mardi 19 juillet 2016

Le Magicien d'Oz



Dans l’univers du temps qui passe, il y a quelques planètes où vivent des êtres qui entre les courses de goélettes habitées et les vols de mouettes, ont inventé l’art du cinéma. Quelques pellicules et bobines avant l’heure du numérique, les séquences se sont fixées pour raconter des aventures réelles ou imaginaires,  l’été caniculaire donnant illusion du temps arrêté propice aux rêves ainsi immortalisés.

Le Magicien d’Oz est venu un jour sur le pont d’un Capitaine, premier grand film d’un chapelet de perles vivantes. L’histoire d’un petit chien Toto qui sans le vouloir va entrainer sa jeune maîtresse dans un tourbillon de péripéties...

Dorothy Carter vit dans le Kansas chez sa tante Olympe et son oncle Henry qui travaillent à la ferme. La vie est déjà difficile, même s’ils sont aidés par trois ouvriers agricoles, mais c’est sans compter sur la méchante et riche voisine Miss Gale (Attention, ce sont les noms de la version française) qui veut emprisonner Toto et les tornades qui compliquent leur quotidien. La jeune fille se sentant mal comprise s’enfuit avec son chien et rencontre sur la route le professeur Marvel, un saltimbanque magicien qui la persuade bientôt de rentrer à la maison. Sur le chemin du retour, il y a malheureusement une tornade qui empêche les retrouvailles avec les gens de la ferme, enfermés dans une cave prévue à cet effet. C’est là que rentrant se protéger dans la maison, Dorothy reçoit une fenêtre sur la tête et se met à rêver. La maison est emportée dans les tourbillons et elle y croise plein de choses dont la satanique Miss Gale qui prend soudain l’apparence d’une sorcière sur son balai et pousse un cri, partant en trombe vers le ciel. Puis la maison commence à redescendre en piquet et on craint le pire pour la jeune fille. Mais l’atterrissage a réussi et Dorothy ouvre alors la porte sur un autre monde…
 
Aparté : Jusque là on était en bichromie ocre (ou noir et blanc) et le film passe en couleurs, ce qui rend la séquence encore plus extraordinaire. Puis on va découvrir plus loin que tous les personnages du film vont apparaitre sous une autre tunique, à commencer par la sorcière de l’Ouest, transfiguration de miss Gale avec une peau verte horrible. A noter que tous ces éléments du scénario ne font pas partie du livre original éponyme adapté de L. Frank Baum, finalement assez banal.

Dorothy rencontre Linda la fée qui arrive dans une bulle volante et lui explique son rôle.  Et que sa maison a tué la sorcière de l’Est (dont elle héritera des souliers magiques un peu plus loin) en s’écrasant. Elle fait connaissance d’un petit peuple (les Microsiens) puis se confronte avec la sorcière de l’Ouest, sœur de celle de l’Est. Qui s’en va dans un tourbillon de fumée et d’éclairs, menaçante de représailles terribles. Mais Dorothy doit suivre son chemin pour retrouver son pays via le Magicien d’Oz, le fameux chemin de « briques jaunes », sous l’ovation conjointe de tous les Microsiens.

Sur la route, elle rencontre successivement l’Homme de paille, l’Homme de fer puis le Lion, ressemblant étrangement aux trois valets de ferme du Kansas. C’est ainsi que les 4 amis accompagnés toujours du chien toto vivront de palpitantes aventures semées d’embûches dues à la vilaine sorcière de l’Ouest dont il leur faudra récupérer le fameux manche à balai pour espérer que le Magicien exauce leurs vœux les plus chers et que Dorothy retrouve le chemin de sa maison et sa famille…

Vous laissant le soin de découvrir par vous-même le film original et complet ainsi que la fin, ce qui est bien naturel pour un amateur aguerri de cinéma !

Bon film ♥

*
 Ce film (une comédie musicale pour enfants)
de 98 minutes sorti en 1939 par la Metro-Goldwyn-Mayer ne fut pas simple à réaliser, ayant vu passer successivement Richard Thorpe, George Cukor, Mervyn LeRoy (également le producteur), King Vidor et surtout Victor Fleming qui signa le film, sortant la même année un autre monument du Cinéma : Autant en emporte le Vent.
 
Ses acteurs principaux furent Judy Garland (Dorothy), Frank Morgan (Oz/Marvel), Ray Bolger (L’épouvantail) ainsi que Margaret Hamilton, la fameuse sorcière de l’Ouest !

NB : Je vis ce film pour la première fois à 7 ans, après une opération des yeux qui décupla mon envie de voir le monde en couleur, d’autant que ce fut sur le premier poste de télé acquis par mes parents qui était…en noir et blanc ! 

Ah la force de l’imagination d’un enfant…^^


Jack Rackham


Ci-contre : Judy Garland chantant
"Over the Rainbow". ♫♪

4 commentaires:

  1. J'ai adoré! Il m'a fallu des années pour faire le lien entre l'album "eldorado" d'Electric Light Orchestra et la scène culte où Dorothy chausse des escarpins rouges qui prennent feu quand la sorcière veut les lui prendre, que de symboles, pas si enfantins!

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    1. Pas étonnant que tu adores car ce film s'adresse uniquement à ceux qui ont gardé leur âme d'enfant ;)
      J'irais jeter une oreille à cet "Electric Light Orchestra" qui me dit quelque chose et je te souhaite une belle suite d'été, ma belle amie ♥

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    2. Juste un bonjour de mes vacances, Captain.
      Kisses ♥
      Ingrid

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