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lundi 8 juillet 2013

Kesta Ta ?




La petite avait le pied haut et rentrant un peu vivement dans les cabinets du Poséidon, je l’avais surprise. Je me baissais au premier tournoiement de boxe française mais j’oubliais le retour et mon tricorne alla valdinguer dans le fenestron, cassant un carreau.

Me voyant par terre, elle se mit en garde et son œil noir en disait long sur ses intentions. Ses poings serrés semblaient surtout la protéger d’elle-même et je pensais qu’elle avait peur…

Elle refit le tournoiement fatal et je m’aperçus qu’elle avait une jupe courte sans rien dessous et qu’on pouvait voir son intimité, comme la fleur de son amour propre. J’esquissais un sourire pour l’amadouer mais elle reprit de plus belle sa garde, me lançant à pleine face :

« Kesta Ta ? »


Photo = Monica Bellucci.

mardi 18 juin 2013

L’œilleton du Diable

Le magicien était assis sagement  à attendre son tour dans le cabinet du Dr. Lucius. Tournant la tête de temps en temps pour regarder la pendule et estimer son temps restant en fonction des autres patients, il raclait sa gorge à intervalles régulier en espaçant pour ne pas déranger.

Sur l’autre banc, juste en face, une belle blonde aux allures farouches faisait de même en tournant ses yeux comme des billes dans un jeu. Ses jambes se croisaient et se décroisaient avec pudeur extrême, ne laissant pas un timbre poste s’immiscer entre ses deux cuisses se frôlant. George, car c’était le prénom de notre ami, fit un geste de ses deux doigts de la main droite, sourit et reprit tel un métronome ses aller-retour oculaires.

Ce fut au tour du magicien de passer sa visite et il ne fut pas étonné quand Lucius lui demanda d’ôter son pantalon. Ce qu’il fit sans pudeur, songeant au petit tour qu’il était en train de jouer à la blonde Aurélie qui attendait encore dans la salle d’à-côté. Le docteur palpait et tâtait George un peu partout, et il en fut quitte pour quelques fortifiants dont il reçut prescription sur une belle ordonnance manuscrite par Lucius lui-même.

Aurélie s’était approchée irrésistiblement de la porte pour contempler ce magicien qui était fort bel homme. Juste un petit coup d’œil qui ne ferait du mal à personne, songea-t-elle. La salle était vide et personne n’en saurait rien. Elle visa bien par l’œilleton et tira la langue pour mieux voir…

Que ne fut pas sa surprise quand elle aperçut ce magicien retirant ses habits et dévoilant son intimité. Elle écarquilla ses yeux encore plus grands quand elle vit la taille de l’engin qui dépassait  tout ce qu’elle avait pu voir ou imaginer. Elle imaginait d’ailleurs d’autres situations où elle aurait pu…Mais elle entendit le docteur prendre congé de son patient et s’enfuit aussitôt, honteuse d’avoir eu de telles pensées et que son médecin puisse les deviner !

Derrière un buisson, elle attendit néanmoins la sortie de George qui ne fut surpris de rien, et prit la jeune fille en compassion. Aurélie semblait  avoir été captivée par notre ami et pour rien au monde, il n’aurait désenchanté une belle jeune  fille de ses désirs cachés et qu’il serait bien à même s’assouvir, moyennant quelques autres sortilèges de Magicien…


…Mais ça, c’est une autre histoire !


dimanche 20 mai 2012

Au bord du Lit


Sa peau plisse sur sa joue quand sa main se pose pour réfléchir où elle l’a mis.

Les draps entourent ses cuisses chaudes qui s’hérissent pour faire croire à l’automne.

Ses cheveux courts attirent l’œil et les mains qui la caressent en vague de succions goulues qui s’entrechoquent entre ses dents.

Son dos rebelle innerve sa colonne qui entonne un va-et-vient connu de ses nuits fauves.

Son duvet érectile attire ma main qui fait le tour de son bassin pour plonger dans son envie…



Une simple photo au bord du lit.

lundi 16 janvier 2012

Censuré à Bord !

Sandra, ma naturiste préférée, était revenue hanter le pont de mon bateau. Et je remarquais déjà quelques matelots trainant ça et là, oubliant un tonneau à vider ou un tapis à battre, et rôdant comme un colosse bien connu. ^^

Pourtant ce jour-là fut à marquer d’une pierre blanche. Car Sandra était venue accompagnée d’une amie d’une colonie voisine. Nous fîmes la connaissance de Magali et nos yeux ébouriffés s’en souviennent encore…

Les deux demoiselles avaient installé leurs serviettes sur le plus haut des ponts près du poste de commandement, et commencèrent à se déshabiller avec  la désinvolture des jeunes femmes de notre époque. Les hommes scrutaient avec attention leurs reliefs et creux, comme s’ils étudiaient  au musée d’histoire naturelle le squelette d’un dinosaure. Surtout quand Magali s’allongea et se positionna pour mieux attirer les rayons du soleil.

Sa chevelure frisée dodelinait de droite à gauche pour mieux chercher le creux du bois sous le tissu, et naturellement ses jambes se décontractèrent pour laisser apparaitre la fourrure de sa féminité. Quelques toussotements fusèrent mais cela ne dérangea pas notre amie. Laissant aller encore plus son corps semblant se confondre avec le pont, ce fut l’impression d’une mangrove qui fit tourner la tête aux matelots stupéfaits, non pas de la toison femelle mais de la hardiesse de fille…

Continuant son osmose avec les éléments du bateau, elle écarta un peu plus ses cuisses pour se laisser envahir par l’air ambiant. Craignant le passage d’une mouette téméraire, je fis claquer une couverture, comme un épouvantail sonore. M’inquiétant de l’ambiance un peu grivoise du bateau, j’allais chercher quelques planches pour essayer d’improviser un paravent. Mais le mal était déjà fait car même Bosco faisait une drôle de tête et son visage violacé et soufflant me fit presque peur devant tant d’animalité qui ne demandait qu’à s’assouvir.

Je pris les devants en essayant de rejoindre l’endroit par un passage secret qui atterrissait devant la fille, et j’eus à peine le temps de sortir devant elle que déjà un rêve saugrenu ou un fantasme naissant, elle fit jouer de ses frisures avec ses mains, s’offrant jusqu’au fond de sa gorge aux matelots médusés. Mes planches sous le bras, je tentais de masquer la scène torride aux hommes en rut, craignant un soulèvement et une demande de tarte aux fraises que je n’aurais pu assumer in situ !

Je rhabillais la fille et l’invitais à quitter le bateau, encore enivré de son désir profond que tous avaient entrevu sans pouvoir le contenter…

Pfioufff !!


(Pour la photo non censurée, m'écrire avec l'envoi du chèque ! J'rigole...)

dimanche 18 décembre 2011

La Fille aux Bas Nylon


C’était un samedi soir sur le port du centre et l’Ile du Crâne vivait alors au rythme des macumbas qui s’agitaient au Poca Hontas, la seule boîte ouverte en cette période aux Caraïbes…J’avais mis mon tricorne des dimanches et je tournoyais avec la clientèle féminine afin de retrouver mon pied marin et mon déhanché de fêtard. Cameron m’avait fait la surprise de venir passer le week-end, au grand dam de Tim, et la voir se démener au milieu de la piste faisait plaisir à voir. J’imaginais encore nos nuits d’osmose spatio-temporelle et l’eau me revint à la bouche de ses caresses et autres…

Je lui souriais de temps en temps en agitant une main évocatrice, revenu au comptoir où je scrutais la salle comme un périscope. J’étais sur le point de rejoindre mon hamac et mes pénates un peu assourdi par un brouhaha musical, quand j’aperçus cette fille qui portait des bas qui n’étaient point de contention. Sa danse chaloupée envahissait l’espace et ses yeux projetaient des feux à appeler tous les marins du monde pour une partie de poker jusqu’au bout de la nuit…

Je m’approchais à pas de loup, en entamant une danse d’indiens apprise à mon retour de New Delhi, à Karachi. Une soirée dans un cabaret privé que je n’avais pas projeté mais qui marqua ma jeunesse d’apprenti…De quelques pas en canard, je m’approchais de la fille quand Lady Ania coupa ma route par un rock endiablé que je ne lui connaissais pas. Prenant ma main et la direction des opérations, nous tournoyâmes comme des toupies et j’eus de la peine à garder dans ma mire la belle inconnue aux bas Nylon.

Ania était une sacrée attachée de presse cordiale et tout mais sa fougue et ses jambes interminables m’avaient ensorcelé. Je la remerciais pour la danse, exténué mais vivant puis reprenais le chemin de mon inconnue. Je croisais alors Maia, ma petite sorcière rouquine qui avait fêté la sortie de son nouveau Grimoire, et m’entraina dans une volupté de slows langoureux où nos membres se mélangèrent et je ne sus à la fin si j’avais bien tout récupéré ce qui m’appartenait…

Puis ce fut le tour de Cameron qui s’agrippa en m’enfourchant comme un canasson et malgré l’expérience des rodéos appris avec Buffalo Bill au cours d’un voyage en Amérique, elle ne décrocha point jusqu’à l’extinction des feux.

Penaud, je rentrais seul sur ma goélette endormie. Quand j’aperçus soudain une paire de bas au bas de mon hamac, mais la pénombre ne me permettait pas de distinguer le visage de sa propriétaire qui me fit signe de m’approcher, de son doigt en crochet…

Je sentis juste son souffle m’inviter à de plus intimes présentations, et je me régalais du goût de son rouge à lèvres quand je l’embrassais fougueusement.

Un croui croui complice nous accompagna toute la nuit mais partie au petit matin, je ne sus jamais si c’était elle qui l’avait passée avec moi.

Cette fille aux bas nylon…

mardi 23 août 2011

Chloë au Lit


La courbe de ses hanches ondule vers mon regard qui tangue, comme ivre d’avoir sillonné ses chemins d’amour…

La belle enroule ses cheveux autour d’un doigt que je connais bien et se roule sur le lit comme s’enveloppant dans un tapis d’orient. Sa peau reluit d’un désir assouvi et se repose un moment jusqu’au prochain combat. Elle semble chercher sous le lit mon sabre ou mon tricorne, mais ils sont bels et bien là, aiguisés pour un appétit d’ogre qui reluque la croupe appétissante.

Elle s’étire encore, écartant sa pudeur et caresse l’encadrement de bois comme un amant docile. Les lignes de son corps se décroisent en douceur et ma main vient frôler ses os engainés d’un velours féminin.
Chloé toussote en peu, et encore, et se couvre d’un drap, m’invitant à la suivre. Une angine blanche peut-être, je m’enroule autour de son corps et je sens sa peau de pêche s’épluchant contre ma peau rugueuse de pirate.

L’idée d’une quarantaine avec cette créature m’effleure. 

Une morsure de vipère qui sait…

mardi 22 février 2011

Lady Marmelade

La demoiselle était venue à bord sans prévenir, voulant me faire la surprise de m’attendre dans mon bureau. Peut-être était-elle une espionne ou une représentante de commerce. Le catalogue des voiles et des sextants n’avait plus de secret pour moi. Mais je n’étais pas là et ce que je vous raconte, une mouette me l’a rapporté…  

Elle s’avança dans les coursives, regardant nonchalamment au dessus d’elle, tâtant cordages et  lissant les mâts en passant, humant l’air des marins…Il n’y en avait point sur le pont et elle descendit l’escalier vers les cabines et cuisines. Le bois sentait bon le parfum de la nouvelle arrivante et malgré la houle inexistante, le bateau tangua imperceptiblement pour sentir ses épaules cogner contre les parois de bois, et ses cuisses se tendre pour éviter la chute.

Elle vit la porte de la cuisine et la poussa, sans y être invitée. Bosco était plaisantin et pugnace et nul invité sans son accord ne franchirait le pas de sésame. Elle n’entendit pas le seau basculer mais sentit le liquide pégueux  dégouliner très lentement depuis le sommet de son crâne. 

Surprise, elle s’était laissée glisser le long de la porte et elle sentir la matière recouvrir, son front, sa joue, son cou, ses épaules et descendait sur tout son corps inexorablement.

Avec sa langue, elle tenta d’arrêter le flot du liquide et même le gouta. C’était plutôt bon et elle continua par jeu, et puis par gourmandise.

Ça la chatouillait sur tout le corps, mais elle ne voulait toucher avec ses mains la matière transparente et huileuse, comme si c’était un sacrilège. Elle s’imaginait dans sa position et se mit à sourire. Elle sentit la rivière descendre jusqu’entre ses cuisses et entre ses fesses. Des pensées coquines lui vinrent à l’esprit, et elle ouvrit ses jambes pour mieux profiter du moment…

Tous les hommes du quart regardaient le spectacle depuis le couloir, et mille pensées traversèrent leurs esprits à la vue du tableau. Un essaya bien d’imiter le miaulement d’un chat mais ils restèrent finalement immobiles et bouches bée comme des statues.

Seul Bosco, confus, osa une phrase en se mettant à moitié la main sur sa bouche hilare :

« Mademoiselle, vous aimez le sirop d’érable, vous… »


Photo : Monica Bellucci.

jeudi 17 février 2011

Baiser Volé

Sa langue avait bon goût et j’aimais les petits morceaux de galette Saint-Michel qui avait échappé à la déglutition, du moins la première fois. Ses lèvres douces me donnaient comme du baume du cœur, y revenant pour mieux repartir vers sa gorge chaude et humide de son désir.

Nos muscles se caressaient comme deux gants de Guignol et nos mains libres de mouvements, en profitaient pour se connaître mieux, se posant sur des galbes doux et des crevasses mystérieuses. Parfois en catimini, nous parcourions le cou de l’autre puis revenions partager nos gorges, nous enfonçant au plus loin comme pour se manger !

Nous osions à peine respirer tant le menu de l’autre nous plaisait et nos imaginations se libéraient du temps, oubliant où nous étions et nos vies respectives…

Une dernière fois, nos langues firent l’amour longuement puis nous nous reculâmes pour se regarder. 
Partageant un clin d’œil complice, je pris appui sur le lit mou, faisant valser quelques bibelots et livres, puis je plongeais dans le téléviseur pour rejoindre ma vie de pirate, ma goélette et mon hamac.

Un petit sourire se vit poindre au coin des lèvres de Josépha, puis elle éteignit la télévision…^^



Jack Rackham.

lundi 7 février 2011

Plus Belle la Vie encore

Elle est venue sur mon bateau avec son grand sac de fille. Un bonjour lancé à la sauvette et elle a mis sa serviette sur la partie du pont ensoleillé, celle où les mouettes viennent se rincer l’œil, quand Tim ou Katia viennent bronzer intégral.

Elle cherche une position pour bien prendre le soleil ou alors elle essaye de m’allumer. Je ne bronche pas sous mon tricorne du dimanche. Elle fait mine d’humecter ses lèvres comme si elle venait de se mettre du rouge ou du baume anti-gerçures. Mais je sais bien que non, et je l’imagine sous ses lunettes noires, se foutant de ma gueule.

Je traine mes bottes autour de son endroit et je racle ma gorge, je vais engager la conversation. Devinant mes intentions, elle retire ses besicles et arrange son tissu mauve qui lui sert de maillot…

- Vous êtes Capitaine, ou simple matelot ? Prenant les devants.
 -Capitaine, vous avez deviné. Dis-je en souriant de mes dents incertaines.
- Et vous vous rincez l’œil toute la journée, ou vous travaillez un peu ?
- Dès fois je fais un peu de hamac, pour les visiteuses qui aiment. J’aime bien faire plaisir !
- L’endroit est passant, vous devez avoir de bonnes journées… 

C’est là que la brise de l’après-midi me donne un coup de main et le pagne de mon invitée se met à flotter au vent, et des yeux je fais le tour de sa maison. Le jardin est florissant et j’imagine y trouver un ruisseau où j’apaiserais ma soif…

Elle songe à me dire quelque chose du genre : « Faites comme chez vous Capitaine, un peu de Cinéma c’est bon pour un pirate ! »

Mais non. Elle me regarde fixement mais plus gentiment, et le vent continuant à être mon allié, je m’approche un peu plus car je lis comme une invitation sur ses lèvres…


Jack Rackham.

Photo : Sandra Bullock.