Affichage des articles dont le libellé est Lilly. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lilly. Afficher tous les articles

mardi 17 juillet 2012

Le Tchat à la Voisine


…Je me réveillais au petit matin, seul dans la paillotte et cherchais un crouton de pain pour déjeuner. Au milieu des affaires étalées de la cuisine à la chambre, je découvrais même l’adresse e-mail de ma chère et mystérieuse voisine. Je rentrais chez moi, en emportant le sésame, bien décidé à parcourir les flux Internet jusqu’à la fin des temps et la retrouver…

Mes premiers mails restèrent sans réponse, malgré un ton courtois et une othographe irréprochable. Quand le 12ème soir, juste avant la fin de ma location, je reçus ce mail énigmatique et laconique :

« Cher Pirate, j’ai du m’absenter pour raccompagner mon amie sur son île en Europe. On peut néanmoins partager l’amitié. Les Océans virtuels n’éclaboussent pas comme les élans amoureux, j’ai oublié ma serviette là-bas de toute façon. A plusse Capitaine. Moi »

Je restais longtemps interloqué de ce message mais vu nos relations antérieures, je me disais que cette réponse était comme un aveu. Je relançais la belle avec plus d’enflammades et de jolis mots tels « galinette », « tu as ébouriffé mon tricorne, tu sais » ou même « my love ». J’avais déjà une expérience ou deux de bloggeuses alanguies sous le charme de mes missives virtuelles et je me requinquais à taper ces mots doux, tout ça me rappelant ma jeunesse et les aventures avec Lilly ou Cameron. Rhaâaaa !!!

Nos mots dépassèrent vite nos pensées et je me surpris à réfléchir aux marées et horaires des longs courriers vers l’Europe…Que Nenni ! J’envoyais de mon île un pigeon voyageur à mon ami le Magicien, et je reçus rapidement une fiole contenant un logiciel imprégné d’un onguent aux vertus maritimes et inter-temporelles.


Un port USB accueillit le miracle sur mon ordi et je glissais aussitôt mes mains à travers la vitre. Je sentais le corps émoustillé de ma voisine qui me tirait vers elle, et décidant soudain après estimation du format de l’écran d’un voyage plus accompli, je passais entièrement pour rejoindre mon aimée…

( A Suivre )

mardi 3 janvier 2012

Chasse-patate


Sur les goélettes imaginaires, il y a la télé et chaque été, nous pouvons y regarder les étapes du Tour cycliste des Caraïbes. Plaisir des belles images parcourant les régions, et palpitations des tactiques de course, nous découvrons aussi l’usage de certains mots propres à ce sport.


« Bordure » pour une scission du peloton due au fort vent,  « Échappée » pour un coureur seul en tête après un démarrage, mais aussi « Chasse-patate »…


Être en Chasse-patate signifie une position intermédiaire d’un ou plusieurs coureurs entre le peloton et une échappée de tête. Au bout de nombreux kilomètres et ne pouvant distancer le gros des troupes, ni ne pouvant rattraper la tête de la course, ce coureur ou ces coureurs semblent stabilisés entre les deux positions, leur initiative ne  servant alors plus à rien.


On dit alors qu’ils sont en «Chasse-patate » ! 


A ce propos, le début d’année est la période des bilans, des classements de la durée précédente et j’ai en ma possession les résultats des commentaires de ce blog Rackham-Le-Rouge. Le total importe peu mais surtout voici les 3 premiers commentateurs des textes de votre Capitaine, pour l’année 2011 : 
1- Rosée du Matin, 2-Orfeenix, et 3- Aurélie’S Land. Merci à elles, vous êtes des Amours !  
(Bizak est 4ème et le premier garçon, Maia 6ème…Grrr !)


A noter que c’est Victoria qui l’emporte pour ses petits mots depuis la création du blog en avril 2009, Flora étant 3ème et Rosée du matin 2ème entre les deux…en chasse-patate !


Besos et bonne année à toutes et tous ! ♥


Jack

PS= Je  noublie pas le premier commentaire posté ici dont l'auteur est...Icone, alias Cortisone (Leila ) ! Merci encore :)

vendredi 29 avril 2011

La Décadanse du Pirate

J’avais une enclume posée derrière la tête suite à une petite soirée organisée par Bosco. Pina Colada, Tequila Sunrise et Jurançon avaient coulé à flot jusqu’au bout de la nuit et quelques tranches de ma mémoire avaient sauté hors de mon temps pour l’éternité.

Egaré devant un bol de café que j’avais du mal à trouver, je prenais l’air sur le pont pour essayer de retrouver un peu de fraicheur. Un petit sourire collait néanmoins à ma barbe car quelques bribes de la soirée me revenaient. Les amies invitées avaient surfé sur ma libido et une avait basculé dans mon univers, partageant une danse où l’on était l’un derrière l’autre. Le tricorne ébouriffé, nous avions partagé souffles et mots intimes et j’avais aimé coller ma cavalière qui sentait bien ma sympathie grandir. Mes mains s’agrippaient à ses seins sortis des balconnets, et je balançais mes hanches contre sa croupe mettant mon menton sur son épaule. Le temps passa si vite et nous étions si bien que nous regrettions déjà de n’avoir fait le premier pas plus tôt.

Puis comme une princesse sortie d’un conte de fée, elle claqua des doigts pour appeler son balai en guise de citrouille et s’envola dans le ciel à contre-sens à la vitesse de l’éclair. Promettant de se revoir au plus tôt pour partager nos mondes imaginaires et nos sueurs suaves.

J’esquissais un pas pour me souvenir de ces moments d’extase, mais Bosco coupa mon élan, la cafetière à la main :

- Un autre déca pour vous, Capitaine ?
- Oui, un déca… Soupirais-je.

Quelle soirée ! ^^
Jack.

Photos d'Elmosnino (Affiche film)
 et Birkin-Gainsbourg (By Bern Stern)

lundi 11 avril 2011

Ma Belle Histoire de Jack Rackham


Il n’y a pas si longtemps, deux printemps exactement pour mettre au parfum les mouettes afin qu’elles ne s’égarent pas en lisant ces lignes, je ne tapais pas encore entre mes cordes sur un portable fumant d’histoires d’amour et d’aventures…

Puis ce 11 avril 2009, je me lançais à la poursuite de mon imaginaire, courant après une gueuse trop rapide pour moi, et poussèrent alors mon tricorne et ma goélette, entamant par un simple billet intitulé « Bonjour » promettant d’écrire, encore et encore. Un premier commentaire de ma courtisane enfuie évidemment puis un autre après le premier récit de Katia, me félicitant de ce blog en forme d’incipit. Je me jetais alors sur un dictionnaire car impossible de faire quelque chose sans en connaitre le vrai sens. Je commençais donc à raconter mes aventures comme des débuts de roman, laissant à mes premiers lecteurs le soin de les terminer, ou d’en imaginer d’autres fins ou détours.

Le Blog Rackham Le Rouge était né et plus de 170 articles à ce jour, tapissèrent les murs de ces pages Internet. Des personnages inventés, d’autres inspirés de ma vie réelle, je n’ai eu de cesse de raconter ces amours idéales, comme si d’un coup épousant la vie maritime, mon sabre et mon cœur se revigoraient à chaque voyage ou visite.

Je vais continuer à conter bien sûr d’autres aventures, je me régale toujours autant, mais je vous invite à venir donner votre avis ici. Vous mes amis blogueurs ou visiteurs habituels, ou ces occasionnels permanents mais invisibles, venez me dire ce que vous avez aimé, ce qui vous a ému ou chagriné, quelque chose qui vous a marqué sur ce blog. Racontez à votre tour !

Rackham Le Rouge, c’est vraiment ma plus belle histoire…Pour moi, ce sont les aventures de jeunesse, l’apprentissage avec Katia, les envolées pour Cameron, les commentaires de Josépha, les tartes aux fraises énigmatiques de Bosco, et les tours en balai avec Maia ! Et tant d’autres, gardant encore en bouche, ces baisers délicieux de suricate…

Et pour vous ?

Besos !
Jack Rackham

PS : Déménageant de crique, je n’aurais de connexion domestique que dans une dizaine de jours. Je poste ce billet de la cyber-épicerie de l’île du Crâne, alors vous avez le temps de laisser vos commentaires avant la reprise de mes aventures !

vendredi 25 mars 2011

La Femme du Pirate

Elle fait les cent pas devant mes yeux et de temps en temps s’arrête pour prendre la pose. Les mains sur les hanches, elle me sourit et fait sauter les frous frous de ses jupons pour me rappeler tous mes devoirs.
Je goûte déjà sa bouche et le luisant de ses épaules excite mon imagination. Je parcours sa peau jusqu’à la commissure d’entre ses seins et je descends dans son intimité, imitant une langue ou des doigts qui s’invitent au meilleur des festins.

Elle a les yeux de Katia, dévorant mes pensées profondes et suçant ma cervelle de jeune homme, avalant mon innocence. Elle a la voix de Madeleine, susurrant des mots doux et palpant mes illusions. Elle a la croupe de Rita, me traçant le chemin vers le monde, à l’intersection des mappemondes, introduisant un toi vers sa volupté…

Son tricorne a un air de Tim, balançant mon hamac vers des îles de luxure, partageant avec elle des parts de tarte aux fraises et des chantres de l’épicerie. Quelquefois égaré aux plaisirs de sirènes et princesses aux goûts sucrés de l’amour fou, je me livre aux délices de belles moussaillonnes !

Je rêve entre mes cordes de cette belle Capitaine, attachée de près et commandant mes désirs que mon sabre fébrile glisse sous sa pelisse. Je lève les yeux au ciel, interrogeant un beau phœnix ou une lune rouquine, et je vois déjà visage et  plaisir répondre à mon cœur de pirate…

Jack

mercredi 20 octobre 2010

Celle qu'on aime

Sa nuisette entr’ouverte sur sa peau est comme la carte d’un menu érotique dont elle commence à composer les plats dans sa tête. Son derme est tanné de ces mains amoureuses qui l’ont tant caressée qu’elle en éprouve encore les bienfaits. Sa bouche retient quelques gouttes de salive qui annoncent son trouble et son envie pendant qu’elle pose un pied contre la table…

Elle imagine des yeux qui parcourent un désir imaginaire entre ses cuisses et elle regarde un à un ses ongles en faisant mine de rien. Sa toison florissante rend doux des frôlements, elle est prête à se donner, à s’amuser, à jouir.

Quel homme va-t-elle aimer, elle ne sait encore. Son carnet posé près du téléphone n’a pas encore donné son choix, elle se sent indécise, coquine, rebelle...

Un pied coincé entre mes cordes, je tape la dernière scène de mon histoire d’amour où je glisse quelques détails qui m’émoustillent. Mon tricorne est en flammes et mon sabre cherche à sortir par le bas de mon pantalon…Je l’attends qui vient pour assouvir mes fantasmes racontés dans mes aventures.

Je souris déjà de nos ébats. J’aime ses cheveux dans son dos et sa taille fine que je prends et caresse comme un tonneau, pendant que mon corps bascule. Sa peau est si douce…

Je suis devant sa porte  et j’arrange une dernière fois les pinces de mes bas. Je joue avec mes lèvres pour bien marquer le rouge, et penser déjà à des choses délicieuses.

Un amour ce Capitaine…


Quel est son nom, déjà ?

Pour Elle…
Jack Rackham.

mercredi 15 septembre 2010

Pulp and Fiction

Par la magie de mon hamac spatio-temporel, je me retrouvais une fois de plus projeté dans le XXème siècle où les seules mouettes que nous pouvions apercevoir, se trouvaient dans des endroits clos pleins de lumières blanches ou noires. Des musiques lancinantes empreignaient les indigènes locaux de sensations animales qu’ils extériorisaient en se trémoussant sur des scènes de spectacle. Tout le monde pouvait ainsi profiter de leurs déhanchements, et je ne m’en privais pas non plus…

J’avais rangé tricorne et bottes de pirate, pour laisser place à un habit plus moderne, sorte de complet noir en tissus synthétique avec  une petite cravate de cuir qui donnait à l’ensemble un chic fou.

Je n’avais pas remarqué la fille tout de suite mais sa coupe carrée noire m’avait plu au second abord. Elle avait franchement une bonne taille pour une fille, et ses hanches galbées par son futal en cuir tendu, lui donnait un air attirant, validé par mon sabre émoustillé que j’avais du mal à cacher sous ma veste.

Quelqu’un nous donna le signal de départ et nous nous jetâmes sur la piste comme des morts de faim. Elle bougeait son cul avec grâce et je lui rendais bien en me trémoussant du mieux que je pus pour lui donner des idées de mon swing à pistons. Fascinés l’un par l’autre, nous ne nous quittions pas des yeux, suivant l’air du morceau et se zyeutant de haut en bas comme pour regarder le menu de nos corps, que nous commencions à avoir envie de goûter.

Nos mains zébraient parfois nos visages, nos pointes de pieds rythmaient nos pas de chats, et nous nous frôlions pour mieux se reculer puis se rapprocher encore. Le jeu de cette danse nous plaisait et nous partagions des sourires comme des promesses de halètements et de coïts.

 Je ne pensais plus qu’à cette grande brune qui se démenait devant moi et j’aimais cet air arrogant qu’elle prenait en voltigeant, mimant l’absence d’effort et ignorant parfaitement le public béat  et excité. Le désir montait aussi en moi comme un serpent qui avait avalé un balai et je commençais à regarder son cou, ayant comme une envie terrible de toucher sa peau chaude et granulée.

Quelques pas de danse et nous pouvions nous observer à distance. Nous faisions un beau couple et j’imaginais notre accouplement dans la chaleur de la nuit, sa croupe dans mes deux mains et ses cheveux dans son dos, quelques cris de panthère pour donner le signal de départ, lui caressant la nuque et le visage pendant qu’elle essayait de manger mes doigts…

Je me collais à elle vers la fin de la danse, et on sentait bien nos affinités profondes grimper à travers nos pantalons, nos mains se palpant et nos joues se sniffant. On décidait alors d’aller au comptoir pour faire mieux connaissance et perchée sur un haut tabouret, elle commençait à siroter un coca.  Et en tirant sur une paille multicolore, de ses lèvres pulpeuses, elle croisait ses jambes avec application...

De mon côté, je prenais une coupe de glace pistache-melon-banane pour y fourrer une langue de pirate dont j’avais le secret. Elle me regardait, incrédule.

-          - Je dois rentrer, tu m’accompagnes. Me dit-elle, en écarquillant les yeux.
-          - Si tu veux, je comptais partir de toute façon. Répondis-je.

La nuit était tranquille et nous marchions bras-dessus bras dessous sur le bitume de l’avenue qui menait à son appart. Nous nous regardions dans les yeux de temps en temps pour tester notre envie qui augmentait de seconde en seconde. Les lampadaires nous éblouissaient sur notre passage et soudain…

Les yeux exorbités, je reconnus le « Croui croui » de mon hamac et compris que ce foutu espace-temps imaginaire venait de foirer.

La lune était haute et pleine au dessus du Poséïdon, et un « Putain ! » magistral se fit entendre au milieu de la majesté de la nuit…


Jack Rackham. Snirfl… :(

PS : Il devait être sur une autre planète depuis 16 ans celui qui ne connait « Pulp fiction », ce film de Quentin Tarantino, avec Bruce Willis, John Travolta, Samuel L. Jackson et Uma Thurman, sorti en 1994. Il fut même Palme d’Or au Festival de Cannes la même année. Non mais…

jeudi 18 février 2010

Coeur de Pierre


Mon clavier frémit d'avance de mes frappes lourdes. J'ai envoyé un nouveau message et j'ai l'impression que seuls les mouettes l'ont lu par dessus mon épaule. Entre mes cordes, je fulmine de rage et les embruns me saoulent encore plus, parachevant l'effet des pintes de houblon que je me suis mis sous la langue. La vérité est écrite de carré blanc personnifiant l'absence ou l'indifférence : Elle ne viendra pas ce soir...

La houle du bateau balance mon impatience, la paix revient sous mon tricorne au fil du temps qui passe et je me remémore même quelques bons moments. Elle était belle sous les traits que je lui prêtais, presque humaine. Je l'avais surnommée Scarlett tant son innocence était associée à un égoïsme forcené, enfantine et rebelle, injuste et cruelle...

Je me souviens des premiers jours de connivences, de nos rires entendus, de nos « Je sais », des « nous » en confidence. De mes hommages, elle me rendait des soupirs, de mes compliments des sourires en images, de mes remontrances des confettis, de mes colères des claquements de porte.

Elle n'est pas venue ce soir, pourtant ses habitudes sont cousues de fil blanc. Elle vient tapante chercher le flux de sa vie, le sang de son imposture, les tissus de son imaginaire, les divertissements de sa vie casanière. Son cœur est volage et dur, son œil regarde comme les chats, à travers les gens...

Je commence à taper sur mon portable de nouvelles aventures dont elle ne fera pas partie, je l'ai presque oubliée et mon tricorne se transforme en chapeau mondain à la Rhett Buttler. Le ciel est haut, les mouettes sourient...

Que faisait-elle déjà ?


Sculpteur de pierre...



Jack Rackham.

dimanche 31 janvier 2010

La Grande Brune


Ses longs cheveux noirs sont dispersés sur son front et elle fronce les sourcils en regardant son écran. Ses doigts fermes survolent le clavier et les mots s'inscrivent comme une farandole interminable d'images et de sons. Ses univers sont multiples, tantôt bleus, tantôt noirs, et ses récits sont semés avec parcimonie sur la toile, égrenant des moments uniques et magiques . Une image se reflète doublement dans ses lunettes, un sourire illumine son visage quand elle envoie son message, imaginant déjà ses effets, elle jubile...
Le grand pendule du destin l'a mis sur mon chemin un temps d'automne, je n'étais pas encore pirate ou alors en pensée. Mes contes imaginaires n'avaient pas trouvé ponton et c'est sur un mur de lamentations humaines que nous fîmes connaissance...
  • Faisons comme si nous étions amis, personne n'en saura rien ! Dit-elle.
  • Oui, après tout, faisons...Répondis-je
Je l'ai suivie de loin et observée de près quand elle bâtît ses premiers murs et blogs. Elle les a peint de ses angoisses ou de ses exaltations, de toutes les couleurs de son âme, ralliant chevaliers errants, princesses de fortune, artistes maudits ou crétins de misère. Énergie stimulante et aura attirante, elle est l'étoile vivante de constellations d'âmes des flux internet ! Parfois elle se repose dans son antre, attendant le moment propice de lancer un défi, un statut ou un pamphlet pour jouer, tourmenter les trublions ou amuser ses amis...
Nichée près d'un grand fleuve, sa maison a l'air comme son thé, orangé ou vanille, remplie de bibelots et d'une fleur étrange. Un bol fume près d'un ordinateur qui centralise les informations qui servent à son occupation première : Écrire !  
Ses passions sont littéraires, musicales et surtout cinématographiques. Ses écrans noirs derrière son carré blanc projettent des aventures. Elles sont guerrières, bavardes, amoureuses, humoristiques, maléfiques, angoissantes...Elle apprend à contrôler son imagination débordante, un flot de mots en continu dont elle ne connait ni le fond ni l'origine. Elle raconte...  
On la voit marcher de long en large, selon l'inspiration. Le dictaphone hurle ses pensées comme si son cerveau capturé cherchait à en sortir. C'est une boîte à miracle des mots, ceux qu'elle a oublié d'avoir dit et qui se régurgitent en feuilles de papier qui s'impriment en romans...
Créature de la nuit, le temps n'a pas de prise sur elle, les jours rejoignant même les nuits et on se demande quand elle prend un moment de dormir. Le jour, elle scrute le temps à travers la fenêtre, cherchant un rayon de soleil ou un corbeau qui picore les semailles de son jardin, puis replonge le nez dans son travail, raturant et notant, tapant et copier-collant...
De temps en temps, ses murs tremblent. Elle crie son désespoir, ceux des désirs inassouvis de sa vie, ou elle hurle son plaisir, ses jouissances partagées de ses vies secrètes. On ne connait rien vraiment d'elle, elle sort de temps en temps vers la capitale, retrouver des boulevards, des amis chers, des inconnus de hasard avec qui elle partage l'air du temps...
Puis elle rentre chez elle, retrouver une grosse boule de poils au museau humide et fou d'elle. Elle grimpe alors sur sa balançoire et prend son élan. Ses pieds semblent pointer vers son destin, elle balance encore et encore, elle voit le monde, elle est bien...

C'est mon amie...

...La grande brune.

lundi 21 septembre 2009

L'Amour Fou


Lilly tient son sac sous le bras comme s’il allait tomber. Elle tourne la tête de droite et gauche, son œil semble chercher quelque chose. Elle rentre dans ce bistrot et fait un signe au comptoir avant de s’asseoir près de la fenêtre. Des clients la dévisagent, même si ce n’est pas son visage qu’ils regardent. Elle les tuent d’un regard et reprend son guet…

Lilly est belle et son rouge à lèvres lui donne l’air d’une poupée. Ses cheveux bruns sont légers et ondulent sur ses épaules. Ses yeux semblent très loin de cette taverne puante, mais elle ne voit rien. Son corsage mal ajusté laisse entrevoir ses atours féminins et les grossièretés fusantes n’imaginent pas la passion animale qui anime ce corps au plaisir privilégié de son amoureux.

Il est là, il arrive…Son cœur bat encore plus fort. Elle met ses doigts sur sa bouche et semble ne plus respirer. Il rentre comme le vent, la prend sous son manteau et ils repartent aussitôt, sous une grêle de commentaires puants. Ils se serrent à ne plus respirer et se regardent en marchant, longuement…Ils s’aiment.

Roberto tient dans ses paumes le visage de Lilly. Leurs yeux se dévorent de se désirer et leurs pensées se régalent de se rejoindre en un. Leurs bouches s’unissent, il mange son rouge à lèvres comme une sucrerie et sa salive la nourrit comme de l’eau fraîche. Ils se cachent sous une porte cochère, ça court dans tous les sens. Personne ne les voit, ils sont ailleurs…

Roberto est beau et ses arcades blondes en font un Appolon. Ses pommettes ont des marques comme ceux des boxeurs célèbres, et son regard vers Lilly est si tendre, qu’une larme tombe vers elle comme une offrande de pluie. On aperçoit le duvet de son poitrail à travers sa chemise où une main de son amante s’est déjà glissée. Un forme dure naissante se devine sous son pantalon, son amour est intense mais ils n’ont pas beaucoup de temps.  

Ils ont trouvé refuge dans une arrière-cour. Il pose son manteau sur la paille fraîche et elle s’allonge. Les bras en croix elle invoque le ciel et il rigole. Elle se relève un peu et il la prend dans ses bras. Ils sont seuls au monde et ils vont faire l’amour…

Elle est sur lui, il tient ses fesses dans ses grosses mains et elle le chevauche doucement. Ils se sentent plus qu’ils ne se pénètrent, lentement leur désir monte…Son grognement marque l’apogée du coït et elle le récompense en laissant glisser ses seins contre son visage. Il la suce goulûment pendant qu’elle se donne à lui encore plus...Résumé pudique de leur amour qui ne regarde qu’eux.

Soudain, la cour est envahie de personnes en habits blancs, qui se saisissent de Lilly et Roberto, qui hurlent de désespoir…On leur met des camisoles et ils n’ont plus que leurs regards pour se toucher…Ils se trémoussent, se reniflent, alors on les éloigne l’un de l’autre.

Deux docteurs échangent quelques mots :

- Tu as vu ? On aurait dit des bêtes sauvages, ils s’accouplaient…
- On avait du les séparer à l’institut, ça dérangeait les autres patients.
- N’empêche, elle est bien fichue la petite !
- Le gars aussi, tout à fait mon genre…

Des sons gutturaux à déchirer les cœurs se répercutaient derrière eux, comme si les deux amants voulaient se dire adieu.  

Un amour fou...


Jack Rackham.

dimanche 13 septembre 2009

Le Tag du Pirate


Après un tel engouement pour un Tag, il faut dire que le sujet brûlant des amours est parlant, il était bien normal que je passe à la casserole à mon tour, ce qui n’est pas désagréable selon…
Je remercie BERENICE, CAT, FRED, KARINE, YSA, ISA L ., CHARLES, COLOMBINE, SOLVEIG, LOEVE, et VIRGINIE, ces trois dernières quadruplement car on a droit à quatre billets chacune ! GICERILLA , CLAUDE, et ESSENSUELLE sont attendues et qui sait si d’autres bonnes surprises arriveront sur les flux RSS…

Alors voilà. Les Amours, un sujet évoqué longuement, en large et en travers sur mon blog, je me lance…

1- Racontez votre premier amour, sans préciser ni prénom ni date, restez mystérieux.

Premier amour…J’ai raconté ce premier amour dans le texte intitulé MADELEINE. Ce fut le premier assouvi et partagé, mais est-ce le TOUT premier ? Pas tout à fait…
Il y a bien longtemps mais peu de temps avant la rencontre de Madeleine, j’avais l’habitude de sortir avec mon meilleur copain. Quelques tavernes nous voyaient souvent faire la fermeture et à l’occasion, nous rencontrions des demoiselles. Un jour nous fîmes la connaissance d’une jeune fille blonde et accompagnée aussi de sa meilleure amie. Je ne sais ce qui provoqua ces soirées charnelles qui s’ensuivirent, la chaleur de l’été et les activités agricoles pour gagner trois sous, mais nous nous retrouvions parfois jusqu’à l’aube à partager nos corps et nos souffles apprenaient alors les plaisirs de la vie, même si voir faire l’amour devant soi son amie, n’est pas la sensation la plus agréable que j’ai éprouvé…
Drôle de dépucelage, physique et sentimental, l’histoire ne s’arrêta pas là pour mon copain et cette blonde, car ils s’épousèrent et eurent beaucoup d’enfants !
Je les revois de temps en temps, nous n’avons plus jamais parlé de tout ça mais quelquefois croisant le regard insistant et scrutateur de mon amie, nous nous remémorons ces moments intimes comme des complices, en imaginant de recommencer…

2- Racontez votre plus bel amour, celui de votre vie…en attendant le prochain !

Réferez-vous aux récits libellés RITA, surtout « Ma plus belle histoire d’Amour ». C’est mon plus bel amour…Nous avions fait connaissance grâce à un ami commun et quand nous nous vîmes pour la première fois, on ne s’est pas plu plus que ça. La suite fut toute autre…Tout est vrai dans ce récit, il suffit de re-situer dans un contexte contemporain, c’est tout. C’est vrai que seul un amour plus fort pourra me faire oublier celui-là, c’est pour ça que je dis en attendant le prochain…On verra bien !

3- Racontez un amour secret, que vous n’avez jamais raconté à personne.

Il y a des dizaines d’amours secrets dont je n’ai parlé à personne, et même pas à la personne concernée ! Trop de timidité, trop d’attente, manque de confiance en soi et en elle…Le platonisme a l’avantage de laisser intact notre imaginaire, qui se bonifie drôlement au fil des années…
Je me souviens de cette jolie blonde que je voyais en cachette, la faute à son mari jaloux ! Nous nous embrassions des heures entières et n’allions pas plus loin. Un jour, sa belle-sœur nous prêta son appartement pour que nous fassions…Bref, que nous allions plus loin.

Tu parles ! A peine nous sommes-nous retrouvés à moitié nus l’un sur l’autre, que la magie s’en est allée et nous n’avions pas plus de désir qu’un frère et une sœur. Mystère des attirances, ce devait être ce que j’appelle l’amour en pantalon…Drôle d’amour secret !

4- L’endroit le plus insolite où vous ayez fait l’amour.

En fait, c’est très commun, c’est en voiture. Mais il y a une petite différence…
Cette fille et moi, nous faisions l’amour à l’arrière, les doigts s’agitant, les mains pelotant, faisant attention à ne pas lui coincer les cheveux quelque part . Quand nous avions fini notre affaire, le copain qui conduisait, s’arrêtait pour me laisser le volant et prenait ma place à l’arrière avec la fille…
C’est pour ça que j’adore le film LES VALSEUSES, ça me rappelle des souvenirs !

5- Une aventure via Internet qui vous a marqué…

C’était il y a peu. Je faisais mes débuts sur FaceBook et je devenais ami avec une jeune fille mystérieuse…Nous échangions des idées, nous nous trouvions des points communs, évoquions l’idée de se voir, nous rigolions de tout et nous nous écrivions surtout beaucoup. On se parla au téléphone, on envisagea même de se retrouver à l’hôtel pour faire l’amour, mais surtout on échangea des lettres d’amour, des lettres où nous faisions l’amour…
La suite est une autre histoire, mais je n’oublierais jamais cette aventure. Et qui sait, peut-être que cette fille est par là, qu’elle lit ce billet, et qu’elle repense à tout ça en souriant…


Voilà…L’amour est un des sujets les plus universels et pas étonnant que ce tag rallie un franc succès. Petites ou grandes, nos histoires d’amours font ce que nous sommes et peu importe les mauvais moments qui vont parfois avec, l’important est d’en avoir eu…

De mon bateau
Besos
Jack

mardi 4 août 2009

Psy cause toujours, Pirate !


Je ne sais si c’était l’arrivée à l’Ile du Crâne, mon amitié sincère avec Eloïse l’épicière du village, ou un différend passager avec Tim, mais je me retrouvais à nouveau sur le divan du carré des officiers, matant un tableau . Ce n’était plus le faciès borgne du Capitaine Willouby qui me faisait face, mais une scène champêtre de jeunes filles courant vers un sous-bois, qui n’étaient point unijambistes, ce qui l’améliorait déjà du tableau précédent.

Tout allait bien avec Lilly, mon infirmière, on avait recommencé quelques lancers de bouteilles à la mer et je l’avais même embauchée sur le Poséïdon. Exit le Carlito. Le Docteur Santiago avait pris son stylo et attendait que je commenças…

- Je crois que j’ai croisé un peu trop de Princesses ces derniers temps. Dis-je. Je dois faire une indigestion. Au début, il y eu cette princesse galloise, Karine…
- Elle vous déplaisait ?
- Non point. Mais j’ai passé quelques après-midi à garder ses nombreux enfants, pendant qu’elle faisait les courses. C’est terrible les gamins, cruels, j’ai même failli perdre au poker, c’est dire…
- Ensuite ?
- Il y eut cette Bérénice…Une belle blonde.
- Ah bon ? Et qui était-elle cette Bérénice ? Relança Santiago, pensif, et appuyant sa phrase d’un « Moui » approbateur mais ironique.
- Une princesse occitane, rencontré à une soirée guimbarde et viole, organisée par Bosco. Nous avons bu un dernier verre tardif où nous avons échangé nos sangs comme des vampires. Je suis sous son emprise depuis et je hurle chaque soir de pleine lune et me transforme en loup garou en reniflant partout…
- Vous éxagérez là ?
- Oui, un petit peu...
- Bon…vous m’aviez parlé aussi d’une reine de la pluie, une normande ?
- Oui, Yaëlle…Elle avait presque accepté de devenir mon second et remplacer Tim, quand elle se mit à clamer partout qu’elle était deux ! Vous vous rendez compte ?
- Oui, un dédoublement de personnalité sans doute…
- Ensuite ce fut un défilé de princesses…Une écossaise notamment, atteinte d’une frénésie d’écriture, écrivant partout, même dans les grottes alentour, on les retrouvera plus tard et on fera des études et des livres dessus ! 
- Moui…
- Sans compter les sorcières de l’amour…Gicerilla la courtisane, Maïa Luna la reine du balai , Colombine et son tarot magique…
- Ben dites donc, vous ne vous ennuyez pas, monsieur Rackham !
- Remarquez je n’ai que ça à faire…Et regarder le soleil, la mer, le ciel bleu, les palmiers et les mouettes.
- Pourtant, je sens chez vous une ombre. Un secret…Moui ?
- Mhhh….
- Allons allons, vous ne me dites pas tout. Vous me cachez quelque chose. Une autre princesse, peut-être…Une princesse bretonne peut-être ?

Je levais les yeux vers le tableau, cherchant mais ne trouvant point Dana, que j’attendais…

- Moui…Répondis-je.

mardi 2 juin 2009

Dialogue avec mon Psy


J’étais allongé sur le divan du carré des officiers, du moins tel qu’on l’appelait avant la mutinerie. Je fixais le tableau du Capitaine WILLOUBY, à qui il manquait un bras, un œil, et sans doute le pied marin car de mémoire, il ne savait pas nager.
J’attendais la première question du docteur SANTIAGO qui faisait office de psychologue.

Lilly était l’infirmière de bord du CARLITO. Nos bateaux avaient accosté à Cancun, bord à bord. Je remarquais son bustier flottant et elle avait vu mon tricorne. On se faisait des signes d’un pont à l’autre et on commença à s’envoyer des messages…

- On a commencé par échanger des politesses, vous savez, ces idioties qui ne veulent rien dire sauf pour les intéressés. C’était des signes que j’aurais reconnu entre mille…
- C’est à dire ?
- C’est à dire qu’on entamait des relations amoureuses…tout y est passé, les pigeons, les boomerangs, les bouteilles à la mer. Tout était bon pour s’envoyer des messages, des messages qui commençaient le matin par « Bonjour » et finissaient par « Je sais… »
- Vous saviez quoi ?
- Quand tout va bien dans les relations, on a envie de tout comprendre. Jamais on « ne sait pas ». On est dans l’empathie et le bonheur donne l’intelligence totale ! On savait…
- Quoi d’autre ?
- On s’envoyait des poèmes !
- Sûr ! Ca change des abordages et des coups de sabre à la cantonade, Capitaine Rackham !
- Je lui corrigeais ses fautes…
- Le professeur et son élève !
- J’illustrais même un de ces textes !
- Vous savez dessiner, Jack ?
- Vous savez, quand on croit qu’on sait, on sait…Ca lui plaisait en tous cas.
- Et vos messages, toujours aussi enflammés ?
- De plus en plus…Un jour, on fit même l’amour comme ça…Par message interposés…
- Vous n’avez pas pensé à vous voir, vous rencontrer sur le ponton ?
- On a joué le jeu…Ce n’est pas si simple. Je crois qu’elle ne voulait pas. Un secret…
- Etes-vous sûr que c’était elle de l’autre côté du bastingage ? Depuis Cyrano, on est plein de servantes qui écrivent pour leur maîtresse…
- Puis les relations se sont envenimées. Je devenais jaloux…
- Jaloux ? Mais de qui ?
- Elle envoyait des messages à un autre…Salaud !
- Comment le savez-vous ?
- J’avais intercepté une de ces bouteilles…
- Peut-être avait-elle fait exprès, pour voir…
- J’y ai pensé…mais trop tard. Je lui envoyais quelques missives bien senties. Trop…
- Cela mis de la distance entre vous…
- C’est ça, et en plus, son bateau partit pour l’île de Cozemal. C’est pas grand la Mer des Caraïbes mais bon…
- Les contacts furent coupés ? Continua le Doc.
- Pas vraiment, mais le cœur n’y était plus. D’autres histoires, d’autres messages perdus, d’autres colères…
- Décidément, Jack, vous perdez souvent votre sang-froid !
- Je décidais alors de couper les ponts,. Je n’avais plus la tête à la mer, à mon bateau, à Tim…Il fallait que je me reprenne, que je reprenne aussi mes esprits. Vous comprenez Docteur ?
- Je comprends que vous étiez devenu maboul…
- …Au point que je calculais un plan diabolique : La forcer, elle, à m’oublier et à me tourner le dos !
- Ah, je crois comprendre, je connais les femmes aussi Capitaine…
- Oui. Comme elle était orgueilleuse, elle avait tendance à faire le contraire de ce que je lui disais…Je la relançais donc à intervalle régulier, pour qu’elle ait le plaisir de me repousser, de ne plus répondre à mes messages, à mes fleurs…
- Fin stratège, commandant. Et ça a marché ?
- Oui. Les ponts sont rompus à présent, plus de messages, plus rien à l’horizon, Lilly c’est fini…
- Vous êtes libéré à présent, Jack !
- Ouiii…Fis-je en me relevant.

Je regardais une dernière fois le malheureux Willouby et je retournais vers mes cordes où m’attendait mon portable. Je savais quelle histoire j’allais y raconter…