vendredi 3 avril 2026

L'Expérience de Milgram

 


L’En observant le monde par ma lorgnette, j’y ai découvert parfois de drôles de choses. Par exemple un monsieur en blouse blanche faisant des expériences sur d’autres êtres humains. Pour étudier leur comportement, leurs réactions, voire leurs pensées profondes…

Un monsieur Milgram, psychologue social reconnu, a inventé en 1963 un système d’étude du comportement humain, via des tests de réaction à une situation. Il s’agissait d’étudier sur un nombre de spécimens, de personnes en fait, leur choix d’obéissance à un ordre donné.

Voilà comment s’établissait le lien :

Recrutés par petites annonces au prétexte d’une expérience scientifique sur l’apprentissage, et moyennant un petit défraiement bien sûr, les participants sont issus de tous âges et tous milieux et conviés dans un lieu officiel, une université.

Cela nécessite une mise en scène présentée ainsi : Un élève, un professeur et un expérimentateur doivent se retrouver dans une pièce pour jouer un jeu de questions sur des mots qu’ils doivent mémoriser. Le professeur pose des questions à l’élève qui est derrière une vitre, assis sur une chaise reliée à des fils électriques. Ce qui suscite l’imagination…En cas de mauvaise réponse de l’élève, une punition lui est donnée. Sous forme de décharge électrique. Qui sera augmentée en cas de cumul des mauvaises réponses. Le tout sur la supervision de l’expérimentateur, seul détenteur de l’autorité.

Bien sûr, l’élève et l’expérimentateur sont des comédiens et seul le professeur est le vrai sujet de l’expérience. Un tirage au sort (faussé) avait été fait antérieurement pour faire croire au hasard des rôles et d’ailleurs une petite décharge de 45 volts lui avait été faite au début, pour prouver la véracité des décharges.

Au fur et à mesure du jeu, les décharges électriques vont augmenter(forcément) et le professeur sera soumis à des dilemmes successifs :

Suis-je obligé d’obéir ?

Est-ce ma responsabilité ?

Quand puis-je arrêter ?

Le comédien jouant l’élève simule bien sûr les décharges progressives jusqu’à ne plus bouger…et le professeur se sent lui persuadé d’une mission éducative qu’il doit mener à bien. C’est-à-dire, faire mémoriser tous ces mots à l’élève !

 Un film, « I comme Icare », a mimé cette expérience et cela vaut bien des analyses et discours.

Sachant que la décharge maximale possible était de 450 volts, le record détenu par un des « professeurs » fut de 405 volts, sinon 150-250 volts furent les moyennes atteintes par leur majorité.

Si la soumission à l’autorité est la principale cause de ces obéissances, on peut noter surtout cette notion de désengagement quand l’expérimentateur a assèné :

« J’en prends toute la responsabilité ! »

Alors, là… 

Prochainement, je vous parlerais du Syndrome de Stockholm ou d’ autres villes de ce beau monde où nous habitons ^^

Jack Rackham ♥

Photo : Film "Docteur Jerry and Mister Love" (Jerry Lewis/Stella Stevens)

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