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mardi 16 octobre 2012

L'Homme de Couleur


Quelquefois le monde dans lequel on vit, recèle ses propres maux liés aux différences…

Il était une fois un monde bien au-delà des mers des Caraïbes, et très loin de l’île du Crâne et des tavernes de Cancun. Là-bas, un nuage gris avait du rester trop longtemps au dessus des rues et des gens car il ne subsistait plus de couleurs. Plus la moindre petite parcelle de rouge ou de jaune, plus de papillons aux ailes bleues ou de fleurs des champs violettes. On aurait dit que le cinéma noir et blanc avait envahi cette Cité mais on s’était habitué, et puis c’était comme ça…

Johnny avait grandi ici et ne connaissait que ce gris du matin au soir. Pourtant sa bonne humeur était de mise et il n’avait de cesse de rire. Il était très heureux naturellement, mais encore plus depuis qu’il avait rencontré Jessica. C’était une belle brune et son teint en camaïeu de gris avait une douceur infinie…Johnny aimait Jessica et Jessica aimait Johnny, et rien au monde n’aurait pu les séparer.

Pourtant un jour, Johnny partit à la capitale pour faire les études dont il rêvait et devenir un grand clown de cirque ! Il fit des stages et les plus grands artistes l’encouragèrent dans sa vocation et lui apprirent les plus grands tours. Et une fois son apprentissage terminé et son métier su sur le bout des doigts, il revint retrouver Jessica dans sa Cité car bien sûr, car il ne pouvait vivre sans son grand amour.

Jessica était chanteuse et se produisait au Black Cat tous les soirs. Il venait la voir dans sa loge après le spectacle mais ce n’était plus ça. Feignant souvent de le voir, tout juste si elle lui adressait la parole. Les autres étaient aussi distants et Johnny en fut très affecté. Il la regardait pourtant toujours avec amour en train de se maquiller ou de se poudrer le nez, et sa longue chevelure noire encadrait avec perfection son teint d’un gris magnifique !

Il venait de moins en moins souvent la voir mais quelquefois il arrivait en costume de scène pour la faire rire ou briller un peu à ses yeux.

Pourtant rien n’y fit, car il était devenu pour elle un homme de « couleur »…



Le cœur brisé il prit un bateau qui l’emmena très loin, presque au-delà des mers. Et malgré tout son amour, il ne la revit plus jamais.


lundi 14 mars 2011

Un Ara sur l'épaule

Tout est parti d’une visite inattendue le mois dernier, la belle Jessica ayant grimpé la passerelle du Poséidon pour y passer vacances et accessoirement décrocher le passeport pour partager ripaille et aventures, celui de moussaillonne. Les épreuves n’étaient pas compliquées mais je soupçonnais Bosco et Mildred d’influencer un peu notre candidate en se livrant à des agissements secrets en échange de points pour le précieux sésame.

Je surveillais la journée ma visiteuse grimper aux cordages et préparer la tambouille, puis au fil de la semaine d’autres candidates vinrent s’essayer au challenge et je n’eus plus assez d’yeux bientôt pour surveiller tout le monde. Aussi belles et rompues aux choses de la marine comme des vieux briscards, mes belles se donnaient à fond, me compliquant la vie pour choisir la gagnante…

Pourtant je remarquais  une nouvelle mode sur la goélette et une recrudescence de perroquets multicolores que chacun s’amusait à mettre sur son épaule, donnant une ambiance joyeuse et colorée au navire que je n’avais jamais connue. La visite de Jessica me renseigna vite sur l’ingéniosité de mon équipage et je souriais à l’écoute de leur stratagème…

- Bonsoir Capitaine. Il fait chaud ce soir, je venais vous visiter, voir si vous n’aviez besoin de rien. Regardez mon beau perroquet, il est vorace et il a bien envie de vous manger !

Je regardais plutôt la bouche de Jessica et imaginais des choses bien naturelles. Je refoulais ces idées lubriques et me replongeais dans mon journal. « J’ai mon perroquet, Capitaine. On m’a mis au courant de vos us sur ce navire, mais ce ara est bien mieux qu’une tarte au fraises, n’est-ce pas ? »

Je commençais à comprendre ce qu’avait combiné Bosco et les hommes de l’équipage. Plutôt que de déranger sans cesse les filles pour des galipettes ou des gâteries au fraises, ils avaient instauré le port du perroquet et chacun et chacune, selon ses dispositions ou migraines, pouvait inviter un des occupants du bateau à mouiller l’ancre, ou jeter un filin par le hublot, sans prêter attention.

Je ne tenais pas à rompre le charme de ces codes pratiques et poétiques finalement, et ma belle amie préféra s’occuper de mon sabre, ce qui lui valut la note maximale à cet agrès !

Pourtant le concours fut rude et bien que Lady Ania, mon attachée de presse qui avait voulu tenter sa chance, dépassa le nombre de points maximum, je décidais de garder ce petit monde sous le coude en alternance.  Préférant garder aussi une certaine émulation dans mon équipage et l’assurance de leur motivation toujours revigorée…

Je décidais aussi de porter à l’occasion un ara sur l’épaule selon mon humeur, et me souvenais d’un que j’avais vu sur un flux internet. Ce qui me fit sourire. 

Mais ça c’est une autre histoire…

Jack Rackham. ^^

samedi 30 mai 2009

Au pays des Toons


Le doux balancier de mon hamac me donnait l'inspiration et j'étais grisé par cette frénésie littéraire qui m'emportait parfois sous d'autres cieux, comme par magie...
"Je ne me rendis pas compte quand Jessica Rabbit entra dans mon bureau. Moi-même, je ne me souvenais y être entré, sans doute l'ivresse du bercement de hamac. Jessica était une belle femme ou plutôt une belle lapine. Sa poitrine vous sautait aux yeux dès que vous la regardiez et mille mauvaises pensées me traversèrent l'esprit en même temps, me déconnectant de toute négociation professionnelle.
- Je voudrais que vous transportiez pour moi, 1000 de ces bouées avec une tête de canard. C'est urgent...
Jessica papouillouttait avec des clignements de sourcils à vous faire damner pour l'éternité.  Je la toisais de haut en bas et j'imaginais maints batifolages sexuels, pervers et pénétrants. Elle me rendait aussi mes regards, consentante et attendant un premier geste.
Je la pris par la taille et la léchais entre les seins, remontant jusque sous son menton. Je lui mordillais la lèvre inférieure puis lui donnais une tape sur la fesse en la lâchant.
- Votre prix ? Dit-elle, en se repoudrant le nez.
- Et bien voilà, nous somme sur le point d'arriver à l île du Crâne et nous devons un mois de paye à tout l'équipage. Tim mon second est un peu las, et il faudrait quelqu'un pour contenter ces messieurs. C'est vrai qu'ils ont besoin d'un bon bain depuis trois mois et un peu de détente leur ferait déjà du bien...
- Pouah ! Trois mois ? Mais c'est dégoûtant ! Monsieur Rackham, vous êtes...Vous êtes...
Jessica Rabbit furax, quitta aussitôt le navire et plus jamais on ne la revit.
- Un petit souci, commandant ? Je peux faire un petit effort, nous arrivons bientôt au port, après tout... Dit Tim, qui passait par là.
Brave Tim, Pensais-je. Sans elle, comment aurais-je pu mener à bien cet équipage ?
- A une condition ! Renchérit-elle. Bosco, c'est pour moi, cette fois-ci. Je saurais le convaincre.
Elle me l'avait enlevé de la bouche..."
( Les 7 vies de Rackham Le Rouge - Episode II )