
Un voyage en mer qui avait mal tourné, une chaloupe jetée
face au vent qui s’était retournée, et une île presque flottante dont j’avais
attrapé un courant par miracle…
Epuisé par l’effort, je m’endormais sur le sable. Le vent
caressait ma nudité et je sentais les feuilles mouillantes qui frôlaient mon
ardeur. Je me réveillais soudainement pour regarder aux alentours mais personne
sur le rivage. Mes habits avaient réellement pris la tangente entre deux vagues
mais ça me rappelait des vacances dans un camp de naturistes des Caraïbes, et j’attendais
la donzelle en cueillant quelques baies ou fruits rouges sauvages.
Un « Youhou » coupa ma cueillette improvisée et
les bras pleins de fruits, j’osais un signe du regard comme essayant de
communiquer à l’ancienne. Mon sabre essayait de m’aider et fit signe à son
tour. Deux belles s’approchèrent de moi et je remarquais leurs années tapantes
tout en ayant un beau regard, de ceux qui sollicitent pour toutes sortes de jeux
et de passe-temps. C’était bien le service d’accueil que j’attendais, et me
disais que le hasard des vents m’avait poussé vers le bon chemin…
Je ne sentis pas la noix de coco qui vint heurter ma tête,
et me réveillais pour la seconde fois mais cette fois attaché entre trois
palmiers, sous les yeux de trois
donzelles qui m’avaient savamment encordé
pour bien voir mes atours sans que je n’ai de mouvements incontrôlés par elles.
La troisième, quoi que gironde et jolie, était de la même
cuvée et je me disais qu’elles avaient du être oubliées sur cette île depuis
longtemps. Chacune semblait attablée autour de mon corps érectile et excité
comme jamais. Je voyais leurs langues et leurs seins passer pas loin de moi,
mais pas de contact ou même de frôlement, c’était comme le jeu de la goutte d’eau, une envie lancinante jamais
assouvie et une idée fixe qui n’arrivait jamais à se conclure…
Pire, elles se pelotaient entre elles et leurs langues s’entrecroisaient
dans leurs salives, ce qui me rendait encore plus fou…
Des jours entiers passèrent à ces jeux qui avaient fait
monter ma frustration à son extrême. J’en étais même à penser à la Veuve
Sanders ou Madame Willoughby, tout le monde qu’importe mais qu’on assouvisse
mon envie de sexe qui
avait atteint son point
culminant. Elles continuaient à jouer avec moi en s’accroupissant et me
montrant ouvertement ce à quoi je n’aurais jamais droit.
Un beau jour que je dormais encore d’épuisement nerveux,
elles me détachèrent et s’enfuirent à
tout jamais, regardant une dernière fois ces croupes galopantes que j’avais
tant désirées. Pourtant, j’entendis un bruissement de feuilles et arrivant
devant moi, encore dans un état second, une belle femme en tenue d’exploratrice
s’adressa à moi :
« Bonjour ! Je m’appelle Yaëlle et je me suis
égarée sur cette île, je suis vraiment content de vous voir ! »
« Moi aussi… » Songeais-je, un petit sourire en
coin et l’œil ébouriffé…
FIN
Ce texte est dédié à Yaëlle, ma chère amie blogueuse dont voici le lien du blog
http://lianeyaelle.blogspot.fr/