Brasco. Un Polanski « La Neuvième Porte » aussi. Et Burton, outre Ed Wood, lui offre d’autres rôles dans des films-références, dont :

SLEEPY HOLLOW, la Légende du cavalier sans tête !
Il incarne un jeune policier qui vient enquêter sur 3 crimes commis dans un village au XIX ème siècle, dont les victimes ont été retrouvées sans têtes ! A la poursuite d’un terrible cavalier, lui-même sans tête, revenu des enfers pour se venger…Beau et somptueux film, un conte à l’atmosphère gothique, signée Tim Burton des grands jours ( et grandes nuits ) ! Un peu plus tard, ce sera CHARLIE et la Chocolaterie ( 2005 ).

Après un second rôle dans le désormais classique « Le Chocolat » de Lasse Halström, et le film du film avorté de Gilliam « Lost in La Mancha », il entame sa célèbre trilogie du « PIRATE Des CARAIBES » ! Un succès mondial qui lui vaut aussi sa première nomination à l’Oscar. Ouf ! Excusez du peu…

PUBLIC ENNEMIES ( M.Mann ), L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS de Terry gilliam, puis ALICE AU PAYS DES MERVEILLES ( horizon 2010, Tim Burton ) complètent cette magnifique carrière…

Et ce n’est pas fini, soyons-en sûrs, notre Johnny DEPP aux rôles lunaires va continuer de nous faire rêver…

Ce qui me fait penser à NEVERLAND, film où il interprète l'auteur de PETER PAN, James Matthew Barrie !