Elle a atterri un jour sur mon ponton, telle une mouette aux
ailes blanches glissant sur le plancher givré de nos conversations, brodant des
accents de chatte miaulant sur un toit brûlant…Nos feux de croisements allumaient
nos goûts en Cinéma et ce fut une ronde de pellicules défilant sur l’écran noir
de nos vies ! La belle dégageait une belle assurance qui me plut, et mon
tricorne avait du détourner son regard de son quotidien aux accents crépusculaires...
Nous prîmes l’habitude d’échanger nos mots et nos tourments,
balançant sur un pont ensoleillé nos balles, comme dans une partie de squash
interminable où personne ne désirait vraiment gagner la partie, préférant jouer
encore et encore jusqu’à la fin des temps. Ses yeux en amande ébouriffèrent
aussi mon sourire de pirate et voguant d’île en île, nous eûmes idée de prolonger
le lien en jetant une ancre à nos rêves.
Tel un chapiteau de Cinéma, quelques pierres commencèrent la
bâtisse que nous agrémentions à souhait de jour en jour. Histoires de quatre
chemins et billets à quatre mains, pelletées de dessins et bulles en quatrain,
conversations universelles et projets de demain, autant de pelletées de terre qui
cimentent cette maison de nos projets et nos rêves...
Parfois métamorphosés en personnages imaginaires, on partage
quelques pâtes en frétillant les oreilles, engloutissant bout à bout un
spaghetti géant jusqu’à ce que ce que se frôlent nos truffes en guise de pacte
à nos aspirations !
Besos à la Belle qui lira ce billet…
Jack





