
Le temps était au sec et promettait une belle après-midi qui
ensoleillerait l’atelier. Pourtant l’artiste avait presque fini son œuvre et se
demandait ce qu’il ferait ensuite. L’odeur de térébenthine embaumait la pièce
avec délice et pénétrait chaque interstice de bois comme une amie.
L’ombrelle posée sur le radiateur se payait une glace à la
vanille et la fille s’impatientait du temps de latence assez long qu’avait pris
l’artiste. Elle pensait à quelque chose comme un thé ou une friandise et elle lui
posa une question, franche, directe.
La fumée commençait à se répandre comme une insinuation et
le peintre demanda :
« Ce que je voudrais ? »