Il y a des photos comme ça
qui vous rappellent des souvenirs. Un premier rendez-vous, des vacances à la
mer, un repas de famille, une grand-mère disparue, une voiture qu’on aimait, un
moment unique ou non de sa vie quotidienne qui témoigne du temps qui a passé…
Les vieux Capitaines ont les
mêmes passe-temps. Ils ont bourlingué dans les mêmes lieux, peut-être n’ont-ils
pas eu le même comportement que vous, l’esprit s’échauffe plus vite quand on a
un sabre bien aiguisé, mais les souvenirs sont bien là, communs et immuables.
Pour une visite chez un
commerçant, c’est pareil. On a refait le trajet plusieurs fois, on a le temps
de se répéter ce qu’on veut et on imagine secrètement une aventure peu
ordinaire et inattendue. La boulangerie est le principal lieu de débauche, tant
illustré par un film de Pagnol aux accents moralisateurs. Comme si l’endroit se
prêtait particulièrement à l’adultère ou aux galipettes sauvages. Mais non…
La pharmacie allait bien tout autant aux polissonneries de passage, voire même aux rendez-vous répétés. Comme des running-gags étalés sur les prescriptions médicales mensuelles ou trimestrielles. Des regards enfouis par des corsages énigmatiques ou des frôlements ambigus d’encouragements.
Il y avait aussi les joies
de l’éducation Nationale et ses représentants, ces conseils de parents d’élève
s’éternisant par des conseils hautement privés, les épiceries de village et
leur rideau de fer tardif, jetant un voile de discrétion pudique aux échanges
alimentaires, et les réunions de Mairie aux apéritifs festifs et chaleureux…
Souvenirs de ces mutines
donnant un peu de bonheur aux âmes errantes un soir d’été ou un jour de
promenade, pour une baguette, une aspirine, une question qui taraude ou une
libido qui chatouille…
Besos♥
"Tu vas où, Jack ?
Je vais chercher le pain..."
Photos : Marie-Hélène Breillat/ Anna Galiéna/ Christina Hendrickx.




Ah et la fameuse réplique" garce , salope, et ce pauvre Pompon? " ! J'ai toujours adoré ce film, le retour honteux, mais la bigote culpabilisante se fait moucher par l'instituteur et révèle ses frustrations. Je crois quand même que le tort du cocu n'était pas d'être laid mais d'être assez bête. Si une petite rousse attirée par un beau pirate plutôt spirituel a fauté un soir au clair de lune et s'en repend (un peu), je suis sûre que le ciel lui pardonne. Mais ce n'était pas moi. Toujours Orfeenix.
RépondreSupprimerTu as bien compris l'idée de ce texte, je n'en attendais pas moins de ta part ♥ (N'empêche, petite rousse ou blonde, ça me va bien quand je vais chercher le pain (ou autre) ♥ Besos ma belle Orfeenix ^^
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