mercredi 23 décembre 2015

MAIA LUNA Le Retour de la petite Sorcière


Hier, j’ai reçu un texte sur ma messagerie, j’en ai encore les doigts qui tremblent…

 « Cela faisait quelques années qu'elle n'avait pas navigué dans ces hautes mers, se souvenait elle encore du chemin ?.. Il y avait fort longtemps qu'au placard elle avait rangé son balai, revendu sa boule de cristal et donné aux mites ses vieux grimoires poussiéreux. Pourquoi ce soudain retour dans le passé ?

Elle fit un atterrissage en douceur sur le pont du bateau qui ne broncha pas. Elle eut un sourire, Jack entretenait toujours aussi bien son navire. Elle retint un instant sa respiration. Jack... Son plus vieil amant, celui qu'elle avait délaissé pour des plus jeunes, des plus fringants ! Sottises et billevesées de sorcière mal dégrossie. Tant pis, elle assumait les choix qu'elle avait fait et était désormais prête à affronter le courroux de son pirate favori. Elle se faufila dans la cabine et se dirigea vers la couchette d’où s'élevait un doux ronflement. Elle tendit l'oreille pour écouter si une deuxième respiration se faisait entendre, ce ne serait pas la première fois, qu'elle arriverait comme un cheveu sur la soupe de Jack. Courage ma Fille, il est temps de faire ton mea-culpa... s'encouragea-t-elle.

Elle s'avança à pattes de velours vers le corps étendu hésitant sur la manière de procéder... Lui sauter dessus comme on aborde un navire, échevelée, écumante et hurlante ? Se faufiler sous la couverture, dévêtue, moite et haletante en baladant ses mains partout, elle n'avait pas oublié ce dont Jack raffolait. Ou le secouer en douceur, lui susurrant son prénom doucement à l'oreille ? 

Elle hésitait tant, qu'elle n'amorça aucun geste vers lui, le respirant simplement, laissant les souvenirs affluer dans son esprit. Leurs parties de jambes endiablées, leurs disputes mémorables, leurs aventures rocambolesques en diable. Elle saisit juste le poignard posé sur la tablette, se coupa une longue mèche de sa tignasse rousse, et l'enroula autour du manche du poignard, rebroussant chemin les larmes aux yeux. 

Plus tard... Elle reviendra plus tard... se faire pardonner.

À Jack... Amis par delà les ans.

Signée Maia Luna. »

Je répondais, fébrile, par un autre texte, plus succinct :

« Je me réveille brusquement, j’ai senti quelque chose, comme une odeur d’encens que je crois reconnaitre…Une de ces senteurs épouvantables mais qui me rappelle quelques-uns des meilleurs moments de me vie de pirate, et notamment ceux passés avec une petite sorcière bien connue de mes aventures et qui me manque terriblement...

Je vois là une mèche de cheveux roux, et je comprends mieux cette atmosphère spéciale qui me trouble. Je l’enroule autour de mon…sabre, riant dans ma barbe de la plaisanterie et jouant avec ses cheveux qui sont doux et me font de l’effet. Je me souviens des jeux auxquels on se prêtait  jadis, où on se donnait tout des heures durant, toujours à se chicaner l’un l’autre tout en étant inséparables… 

Même un balai avait failli y laisser son manche, c’est dire !

Je séchais mes yeux, souriant déjà de nos prochaines retrouvailles et montant vers le ponton désert du Poseidon, je regardais pensif vers l’horizon tapissé d’un soleil levant flamboyant. J’imaginais déjà son air mutin, sa frimousse rousselée et sa peau douce…

J’avais encore du mal à le réaliser mais cette fois, ça y était :

Maia Luna, elle était de RETOUR !!!
 
Signé Jack le Pirate. »


Par Maia Luna et Jack Rackham ♥ ♥  > Sort-Céleri, le Blog de Maia-Luna !

   - Tu as rajeuni, mon Jack, C’est la joie de me revoir ? Hi hi.
- Tu parles…Quand tu tiens sous la mousse mon gouvernail spatio-temporel, je ne réponds plus de rien… ^^

                                         Maia, en plein travail...

dimanche 20 décembre 2015

Blue Velvet

Je m’appelle Jack Rackham et quelquefois, au détour d’une escale ou d’un grain trop fort, je mets en veilleuse mes aventures de pirate pour endosser un autre costume : celui d’un chroniqueur amoureux du Cinéma, me replongeant alors dans mes souvenirs cinéphiles  tout en y mêlant d’autres, plus personnels...

Ce jour là, mon inspiration avait choisi d’évoquer un grand film de David Lynch, celui qui l’avait consacré à mes yeux comme un génie du 7ème art, Blue Velvet. Et ce malgré l’antériorité du majestueux et mystérieux Eléphant Man au « noir et blanc » mythique que je rangerais néanmoins au rayon des films à caractère historique.

Comme beaucoup de films étrangers, son arrivée sur les grands écrans des salles de cinéma françaises était en décalage avec sa sortie originale en Amérique du nord pendant la fin de l’été 1986. Ce 21 janvier 1987, la France accueillit donc Blue Velvet via le Festival du film fantastique à Avoriaz, lui permettant un peu plus tard de rafler le Grand prix du Festival, Lynch faisant la passe de deux avec le précédent Eléphant Man, déjà cité.

Je découvrais donc ce cinéma chirurgical et réaliste mêlé à cette ambiance mystique et ésotérique, suggérée copieusement par une musique envoûtante et omniprésente, en même tant que le héros interprété par Kyle Mac Lachlan trouvait sur son chemin quelques indices l’amenant à venir en pleine nuit frapper à la porte d’une chanteuse de bar, jouée par Isabella Rossellini. Un trio allait se former avec le démoniaque Dennis Hopper, dit Frank Booth dans le rôle d’un gangster sacrément allumé.

En dehors du scénario original que je vous invite à découvrir en regardant le film dans son intégralité, j’ai aimé, entre autres :

La pulpeuse et un poil vulgaire Isabella Rossellini établissant une relation trouble avec tous les autres personnages, donnant une version diabolique de sa féminité ; à contrario de l’angélique et pure Laura Dern, aux pleurs brisant le cœur avec sa bouche en forme de huit...^^

Dennis Hopper et sa fureur de vivre non intériorisée, jouant avec son masque à oxygène tel un revolver et s’opposant aussi avec un Dean Stockwell déjanté et encore plus défoncé que lui. Un grand numéro de karaoké interrompt une grande scène de road movie où tout peut basculer d’un moment à l’autre. Où tout va basculer...

La vision très précise du réalisateur pour des scènes demandant du réalisme et un sens du détail, comme cette scène d’ouverture avec cet homme ayant un infarctus, et qui se touche la nuque en tombant. Entre en scène son chien qui croit que son maître veut jouer avec le jet d’eau et en profite pour boire un coup...

Les choix de couleurs jaune, bleu ou orange, pour les costumes et les cravates. Mais aussi pour les décors intérieurs ou même extérieurs du film, comme s’ils avaient été fraîchement repeints pour l’occasion. Même les fleurs !

Les chansons du film dont celles interprétées par Dorothy Valens aka Isabella Rossellini. Avec mention spéciale pour celle de Roy Orbison « In Dreams », vraiment symbolique de cet hommage évident aux années 60…

Voilà.

J’ai vu ce film à sa sortie durant ses premières semaines de projection. Ce soir-là, Il neigeait sur Aix en Provence et je venais de rencontrer une fille, avec qui j’étais donc allé au cinéma. D'autres choses me préoccupaient sans doute à ce moment-là, mais j’avais bien aimé ce film, et même plus. En fait, je ne tarissais pas d’éloges à son sujet, étant rejointe en ce sens par ma nouvelle amie. Je rangeais cette information dans un coin de ma tête quand quelques mois plus tard, je la demandais en mariage, ravi de partager ma vie avec une personne de goût…^^

Les années ont passé, essuyant parfois tempêtes et bourrasques, signe avant-coureur de ma double vie de  Capitaine, mais la barque a tenu bon et dans quelques jours, nous fêterons encore un nouvel anniversaire de mariage…(Faites le compte !)


Blue Velvet, ce fut vraiment un film porte-bonheur !

Bon anniversaire mon Bibou... 


Jack

PS : Euh…Et tu aimes toujours ce film, ma chérie ? ^^






Clip LANA DEL REY d'après Blue Velvet.

lundi 14 décembre 2015

Capitaine Achab



L’homme est  presque élégant et son collier de barbe lui donne le charme des aventuriers modernes même si son œil noir recèle le secret des grands destins, de ceux qui n’ont profité d’aucun privilège, et dont la seule force de caractère a suffi pour avancer dans ses conquêtes et vers sa gloire.

Achab serre les dents et son rictus effraye l’équipage, redoutant sa morgue et son courroux. 

Ils sont habitués à ses sautes d’humeurs, malgré la bonne pêche, le temps clément et les milliers de tonneaux d’huile déjà extraits et stockés dans la soute,  prêts à être vendus au premier port venu et au plus offrant. Mais la fortune ne suffit pas au capitaine et guettant le ciel et les oiseaux, il cherche une vigie imaginaire ou alors le signe d’une présence, d’un souffle bouillonnant des eaux dont le dos serait immaculé de blanc…

Mais non. Il refait un tour sur lui-même et ronchonne quelques mots en mastiquant du tabac qui finira par-dessus la rambarde, bardant au passage quelque mouette malchanceuse.

Il descend de guingois dans sa cabine, sonnant un tocsin de bois qui l’annonce à ceux du quart qui finissent leur nuit, déjeunant encore dans les cuisines. Un regard panoramique les fusille sur place puis il pousse la porte pour retrouver sa solitude, le seul compagnon qu’il apprécie en ce bas monde. Mais souvent les apparences ne sont pas celles qu’on croit…

- C’est toi Achab ?

- Qui veux-tu que ce soit ? Personne ne sait que tu es là, Rachel. 

- Viens me réchauffer. Ces chasses à la baleine sont interminables et je commence à tourner en rond dans cette cabine.

L’homme s’approche de la femme mûre mais encore belle qui attend quelque chose de son compagnon. Il sourit un peu mais reprend vite son rôle que son équipage connait bien, celui d’un bougon colérique et fou, obnubilé par une baleine blanche qui lui a mangé une jambe, jadis. 
Les draps s’agitent et semblent habités par des montagnes russes, libérant d’un coup les énergies positives d’un capitaine de roman qui redevient, le temps d’un rêve, un homme libre…


La cabine d’un autre capitaine s’éveille au même instant, donnant écho sans le savoir à d’autres ébats. Un coup de tête dans une poutrelle fait tomber son tricorne et une belle moussaillonne, ayant fait escale en tenue de polissonne, harangue son étalon.

- Jack ! Tu me racontes des blagues, « Moby dick » ne s’est pas du tout passé comme ça. Achab n’était pas marié !

- Ah, qui sait ? C’est un roman de Melville, dis-je en me frottant la tête et grimaçant, on peut broder un peu pour raconter une belle histoire qui finisse bien !

- Pour broder, tu joues drôlement bien le Capitaine Achab, la belle souriant et roulant des yeux vers son ami comme partageant là avec lui, un secret, une confidence…



Quelle jambe de bois ? 

 Jack Rackham ^^


lundi 7 décembre 2015

Les Toilettes étaient fermées de l'intérieur



De temps en temps sur mon blog pirate, je fais un petit voyage dans le temps où non seulement je quitte le monde de la piraterie mais aussi celui de mon enveloppe actuelle, et je redeviens un jeune bambin à la peau lisse et dénué de tout vice. Quoi que… Je m’appelle alors Le Petit Rackham- dit Racame- et je retrouve comme d’habitude mes copines Orfénique et Maia Luna qui ont alors le même âge que moi…

On avait commencé une partie de cache-cache pendant la récré et sans le vouloir, nous nous étions retrouvés enfermés dans les cabinets. On avait laissé passer l’heure, et plus personne ne nous retrouverait avant demain, j’en avais bien peur. C’était un endroit sombre et puant comme dans un épisode de X-files (où même les portables cellulaires les plus sophistiqués ne passaient pas). 

- Tu es là, Orfénique ? Et toi Maia ?
- Oui
- Oui
- Remarquez, ça aurait pu être un piège…et si je n’étais pas Racame, hein ?
- Ahaaaa !!!...
- Ahaaaa !!!...Hi hi !
- Mais non, je rigoulais ! C’est moa… (Elles sont bêtes ces filles^^)
- Mais non mon cher Racame, je ne suis pas tombée dans le panneau. C’est Maia qui a crié, moi j’ai fait semblant ! Hi hi !
- C’est pas malin, z’aurais pu avoir un arrêt cardiaque !(Maia se met toujours à zozoter dans ces aventures)
- Bon, on ne voit rien ici. J’ai oublié mon briquet pour les pétards, dans ma trousse à Malabars…mais il doit bien y avoir un interrupteur par là, je vais le trouver, foi de Racame !
- Un livre de poésie, ça ne sert pas à ouvrir les portes mais à appeler à l’aide un pion que j’ai envouté par mes rimes incendiaires, lui allumant le cœur pour qu’il ne m’oublie jamais ! (et montré mes tétés sur Skype mais chut !)
- Z’êtes des balourds, Orfénique et Racame. Ze vais appeler mon dragon magique qui va défoncer cette porte avec un coup de queue qui rendra zaloux tous les pirates du monde ! (ding ! clin d’œil) 

Chacun plongé dans son plan de délivrance, on entend dans le noir effleurements, poèmes et incantations "maziques" mais rien ne se passe. Une petite voix intérieure les apaise pourtant et leur dit que s’ils restent ensemble et unis, rien ne pourra les empêcher d’y arriver, qu’ils seront bientôt délivrés du noir qui les effraye tant...

Puis la magie de l’amitié, l’instinct de survie, la malice des enfants et la complémentarité de leurs forces, fait que Racame prend Orfénique par la main et la hisse en tirant la langue au dessus de ses épaules, pendant que Maia grimpe sur son côté agile comme Peter Pan, arrivant jusqu’à Orfée qui lui pousse les fesses pour atteindre enfin l’entrebâillement de la porte des cabinets !

Maia lançant alors un grand : A L’AIIIIIIIIDE !!!!! 

Ils sont sauvés…

Ils sont délivrés par le concierge qui tourne la grosse clé noire « J’avais oublié mes outils quand j’ai entendu un hurlement horrible » et se congratulent chaleureusement comme des frères d’armes. Ils ont du mal à se dire au revoir et à se quitter, mais ils savent qu’ils se reverront demain à l'école.

Ils ont vécu une chose extraordinaire, qui les unira pour toujours, du moins jusqu’à ce qu’ils grandissent et deviennent des adultes.

Mais ça, c’est une autre histoire…qui leur arrivera un jour !

Jack Rackham

jeudi 3 décembre 2015

L'Homme de la Pampa



J’avais troqué mon vieux tricorne attaché aux histoires multiples de mes conquêtes contre un casque colonial neuf et un nouveau costume d’oncle d’une nièce riche héritière, ayant un besoin express de ma protection. J’avais pris mon rôle au sérieux et un air le plus renfrogné possible, histoire de mettre de la distance avec les inopportuns et les casse-couilles. Pour les malfaisants, je m’y connaissais déjà un peu  et savais m’y prendre à force grands coups de pied là où je pense…

Une nièce tombée du ciel, ça ne s’invente pas mais pourtant elle était là, telle une oie blonde et blanche, répondant au doux nom de Patricia. Pas celle de mes turpitudes littéraires avec les grands singes des montagnes, non, mais une plus jeune débarquée directement dans ma vie via un tonton mexicain dont j’avais pris l’identité fortuitement et spontanément. 

Elle était là, toute guillerette et bavarde, s’étonnant de tout et de rien, sautillant d’une conversation à l’autre et échangeant avec un autre spécimen tout aussi tartignole, un certain Antoine. Les deux faisaient la paire et échangeaient sur les grands sujets du monde, du Pourquoi on n’est pas tous égaux à La trompe des éléphants ne sert pas à ce qu’on croit ! 

M’interpelant à tout bout de champ, j’essayais de garder mon calme et de répondre le mieux possible  à leur ignorance.

- L’oncle ! (C’était mon nouveau nom de baptême) Vous ne vous rendez pas compte quand on vit à l’autre bout du monde, on ne sait pas ce que c’est de vivre loin de Paris, et même à Montargis !

- Montauban, c’est pas mal aussi. J’ai bien connu la rue des Mimosas, à Paris y’en avait pas !

Commençant à trépigner intérieurement, je proposais d’aller s’enfiler quelques petits verres de gnôle dans la cuisine, accompagné par quelques tontons pour pas être seul avec les deux zozos dans le costume étroit de cet oncle incarné…

Ça me rappelait quelques scènes de vieux films avec des gangsters, remplis de bruits de pistolets silencieux –bup bup – tirant dans tous les sens. Les petits verres passaient de main en main avec cérémonie et délicatesse, chacun ajoutant une anecdote sur une fille qu’il avait connue ou prêtant  un goût particulier et imagé à l’élixir.

Malgré les effets fortifiants du breuvage, je me rendais compte que je préférais mes habits de pirate et supportant une dernière fois la philosophie bas de caisse du petit ami de la donzelle, je lançais une tirade venant du diable vauvert et me rappelant quel que chose :
 « Patricia, mon petit... je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu ! »

D'où le titre...

*

Les Tontons flingueurs  (Lautner 1963) est le troisième film tiré du roman d’Albert Simonin « Grisbi or not Grisbi » après Touchez pas au Grisbi (Becker 1953) et Le Cave se Rebiffe (Grangier 1961). Des deux derniers dialogués par Michel Audiard, les TONTONS FLINGUEURS restera un film culte autant pour les scènes d’acteurs populaires tels Lino Ventura ou Bernard Blier que les dialogues ciselés dans l’argot parisien, tels :

« Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix ! Il chante et puis crac, un bourre-pif ! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. Je vais lui faire une ordonnance, et une sévère… J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle2. Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile ! »

« Mais y connaît pas Raoul ce mec ! Y va avoir un réveil pénible... J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu'le sang coule... Mais maintenant c'est fini... je vais le travailler en férocité... le faire marcher à coups de latte... À ma pogne je veux le voir... Et je vous promets qu'il demandera pardon !... Et au garde-à-vous ! »1

« Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. »

Et dans la scène de la cuisine :

« Tiens, vous avez sorti le vitriol ?»
« Il date du Mexicain, du temps des grandes heures »
« Seulement, on a dû arrêter la fabrication, il y a des clients qui devenaient aveugles »
« Ah, il faut reconnaître, c'est du brutal ! »
« J'ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner ».

Et tant d’autres répliques dites par les tontons flingueurs qu’étaient Lino VENTURA, Bernard BLIER, Francis BLANCHE, Robert DALBAN, Jean LEFEBVRE, Horst FRANK et Venantino VENANTINI.Et bien sûr Claude RICH, dans le rôle d'Antoine...et Sabine SINJEN faisant Patricia! ^^



  Dessin/Illus : Moëbius.