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dimanche 1 mai 2016

Un Garçon nommé Rita



Tout avait commencé par une diligence de province prise à l’improviste pour rejoindre un  amoureux transi mais de froid parti en Alaska. 

Rita était belle et pure et souriait à tout va de ses dents blanches comme tout passeport de voyage. Les quelques passagers qui l’accompagnaient étaient ravis de sa présence, hormis madame Smith qui connaissait bien son mari et sa fidélité légendaire, malheureusement. Les autres étaient plongés dans le décolleté de la fille comme une lecture de vacances rafraichissante. Le conducteur lui, avait multiplié les arrêts durant le trajet pour lui faire la conversation et essayer d’attirer ses faveurs. Et le voyage se passa bien jusqu’à ce que…

Les bandits semblèrent surgir de nulle part durant la pause café à Vancouver. Leurs foulards les rendaient méconnaissables et ils dépouillèrent illico tous les passagers de leurs objets de valeur. Sauf Rita qui pouvait tout garder, hormis un « petit trésor » dont ils parlaient à voix basse en rigolant.  

Ce qui devait arriver arriva et ils emmenèrent la pauvre Rita derrière un grand buisson pour assouvir de vils instincts sauvages. Chacun des huit hommes masqués la prit à tour de rôle pour la violer sous le regard horrifié (mais curieux) des autres voyageurs. Des hurlements résonnèrent dans toute la vallée, c’est qu’elle avait un bel organe la demoiselle ! Ce qui du alerter sans doute les indiens des environs car rapidement des volées de flèches criblèrent le camp, tuant tous ces bandits bien misérables.

Mais ce ne fut pas fini pour notre belle Rita qui subit alors les assauts virils de toute la tribu. Mais elle pensait si fort à son amour perdu en Alaska qu’elle surmonta toutes ces perversités sexuelles sans broncher ou presque, quelques-uns des indiens étant sacrément bien montés, c’est vrai…(Sourire)

Bref, la cavalerie toujours en retard arriva finalement et pu enfin ramener Rita auprès de son fiancé. Elle accoucha 9 mois plus tard d’un beau petit garçon qu’elle appela Rita, comme elle, promesse faite à elle-même pendant toutes ces moments d’intimité impromptues. 

« Fallait bien que je m’occupe pendant que tous ces types me bisouillaient le coquelicot…» (Détartrer la cafetière est pas mal aussi) « Et puis, y’a bien des hommes qui ont appelé leur fils comme eux, non ? »

Le petit Rita devint grand et même un beau cowboy, et nul ne sait s’il préférait les filles ou les garçons. Mais ça, c’est une autre histoire…


Jack Rackham

PS : Cette histoire en hommage à AL CRANE, une BD de Alexis et Lauzier qui parodiaient les grands thèmes des westerns avec des histoires encore plus tordues que la mienne…^^




Photos, de haut en bas 
Rita Hayworth.
Alexis (dessin)
Jean Dujardin.
Al Crane (album BD)




jeudi 29 octobre 2015

La putain du Rio Grande, le Retour

Comme chaque année, Halloween revenait sur le pont du Poséidon qui filait droit toute vers l’horizon à la recherche d’un nouveau port d’attache. Nulle trace sur le bateau d’une citrouille éclairante ou balai de sorcière, seule quelques idées noires occupaient mon esprit et mes bottes dépassant du hamac ne cessaient de se croiser et se décroiser. Le temps lourd du ciel pesant au dessus des voiles se noircissait à vue d’œil et bercé par des vagues puissantes, je me laissais aller au souvenir de Pablo et Patricia qui avait enchanté quelques pages d’aventures rafraichissantes…

Pauvre Patricia ! Son Pablo avait souvent bafoué son honneur et son amour propre mais elle avait gardé son amour pour lui, jusque dans la tombe. Un amour fou qui se prolongerait pour l’éternité, même si vers la fin je ne pourrais plus y assister de visu.

- Même quand vous ne serez plus là, nous penserons à vous, Capitaine !  

Patricia était là devant moi et je la regardais attentivement, comme jamais je ne l’avais fait. Je l’avais créée moi-même après tout, tapant sur mon portable entre mes cordes jadis, mais je n’avais pas prêté attention réellement à son charme ni à ses atours. Ah, les aléas de  la création littéraire…

Les mains sur les hanches, elle avait un joli port de tête sur un cou solide et sensuel. Son sourire semblait une fente gracieuse invitant à sa grâce, ses épaules bien taillées renvoyaient à sa taille fine où se rejoignaient de beaux et longs cheveux noirs. Sa peau douce suggérait des caresses langoureuses et le temps d’un instant, je me pris pour son beau Pablo.

- Pablo est parti chercher mes cigarettes, cela va prendre du temps surtout s’il croise ses amis caballeros au bar-tabac du coin, au bout de l’éternité. Dit-elle en m’adressant un clin d’œil complice.

Elle se tenait près d’un fauteuil comme dans un salon de coiffure et m’invita à m’asseoir. Elle mit ses mains sur mes épaules puis les glissa sous ma chemise. Je sentis les nuages noirs s’en aller au fur et à mesure qu’on s’enlaçait, puis ce fus un long baiser comme on en  voit dans les films de cinéma.

- Pedro ! M’appelât-elle dans un moment d’extase où elle chevauchait mon attirance en mettant les jambes sur mon cou.

Je me rappelais bien l’épisode, que j’avais écrit moi-même, des gorilles macumbas des montagnes mais je me gardais bien d’y faire allusion et sous la lune bienveillante d’Halloween, nous fîmes quand même l’amour comme des bêtes… « Toute la nouit » !

Jack Rackham



samedi 18 juin 2011

La Dernière Femme

Robert Van der Plout avait un fameux penchant pour la gente féminine et quelquefois son penchant le faisait basculer dans la quatrième dimension de son vice. Oubliant tabous et galanterie, il laissait aller ses pulsions les plus animales, et choisissant une pauvre femme au hasard des dédales de rues de Mexico, il accomplissait une vilenie sans nom… 

Justement ce soir-là, notre amie Patricia avait rendez-vous avec son mari Pablo. Vous vous souvenez ? J’avais raconté les circonstances de leur mariage dans un texte un peu cru mais empreint de romantisme intitulé « La Putain du Rio Grande », le titre parlant de lui-même…Patricia avait accéléré le pas car elle avait compris qu’un homme la suivait. Robert effectivement, venait de choisir sa proie et la voyant s’engouffrer dans une ruelle sombre adéquate, il bondit sur elle et la prit violemment à plusieurs reprises. Sa sauvagerie et sa cruauté animale rappelait à Patricia son aventure avec les singes Macumbas des montagnes, mais au moins les singes ne lui avaient pas crié à l’oreille des insultes nauséabondes telles « Tu es une chienne », « Tu la sens » ou même « Dis-moi que je suis beau, salope ! ». Sa besogne faite, Robert la laissa à même le sol épuisée et presque nue, ses vêtements étant presque entièrement déchirés, râlant et appelant au secours…

Heureusement, un agent de repos qui passait par là, la secourra et appela vite ses collègues de service. Le quartier fut quadrillé rapidement et cinq suspects furent arrêtés pour être soumis à interrogatoire et confrontation avec la plaignante. Notre ami Robert fut embarqué avec  quatre autres, et il essaya de faire mine de rien car c’était sa première arrestation. Aligné cinquième de rang, il vit Patricia encore fébrile qui fut contrainte de passer devant eux en personne, le commissariat n’ayant pas de glace sans tain. Elle se souvenait encore du sexe gonflé de son agresseur, de ses doigts qui l’avaient  pétassé de partout, de ces ignobles choses qu’elle avait du subir, et ses orifices brûlaient encore de ses forfaitures et sa violence. 

Patricia s’arrêtant devant lui, et lui ne sachant que faire en telle circonstance, Robert la pointe alors du doigt et dit tout haut :

« C’est elle ! ».

samedi 16 avril 2011

Le Retour d'Elvis

Deux ans déjà que j’arpentais les couloirs du temps et de l’amour, entre ces cordes chevillant mon inspiration et virevoltant de mes doigts sur le clavier de mon portable anachronique. Les délices d’une vision avaient entamé le fil de mes récits et les fesses de Katia se répercutaient dans mon esprit, même les paupières closes. Cela me rappelait mes étés de vendanges où fatigué le soir, je fermais les yeux sur des millions de grappes de raisins !

Katia, longtemps après, était revenue de cette île au Trésor de ma jeunesse, pour cette île du Crâne où ma goélette séchant sa cale l’avait attendu. Partageant sa vie entre la construction de son cabaret et nos rendez-vous secrets, elle avait pris compagnie d’un être velu et miaulant arpentant souvent  son entre-jambes et dodelinant une longue queue qu’elle aimait saisir au vol et caresser. J’essayais de ne pas montrer de jalousie car Katia détestait ça et elle aurait eu des vengeances terribles dont je n’osais imaginer la teneur, faisant rougir sans doute Patricia ou Madame Longburry.

L’animal, sans doute jaloux de quelque canari nymphomane ou doberman priapique avait pris des vacances et disparut de longues semaines. Ce qui me valut la visite impromptue et plus fréquente d’une Katia chagrinée et inconsolable. Je la réconfortais du mieux que je pus et récupérais sans le vouloir les incommensurables caresses dévolues à l’animal, au point qu’au bout de quelques jours, elle l’oublia après que j’appris à miauler et dodeliner comme lui.

Puis comme par miracle, le chat revint vers la crique des Deux-rochers, miaulant à qui voulait l’entendre. Le dénommé Elvis reprit le cours de sa queue entre les jambes de Katia et je vaquais à d’autres jeux de suricate qu’une moussaillonne nouvelle m’avait appris…

Elvis était néanmoins une chatte et la méprise d’un tâtonnement furtif avait trompé Katia. Elle avait gardé quand même le patronyme, voulant éviter allusion et humour sur sa personne. Le manque d’attribut de son chat faisait que je gardais ma prépondérance caudale, et pouvait m’occuper d’elle en évoquant explicitement mais en secret le trésor de mon amie.

J’aime caresser la chatte de Katia, se mettant sur le dos et s’offrant en écartant ses pattes. Le nez comme dans un panier de figues, je frotte ma moustache et ma barbe contre sa pulpe rosée d’où partent des embruns de coquillages que j’aime. Ma langue la taquine et s’enfouie dans les secrets de son âme auxquels j’aspire en fermant les yeux…

Jack Rackham

lundi 21 mars 2011

Dîme Dame D'homme

Vous vous souvenez de Patricia ? C’était une jeune femme dont j’avais raconté les aventures depuis son mariage mouvementé où elle avait vécu de terribles épisodes et tissé des amitiés avec les gorilles Macumbas des montagnes. Pablo, son beau Pablo, était un sacré taquineur et le souvenir d’une après-midi au Comptoir des Indes était encore dans les esprits des personnes présentes ce jour-là au magasin.

Le vent, avec la complicité des mouettes les plus vicieuses, me soufflait cette fable faisant suite aux péripéties toujours bien senties de notre héroïne…

« Patricia se souvenait encore de sa honte suite à l’épisode des pelotes de laine et avait cherché à se rattraper auprès de madame Longburry. Elle avait pris contact avec quelques marchands de ses correspondances Laines et Tricots des Caraïbes, et avait concocté pour elle quelques mises en relations qui auraient avantageusement privilégié sa cagnotte pour des produits de haute qualité.

Devant aller chercher les commandes, Patricia se proposa de faire l’aller-retour à sa place mais Madame Longburry refusa net. « Ce que j’achète pour mon stock, je veux le tâter moi-même de visu, question de respect de ma clientèle. » Mais elle lui proposa de l’accompagner, ayant été l’instigatrice de ces affaires, ce que notre amie accepta.

Une petite escouade était partie de bon matin pour rejoindre par bateau la crique du Traquenard où ils continueraient à pied vers la Grotte du Serpent. Le rendez-vous était juste après une forêt, dans une clairière facile à repérer. Grimpant vers le lieu dit, ils furent arrêtés par une bande de sauvages qui essayèrent de racketter notre commerçante.
 - Vous devez payer notre dîme, Dame. C’est ainsi dans nos régions.
- Comme vous voulez si ce n’est pas exorbitant, sinon le commerce est foutu en ces régions. Répondit sèchement Miss Longburry.
- Ce sera le tiers de votre cargaison sur le retour, ou alors…
- Ou alors ?
- …Ou alors en échange, toi faire plaisir à tous nos hommes. C’est ainsi dans nos régions.

Patricia essaya bien de s’interposer, prévalant de son expérience pré-maritale sexuelle très copieuse, mais notre Dame refusa net. « J’ai été mariée plusieurs fois et ce que j’achète pour mon stock… ». Bref.

La petite affaire faite aux quinze sauvages, notre équipe put continuer son chemin. Mais quelques centaines de  mètres plus loin, un groupe d’indiens Wichitas qui passaient par là arrêtèrent la colonne du comptoir des Indes pour demander la dîme. La matronne eut beau expliquer qu’elle venait de s’en acquitter, rien n’y fit et elle dut gâter le chef et tous ses hommes, malgré les cris de Patricia qui tenait absolument à aider son amie. Mais fière, madame Longburry parla encore du respect de sa clientèle et tous se turent devant tant de détermination.

Arrivés au rendez-vous, l’affaire fut rapidement bouclée au sujet des pelotes de mohair, et pour des tarifs défiant toute concurrence,  la petite cohorte repartit chargée de dizaines de caisses. Patricia était contente mais Dame Longburry  serrait encore les dents d’avoir du céder aux exigences des sauvages et indiens.
Prenant un autre chemin pour le retour, tout le monde se félicitait de la bonne idée quand un guet-apens imprévu arrêta à nouveau notre équipage. Des pirates sanguinaires et masqués avaient bloqué la route et réclamaient leur du ! Sauvant une fois de plus par le sacrifice de son corps le chargement, se donnant et satisfaisant à tous les vices de ces hommes, Madame Longburry piqua tout à coup une grosse colère qui tétanisa tous les pirates. Leur chef, confus, ota son masque et s’agenouilla pour s’excuser.

« Pablo ! » Cria Patricia. En effet, Pablo et ses hommes avaient joué une fois de plus, une petite blague à Patricia, et on vit arriver sauvages et indiens du voyage aller, qui enlevant grimages et déguisements se mirent à rire…
- Sacré Pablo ! dit Patricia, se tapant sur les cuisses. Tu es vraiment un petit plaisantin, toi !
- Houmm ! Que bella ! Lui répondit-il en lui pinçant les joues. Tou sais que toun amie est oune bonne affaire ? Ha ha ! 

Vexée, Miss Longburry prit le commandement des porteurs et laissa là nos amoureux. Elle fut rapidement de retour à son Comptoir des Indes et plus jamais elle n’adressa la parole à Patricia.

On dit qu’il y a dans son magasin des pelotes en mohair qu’elle vend à prix d’or. 

Elle n’a jamais dit à quiconque la provenance de cette laine qui a tant de valeur.

Pourtant, elle a le respect de sa clientèle et de temps en temps, elle fait une promotion ou une tombola.

Car on peut dire ce qu’on veut, mais cette madame Longburry, c’est vraiment une dame du monde… »


Jack Rackham.

vendredi 18 juin 2010

La Vengeance de Patricia


Le tricorne au vent, j'étais calé dans mes cordes et souriais de la bonne histoire que je venais d'écrire sur mon portable anachronique. Mon monde de pirates s'accommodait bien de ces petits subterfuges et le récit que je venais de terminer avait la chance de ne pas être perdu pour l'humanité...

Nous avions quitté la dénommée Patricia dans un cimetière, celui des Mers du Sud où elle roucoulait avec son Pablo, une longue lune de miel pour l'éternité. Depuis longtemps, elle avait fini de ressasser la raison de leur présence ici, même si quelque fois la colère lui remontait pour atterrir dans mon imaginaire, qui lui servait d'exutoire...

Voilà toute l'histoire :

Pablo et Patricia coulaient des jours heureux dans leur hacienda et depuis leur mariage, nulle ombre n'était venu ternir le tableau. La belle avait toujours tout fait pour satisfaire les désirs intimes de son compagnon, et se souvenait encore de sa bonne blague les jours précédant leur mariage qui avait failli mal tourner. *
Sa bonne humeur, son caractère tolérant et son amour pour Pablo avaient tout aplani rapidement et ils purent repartir de zéro pour une vie de bonheur et de voluptés conjugales sans nom. Son mari avait pourtant quelque fois fait tanguer le navire de leur amour, telle une partie de poker où il l'avait mise en contrepartie de ses gains perdus. 10 000 pesos était une belle somme et il fallut en échange qu'elle passe une semaine en compagnie de ses créditeurs.

Elle n'avait pas rechigné à satisfaire du mieux qu'elle put les 5 hommes qui faisaient crédit à son mari. C'était une bonne épouse et elle se donna du mieux qu'elle put pour faire honneur à son Pablo, ne voulant pas qu'on dise qu'il avait épousé une pimbêche et une femme frigide. Il y a des réputations qui trainent longtemps dans les villages et Patricia voulait que son mari puisse rentrer la tête haute dans n'importe quelle taberna de la région. Non mais...

Pourtant un jour, il dépassa les bornes. De retour d'une expédition dans les montagnes, il ramena à l'hacienda une jeune et belle fille blonde, la fille d'un de ses amis mort subitement, à qui il avait promis sur son lit de mort de protéger son enfant. Pablo n'ayant qu'une parole, elle ne pouvait qu'accepter et ils vécurent heureux tous les trois pendant quelque temps.

Charlize, c'était son prénom, avait la passion des animaux et notamment des gorilles. Cela rappelait quelques souvenirs à Patricia, et même plus. Elle avait gardé quelques liens avec un gorille Macumba des montagnes, avec qui elle correspondait par tam-tam interposé, il n'y avait pas Internet dans ces contrées perdues !

Patricia avait néanmoins quelques soupçons sur leurs véritables relations mais son grand cœur pensa que la jeune femme avait des besoins bien naturels dus à son âge et qu'il ne fallait pas voir du mal partout. Tant que son Pablo était amoureux de sa femme, c'était bien le principal ! Jusqu'au jour où de retour des courses à l'improviste, l'épicerie étant fermée, elle les surprit dans le lit conjugal...

C'en était trop ! Patricia prit la décision de ramener Charlize chez elle dans les montagnes et de la confier à sa vieille connaissance simiesque pré-maritale. Le chemin fut long et âpre, fourmis rouge, crocodiles, crevasses et nids de guêpes sauvages au programme, mais elles arrivèrent à bon port au bout de quelques jours. Les retrouvailles avec le gorille Macumba furent même au delà des espérances de Patricia, qui revécut comme une nouvelle lune de miel avec son nouvel amant. Il accepta de prendre sous son aile, si on peut dire, la jeune fille et Patricia fut alors très heureuse. C'était sans compter sur Pablo qui les avait suivies, et qui les surprit au beau milieu d'un accouplement nocturne...

On ne sait ce qui prit le gorille, mécontent peut-être du coïtus interruptus avec sa bien-aimée et pourtant hétéro, mais il se jeta sauvagement sur Pablo et le prit pour femme. La nuit fut longue pour les deux amants dont les ébats s'arrêtèrent au petit matin. Dans un dernier accès de rage, le Macumba jeta Pablo et Patricia dans un ravin profond où ils s'écrasèrent l'un sur l'autre...

Morts sur le coup, ils arrivèrent au Paradis et firent la paix, car se faire la tête pour l'éternité, c'est pas cool ! Errants de temps en temps dans les travées du cimetière des Mers du Sud, Pablo a gardé une drôle de démarche de cette nuit qui n'est pas un si mauvais souvenir finalement.  

Malgré les cris moqueurs de Patricia qui transperce surtout son amour propre.  

« Ouh...Ouh... »



Jack Rackham.


PS : Charlize est restée avec le grand singe qui tint malgré tout promesse. Mais ça c'est une autre histoire...

* Voir : La Putain du Rio Grande. ( Libellé : Patricia.)

mercredi 1 juillet 2009

Un soir au Cimetière des Mers du Sud



Le soir tombait quand je remontais le chemin vers le cimetière. Anciennement baptisé Cimetière des Eléphants, les Mers du Sud avaient envahi ses allées pour qu’y reposent Long John Silver, Hook et autres Capitaines flibustiers. Personnellement, moi Jack Rackham, je comptais m’y rendre le plus tard possible sauf pour quelques rendez-vous avec ma belle Rita.

Justement, nous devions nous retrouver devant les grilles du cimetière à la nuit tombée, histoire de pimenter nos retrouvailles, sexuelles et sentimentales. Je n’ai jamais su la priorité de nos rencontres mais la montée d’adrénaline, mon cœur battant dès que je la voyais suffisaient à ma compréhension. Elle montait le chemin derrière moi et l’apercevais dodelinant…Son pas était léger, ses rondeurs douces, d’autres auraient vu une gironde, moi je voyais une beauté sans nom. Gasp…

Je l’embrassais ôtant mon tricorne, et je sentais mieux contre ma joue la douceur de ses cheveux noirs. Ses lèvres mangeaient ma langue, et tout de brut elle lança :
- Mon bon Rackham, une petite visite au Cimetière de nuit, j’en avais envie ! Pas vous ? Nous en avions convenu, un pari est un pari…
- Ma foi, ma belle, je m’en souviens. Si vous y êtes, je peux y être aussi ! Je vous trousserais en enfer, si vous y étiez…Dis-je en lui tapant sur la fesse. Elle souriait…
- Faites le malin, pirate. On fait le mur, suivez-moi.
- Derrière vous, c’est toujours un bonheur, chère…

Elle avait la jambe leste, la Rita. En un tour de main, elle fut de l’autre côté. Avec plus de difficulté et un accroc à ma veste, j’atterrissais dans le Cimetière des Mers du Sud…

Nous prîmes l’allée centrale et machinalement, nous nous tenâmes la main, au cas où. De droite et gauche les tombeaux garnissaient ce cimetière, ce qui était bien normal, vu l’endroit. Rita choisit une tombe, s’y accouda et retroussa ses jupons comme à son aise.
- Venez mon ami, goûtons ces lieux et goûtons nous. C’est bien ce qui était convenu, n’est-ce pas ? Dit-elle l’air mutine.
- Oui, chère ! Lui répondis-je, joyeusement.

Pourtant, je n’étais pas très fier. L’odeur des fleurs pourries et le reste, n’invitaient guère à la fête. Les silhouettes des croix et les craquements inconnus avaient fini par me faire peur mais l’odeur de Rita et sa croupe offerte m’avait redonné de la vigueur…
- Vous m’épatez Jack ! Dit-elle en se retournant .Vous êtes vraiment un fameux trousseur, ouiii, c’est bon…Elle se cambrait encore et penchait sa tête en arrière, se léchant les lèvres comme si elle goûtait au meilleur foie gras au miel. Quoi que…

Ses cheveux longs, lisses et noirs semblaient tressauter sous mes assauts et tout le caveau tremblotait. J’avoue que j’étais bien et je donnais le meilleur de moi-même, m’accrochant à mes deux rondeurs et regardant son petit œil éclairé seulement par la lune…Mon pouce le caressait, le rappelant à ma belle.
- Coquin Jack ! Mais je me souviens de ma promesse….

Rita souriant de ses dents blanches, je m’affairais tel un coquin entre ses fesses…

Je crus à un orgasme quand le tombeau vola en éclats. Rita et moi-même nous retrouvâmes les quatre fers en l’air. Un fantôme alourdi de chaînes surplombait le tableau. Nous avions du déranger les locataires de ces lieux…Nous prîmes nos cliques et nos claques et plus jamais Rita et moi ne revinrent au Cimetière des Mers du Sud. Même, nous n’en avons jamais plus parlé…

  * * *
Le spectre de Pablo s’adressa à celui de Patricia :

- Tu as vu ces coquins, ce qu’ils osaient faire sur notre caveau ?
- Oui, mon Pablo ! Cela m’a rappelé nos jeunes années, celles après notre mariage…
- Oui, ma Patricia ! Je m’en veux encore…Ces singes des montagnes, ils ne t’ont pas…
- Pablo ! Mais…tu es jaloux ? Je t’appartiens toute entière mon Pablo, et nous aurons tout le temps pour nous prouver notre amour ! Dit-elle en s’approchant contre lui tendrement.
- Oui, ma Patricia, l’éternité….Dit-il en l'embrassant de sa bouche édentée.

mardi 12 mai 2009

L'envie


"Patricia prit la pelote de laine rouge et la leva au dessus de sa tête. Oui, décidément, le comptoir des Indes avait tout ce qu'il fallait pour faire ce pull à Pablo...Où étaient les aiguilles à tricoter ? Il fallait qu'elle s'y mette sur le champ, elle avait hâte de voir son Pablo porter le tricot de son amour...

Pablo la regardait depuis un petit moment, l'oeil canaille, comme elle adorait qu'il la regarde. Elle lui avait pardonné sa plaisanterie d'avant mariage et songeait à toutes ses aventures où elle avait connu nombre de relations sexuelles...Rien que dy penser l'excitait en fait ! Elle avait un petit peu menti à son fiancé sur sa virginité, ne voulant pas l'offenser. Elle était femme et savait à quel moment il fallait se montrer faible ou forte, voyez-vous !

Elle souriait en son for intérieur quand Pablo s'approcha derrière elle, et commença à se coller contre elle. Elle aimait quand il montrait son désir et cela attisait son propre désir. Les mouvements de va-et-vient légers commençaient à produire ses effets et Patricia  sentit peu à peu le feu prendre tout son corps...

Pablo comprit bien ce qui agitait sa compagne et retroussa sa robe jusqu'à la taille. Patricia se défendit et lui lança une tape contre le flan, ce qui l'excita encore plus. "Toi, tou as envie d'oune homme ! Tou vas l'avoir..." Il prit sa nuque et lui écrasa le visage contre les pelotes, pendant qu'elle s'accrochait au rebord du rangeoir. Elle se sentit perdre la tête quand il la pénétra d'un coup sec et ne savait plus où elle était. Tout tourna et elle s'offrit entièrement au bon vouloir de son Pablo...

De râlements inhumains sortaient de la gorge de Patricia pendant qu'entrait et sortait Pablo.Elle semblait vibrer tant Pablo montrait de la vigueur. Des fioles tombaient des étagères et un craquement indiqua un déchirement d'un rideau. Les amants semblaient collés dans un coït ininterrompu. Ils jouirent des dizaines de fois et le temps semblait arrêté tant les meubles avaient l'air immobiles devant de tels ébats.

Puis ce fut fini...

Ce fut Madame Longburry qui prit la parole en premier, pour lancer un " So good..." bien senti, les mains sur les hanches. Les autres clients du Comptoir des Indes semblaient partagés, les uns souriaient pour la performance, les autres fronçaient comme par jalousie.

"Vous prendrez bien les pelotes, au moins ?"Lança une dernière fois Madame Longburry."

vendredi 1 mai 2009

La putain du Rio Grande

Si mes souvenirs de jeune homme avaient choisi Katia pour héroïne, j'avais eu aussi à une époque, des ambitions d'écrivain et j'avais couché sur papier quelques aventurières de ma création. Patricia était l'une d'entre elles...

« Patricia était belle, jeune, et riche. Elle devait bientôt se marier avec Pablo, un caballero mexicain, avide d'aventures, de fêtes et de jolies femmes. Comme il se devait pour une future épouse, Patricia préparait les festivités de mariage et attendait son amoureux...Elle avait fait un serment solennel : Ne se donner qu'à Pablo, et pas avant le jour de leur mariage ! 

Pablo n'était évidemment pas au courant de ce serment, et enterrait avidement sa vie de garçon. 

Les fleurs sauvages embaumaient l'hacienda où Patricia l'attendait impatiemment, quand un cavalier lui apporte une terrible nouvelle : 
Pablo, le grand Pablo, est prisonnier des terribles Accapuntas, tribu sanguinaire d'Amérique du sud, et par conséquent, le mariage ne peut avoir lieu. Du moins pas avant sa libération !

« Ce n'est pas possible, pensa la belle Patricia, il me reste quelques jours pour ramener mon Pablo ! Ces Accapuntas ne gacheront pas mon mariage ! Ils vont voir qui s'appelle Patricia ! » Elle ordonne à Miguel, le majordome, de préparer les chevaux, et décide de partir sur le champ ! Après quelques préparatifs, elle prend la route vers le Rio Grande avec Miguel pour aller à la rescousse de son promis...

Il faut dire que Patricia, qui n'a qu'un serment, est un sacré tempérament ! Et ça fait bientôt un an qu'elle retient son désir pour Pablo ! Alors, hors de question de repousser ce mariage. Et puis, Pablo est peut-être en danger...
Mais le voyage ne se passe pas comme prévu :

Les chevaux tombent un à un sous leurs cavaliers, et les deux aventuriers sont pris dans de terribles marécages...A peine sorti de la mangrove, Miguel est mordu à un mauvais endroit par un serpent venimeux ! " Oula ! C'est mal placé ! Semble craindre notre jeune héroïne. " Mais tant pis, il faut sucer la plaie, c'est une question de vie ou de mort " Et la petite Patricia s'éxécute ! Aucun sacrifice ne lui semble trop grand pour arriver à Pablo !

Miguel sauvé, ils sont malheureusement capturés par les indiens Huechas. La pauvre Patricia est violée des centaines de fois avant de s'échapper miraculeusement, laissant aux indiens l'infortuné Miguel...

Poursuivant son chemin, elle est pourchassée ensuite par des Gorilles Macumba des montagnes. Qui lui laissent la vie sauve moyennant, hum...Mais Patricia n'a qu'une idée : Retrouver Pablo ! Et aucun sacrifice n'est trop grand pour sauver l'amour de sa vie !

Pareil un peu plus loin avec le conducteur d'une diligence qui l'avait prise en route et pas de chance, cette diligence est attaquée par des bandits ! Qui emmènent la jeune Patricia faire un tour dans la colline où elle satisfait à tous leurs désirs...Jusqu'au moment où elle s'aperçoit que ce sont les hommes de son Pablo !

Pablo qui sort d'un buisson et s'approche de sa douce fiancée, furax :

"Allons, ma belle, bien sour que je n'ai rien ! Ce n'est qu'oune petite blague sans conséquence...Tou m'aimes au moins ?"

Et la belle Patricia lui pardonne et ils peuvent se marier sous les cactus en fleurs. Pourtant la mariée n'est pas contente car elle n'a pas pu tenir son serment. Et lui la taquine un peu en lui rappelant :

" Arrête oune peu avec ton serment. Sans moi, tou n'aurais jamais connu les grands singes des montagnes ! Tou ne les regrettes pas, au moins ? »  En se frappant le torse et en faisant « Ouh ! Ouh !... »

FIN