Il était une fois une andalouse que j’avais rencontré sur le
ponton d’un ami. Cherchant une mercerie sur le port que jamais elle ne trouva, la compagnie d’un Capitaine lui avait plu. J’aimais aussi sa robe
rouge et les senteurs aimables de son décolleté me rappelaient des îles inconnues
qu’on marque sur la carte se promettant d’y venir un jour…
Justement, la belle Josépha se morfondait d’un amour d’enfance
parti loin au-delà des mers et qu’elle avait retrouvé un jour de foire à la
Capitale d’un carrefour d'archipels. Elle l’avait perdu ensuite car il ne pouvait
renoncer à sa vie et la famille qu’il avait fondé au fin fond d’un autre monde.
Son histoire me toucha le cœur et je lui promettais de l’aider du mieux que je
pus, joignant vite mon ami le Magicien, en demande d’un onguent réparateur ou d’un
sortilège défiant la mémoire et le temps.
Ceci fait, j’invitais Josépha à grimper avec moi dans mon
hamac spatio-temporel et la saupoudrais d’une herbe magique sentant bon la Provence
et quelques autres senteurs aux vertus enchanteresses. Je combinais avec un
autre tour de mon ami prestidigitateur, recommandé pour la réalisation des
souhaits les plus fous. Josépha se retournait de temps en temps sentant la
force de mon amitié et ferma les yeux en s’abandonnant toute entière…
Le charme opéra enfin et elle partit en un tourbillon magique
qui la fit voyager dans le temps et la ramena à l’aube de sa vie pour y
retrouver l’élu de son cœur. Cette fois-ci elle ne le lâcha plus et réalisa son
rêve, abandonnant sans le savoir d’autres amours et d’autres vies.
Comme quoi, quand on le souhaite très fort et quand on
rencontre aussi le destin via un Capitaine, on arrive toujours à ses fins…
Et quelquefois, les yeux en l’air, comme remerciant le ciel,
son nouveau mari et ses cinq enfants, elle chantonne un air lancinant qui dit :
Siempre que te pregunto
Que, cuándo, cómo y dónde
Tú siempre me respondes
Quizás, quizás, quizás
Y así pasan los días
Y yo, desesperando
Y tú, tú contestando
Quizás, quizás, quizás
Estás perdiendo el tiempo
Pensando, pensando
Por lo que más tú quieras
¿Hasta cuándo? ¿Hasta cuándo?
Y así pasan los días
Y yo, desesperando
Y tú, tú contestando
Quizás, quizás, quizás
Estás perdiendo el tiempo
Pensando, pensando
Por lo que más tú quieras
¿Hasta cuándo? ¿Hasta cuándo?
Y así pasan los días
Y yo, desesperando
Y tú, tú contestando
Quizás, quizás, quizás...
Besos Josépha ♥
Jack
Photo du haut : "Carmen" ElzBieta Brozek (Lien tableau )
Photo du bas : Toile Annick Bouvattier.
Model: Triin @ Urban Model Management Music: Sara Montiel
Il y a des histoires qu’on invente et celles où on exagère
un peu. Et puis il y a celles où les mots sont insuffisants à reproduire la
réalité tant l’émotion est indescriptible et la passion hors du commun.
Nous filions ce jour-là, à bord d’une goélette de commerce
afin d’assurer une livraison d’étoffes pour une riche marchande de Madagascar.
Le Capitaine Longfellows profitait toujours de ces voyages mercantiles pour transporter
quelque connaissance et assouvir ses appétits sexuels maritimes. La vie à bord
résonnait donc des ébats du Capitaine et de la petite Aurélie quand nous fûmes
abordés de mains de pirates au beau milieu de l’Océan Indien, passant au dessus
de Sainte Clotilde, ville portuaire d’une île de la région…
Un grand Capitaine à la barbe rousse et au sabre sanguinaire
décréta sien le contenu de la goélette, âmes comprises. « Barbe-rouge, le
priapique » était son surnom. Etait-ce le sourire de la petite copine du
commandant mais il sembla décontracter son cœur et il lui fit visiter sa cabine
au lit à baldaquin. Les crissements du bois d’une longue journée d’attente nous
racontèrent leurs coïts et leurs jouissances, du moins pensais-je qu’ils
avaient fait copains, mais torturant Longfellows dont nous dûmes enduire de cire
les pavillons auditifs pour soulager son orgueil et sa jalousie. Tel n’aurait
pas fait Ulysse, mais chacun son destin.
Au bout de quelques semaines, la vie de l’équipage
prisonnier s’était fondue dans celle des pirates en guise de domestiques, et
nous pouvions aller et venir sans se faire remarquer. Ce qui me permit d’assister,
de hublots en écoutilles à quelques épisodes érotiques de nos amants. Barbe-rouge
et Aurélie étaient inséparables et la prisonnière semblait se donner bien du
mal à assouvir tous les désirs de son hôte. Un peu pour l’empêcher d’exterminer
sur un coup de tête tous ses otages mais aussi par passion et vice, car elle
était bien plus qu’une courtisane, une marquise de l’amour, une pécheresse de l’Eden,
une libertine de Cancun…
S’offrant au pirate priapique qui méritait bien son nom,
elle s’ouvrait telle une huître exorbitant les yeux du matador de la mer,
invitant ses gros doigts l’engainant et l’avalant ; farfouillant ses
endroits les plus goûteux, elle devenait son addiction et il tomba sous les
feux de l’amour, ceux d’Aurélie la gourmande, qui fit de lui un gâteau qu’elle
mangea bout par bout jusqu’à le digérer en entier et l’absorber définitivement.
Un mois avait passé depuis la prise du navire école, et Barbe-rouge
était tombé amoureux pour de bon de notre voyageuse. Longfellows lui, s’était fait
une raison et voyait là un moyen de recouvrer la liberté prochainement. Quand
Aurélie, un peu coquine, se mit en tête de s’amuser de son pouvoir sur le
Pirate et se mit à le faire souffrir, comme profitant d’un sortilège de
sorcière, ne pouvant s’empêcher entre mille plaisirs de l’amour, de tester son
amour-propre autant qu’elle le put…
Les hommes de l’équipage l’aimèrent un à un pour tester son
pouvoir et Barbe-rouge si amoureux lui pardonna n’importe laquelle de ces
extravagances. Même la nuit où je partageais la couche d’Aurélie sous les yeux
même du priapique pirate…Ma langue était effilée comme celle d’un lézard des
montagnes et il me semblait d’avoir un tentacule des mers qui allait exploser
devant moi. La belle savait alors éteindre le feu qui me brûlait et sa gorge
rafraichissante apaisait mon désir jusqu’à éteindre sa propre soif. Sa salive
gainant mon corps de sa passion comme un bonbon au miel, je croisais les yeux
fatigués de Barbe-rouge, profitant du corps d’Aurélie autant que je le pus jusqu’au petit matin.
Comme attendu, le pirate rouge se lassa et même se laissa
aller. Nous fumes un jour abordés par un autre vaisseau pirate qui nous libéra
dans la foulée et emporta Aurélie pour tout butin. Laissant là Barbe-Rouge et
ses hommes à leur dépression…Peyrac le pirate avait conquis le cœur de notre Aurélie
qui tomba en amour devant sa balafre virile. On dit qu’ils vécurent un amour
sans nom et milles aventures.
Mais ça, c’est une autre histoire…
Voilà Aurélie, quelques amours imaginaires ou prémonitoires
qui sait…
Besos ♥
Photos avec Michèle Mercier (et Robert Hossein, la 2ème). Extraites de la série Cinéma "Angélique, Marquise des Anges" 5 films de 1964 à 1968. (Et avec Jean Rochefort, Giuliano Gemma)
Ce jour-là, le vent caressait le duvet hirsute de mes bras
et mon corps buriné se réchauffait au soleil du midi. Un voyage en Provence m’avait
conduit jusqu’à la cabine portuaire d’un commerçant américain expatrié et ce
fut un coup de foudre qui m’attendit.
J’avais commandé un de ses hamburgers à la sauce blanche au
comptoir du bastringue et je vis une belle créature s’avancer vers moi, portant
sur son plateau ma nourriture et dans son déhanché et son port de tête, le
dîner d’une autre sorte d’exaltation comestible et mes espoirs les plus fous…Un
petit félin l’accompagnait, suivant tous ces mouvements et qui répondait au
doux nom de Zaza.
Imaginant déjà avec cette femme les coïts les plus torrides
d’une liaison, je lui proposais de s’assoir pour partager mon sandwich, faisant
loucher mon tricorne sur ses seins énormes et sa langue léchant la sauce
dégoulinant de sa morsure d’affamée. Son appétit de femelle morfale annonçait en
prédiction les nuits blanches de nos ébats où nous partageâmes des milliers de
succions et pénétrations, témoignages de nos désirs et notre passion.
Le temps n’eut plus cours sur mon île et ma goélette et ce
furent de longues années d’étreintes et de jouissances qui nous unirent et nous
rassasièrent comme des ogres de l’amour. J’aimais plonger ma tête dans son
duvet pubien où je perdais ma langue et mon âme, même si je faisais attention à
certain maléfice qui m’avait joué un tour avec une épicière. Victoria fut mon
seul amour durant le temps arrêté de ma vie, et même quand nous ne nous
mangions pas de toutes nos dents et nos forces, nous rêvions l’un de l’autre
pour continuer nos repas érotiques pendant notre sommeil. Son minou nous regardait
souvent en balançant sa queue, Victoria
était belle de ses formes rondes enrobées de sa peau cuivrée, et ses traits
vénusiens n’en donnaient que plus de vice à tous nos ébats sans tabous...
Un jour pourtant, ma langue inquisitrice alla trop loin dans
son plaisir et Victoria disparut dans une autre dimension où je ne la retrouvais
jamais. Je noyais mon chagrin dans une suite éperdue de voyages à sa recherche,
ne gardant de son souvenir qu’un petit animal de compagnie que je peux encore caresser
à foison de mes doigts de pirate abandonné, en pensant à elle …
Miaou ?
Voilà, premier texte publié de mes amours de moussaillonnes,
promis l’autre jour. Victoria a ouvert le bal, besos à elle ♥A suivre…
« Genèse de Jack Rackham et la création de son monde
pirate : Il fut créé en six jours à partir du 11 avril 2009 et le septième fut consacré à boire du
rhum…
Premier Jour : Jack créa la mer, interminable et pleine
de requins. Il inventa aussi les bateaux de commerce et les canons. Ce qui fit
qu’on connu les trois huit des abordages et beaucoup de butins furent conquis.
Deuxième Jour : Jack créa le ciel et les mouettes, et
beaucoup de nuages aussi, car il y avait déjà beaucoup d’anglais qui faisaient
le five o’clock.
Troisième Jour : Pour trouver quai et repos, Jack créa
la terre continentale et des îles. Il lança des graines par-dessus son épaule
et ce furent palmiers, plantes et arbres. La plus belle des îles fut nommée Ile
du Crâne et les premiers pirates y vinrent poser pénates et écrire leurs
histoires des mers…
- Capitaine ! C’est pour ça que vous tenez un journal et
racontez nos histoires. Ce troisième jour fut important pour la création des
pirates !
- Tu l’as dit Bosco. Ce troisième jour, je me suis trompé et j’ai
créé par erreur la femme. Ce devait être le sixième jour, mais une petite
beuverie mal digérée et tout part de travers. N’empêche, c’est la création dont
je suis le plus fier et chaque jour je bénis le rhum de mon erreur car on gagna
trois jours sur la création de notre univers et il n’y a pas de petit profit,
mon ami… »
Et chaque jour qui a passé depuis ce 11 avril, Jack n’a
eu de cesse de rendre hommage à la beauté féminine, son intelligence et son
parfum. Rendant hommage à chacune des moussaillonnes
croisées sur les ponts et les mers, sa plume a brodé mille éloges et son sabre
honoré du mieux qu’il put leurs croupes et leurs peaux de satin.
Trois ans déjà que ce blog vous accueille en son saint, Jack
le Pirate continuera longtemps encore à voguer sur les flux Internet, entre
deux mers et quatre vents, pour raconter à ses plus fidèles lecteurs ses amours imaginaires, ou presque…
Besos ♥
Jack
*
Pas de tags ou de demandes de textes cette
fois, c’est moi qui vais écrire vos idées d’aventures ou d’autres que vous n’avez
jamais oser écrire…Allez-y, demandez-moi et je raconterais pour vous, ici même,
vos amours imaginaires. Chiche !
Quelques liens 3 ème Anniversaire :
Lien de la création du blog 11 avril 2009 : Bonjour
Ancêtre des films de piraterie et d’aventures sur les mers,
Capitaine Blood est une icône des débuts du Cinéma parlant. Michael Curtiz n’a
pas encore réalisé Robin des Bois avec son héros-titre Capitaine Blood alias Errol flynn, et Casablanca avec Bogart et Ingrid Bergman,
deux chefs d’œuvre. Et Olivia de Havilland n’a pas connu Scarlett et Butler
dans autant en emporte le Vent pour l’éternité.
Capitaine Blood est l’histoire d’un gentilhomme médecin
(Blood) qui bascule bon gré malgré dans l’aventure maritime. Devenu esclave de
la fille d’un riche planteur, Arabella (O. De Havilland), il y acquiert
notoriété et estime grâce à son savoir-faire médical et aussi en flirtant avec
sa maitresse. Profitant des circonstances, il s’enfuit sur les mers avec un
navire volé et devient un pirate. Il rencontre
ensuite un autre hors-la-loi, Levasseur(B.Rathbone), qui fortuitement capture la belle Arabella. Blood défie Levasseur pour
lui ravir sa bien-aimée et son butin, et le tue.
Tout finit avec une grande bataille et les épousailles des
tourtereaux, le mariage amnistiant le Capitaine Blood de tous ses méfaits !
Errol Flynn (1909-1959) acquit la reconnaissance grâce à ce
rôle et il y déployait ses ailes de grand romantique et d’alcoolique notoire
sur tous les plateaux de cinéma ! Il tourna encore avec Michael Curtiz pour La
Charge de la Brigade Légère en 1936, et aussi Robin des bois (1938), l’Aigle des
Mers et la Piste de Santa-Fe (1940) où il retrouve Olivia de Havilland.
Perso, j’aime aussi Errol dans Gentleman Jim
(1942-Walsh), et Kim (1950-Saville). Et
son dernier film fut Les Racines du Ciel (1958) de John Huston !
Le trailer de Capitaine Blood ci-dessousen bonus pour vous donner envie de le voir !
Depuis la nuit des temps et la création des Dieux et des
Saints, il n’est pas une île au monde
qui n’ait une fête rituelle durant laquelle ses adorateurs ou prêcheurs font
sentence de sa commémoration par la pratique symbolisant ce saint ou ce Dieu.
Justement, l’île du Crâne était en ébullition car j’avais
décrété en cette année de grâce la fête de ce saint qui avait les suffrages de
tous mes matelots : La Saint Hercule !
Saint honorant le patronyme du plus grand des guerriers au-delà
des mers de la Grèce antique et protégé
des Dieux, Hercule était le symbole de nos nuits de gaudriole sur la goélette
et le nom même du Poséidon faisait allusion à cette aventure des Argonautes et
le rôle d’Hercule dans le réveil de ces géants de fer pourchassant les
visiteurs sacrilèges de l’île de Talos.
Bref, les belles de l’île étaient arrivées, voulant s’offrir
en l’honneur de ce saint et s’apprêtant à donner de leur personne, pour le plus grand bonheur de Bosco surtout qui s’en régalait d’avance et se frottait les mains
encore et encore.
Maia était bien là, suivie d’Orfeenix, Rosée du matin
Aurélie et enfin Victoria.
Les canons tonnèrent pour lancer le signal de départ et la
nuit battit son plein pour fêter ce saint Hercule. Les mats vibraient sous les
coups des bretteurs et les croupes pointèrent longtemps vers le ciel des
Caraïbes. Le rhum coulait à flot pour revigorer ces amants de la lune et tels
des locomotives endiablées, les pistons coulissèrent dans les antres maitresses
vidant des trésors de bourse pour rafraîchir les pensées profondes des
demoiselles.
Maia partit au petit matin, d’une démarche chaloupée qui lui
donnait encore plus de grâce même si une douleur lancinante remontait jusqu’à
son cou l’empêchant néanmoins de penser à son amour propre. Rosée arborait un
petit sourire, car elle avait fait connaissance d’un vieux copain d’école perdu
de vue, promettant de se voir dans d’autres circonstances. Aurélie avait un
petit creux, ce qui n’était pas étonnant vu les assauts de ses amants, hum
…Victoria elle, avait fait un classement des messieurs, munie d’un pied à
coulisse et n’avait accepté que les gros spécimens !
Orfeenix resta la nuit dans ma cabine, on joua au flipper et
nous eûmes même des parties gratuites. J’aimais la tenir comme ça et la prendre
en donnant de grands coups de rein, que même je fis tilt plusieurs fois…Des
fourchettes, des gamelles et des retournés, toute la panoplie y passa pendant
cette Saint Hercule. Je crois qu’elle a bien aimé et de toutes façons dans ces
soirées, il vaut mieux avoir affaire au bon dieu qu’à ses saints… ^^
*
C’est un petit clin d’œil du temps des Nuls sur Canal +.
Faruggia présentait une fausse météo et finissait toujours en évoquant un saint connu
dont mon préféré était Saint Hercule (de loin, devant Ste Thérèse) , « Celui
qui rit quand on l’en… ». Hi hi !