…Je me réveillais au petit matin, seul dans la paillotte et
cherchais un crouton de pain pour déjeuner. Au milieu des affaires étalées de
la cuisine à la chambre, je découvrais même l’adresse e-mail de ma chère et
mystérieuse voisine. Je rentrais chez moi, en emportant le sésame, bien décidé
à parcourir les flux Internet jusqu’à la fin des temps et la retrouver…mardi 17 juillet 2012
Le Tchat à la Voisine
…Je me réveillais au petit matin, seul dans la paillotte et
cherchais un crouton de pain pour déjeuner. Au milieu des affaires étalées de
la cuisine à la chambre, je découvrais même l’adresse e-mail de ma chère et
mystérieuse voisine. Je rentrais chez moi, en emportant le sésame, bien décidé
à parcourir les flux Internet jusqu’à la fin des temps et la retrouver…mardi 3 janvier 2012
Chasse-patate
Sur les goélettes imaginaires, il y a la télé et chaque été,
nous pouvons y regarder les étapes du Tour cycliste des Caraïbes. Plaisir des
belles images parcourant les régions, et palpitations des tactiques de course,
nous découvrons aussi l’usage de certains mots propres à ce sport.
A noter que
c’est Victoria qui l’emporte pour ses petits mots depuis la création du blog en
avril 2009, Flora étant 3ème et Rosée du matin 2ème entre
les deux…en chasse-patate !vendredi 29 avril 2011
La Décadanse du Pirate
J’esquissais un pas pour me souvenir de ces moments d’extase, mais Bosco coupa mon élan, la cafetière à la main :lundi 11 avril 2011
Ma Belle Histoire de Jack Rackham
vendredi 25 mars 2011
La Femme du Pirate
Elle fait les cent pas devant mes yeux et de temps en temps s’arrête pour prendre la pose. Les mains sur les hanches, elle me sourit et fait sauter les frous frous de ses jupons pour me rappeler tous mes devoirs. mercredi 20 octobre 2010
Celle qu'on aime
Sa nuisette entr’ouverte sur sa peau est comme la carte d’un menu érotique dont elle commence à composer les plats dans sa tête. Son derme est tanné de ces mains amoureuses qui l’ont tant caressée qu’elle en éprouve encore les bienfaits. Sa bouche retient quelques gouttes de salive qui annoncent son trouble et son envie pendant qu’elle pose un pied contre la table…mercredi 15 septembre 2010
Pulp and Fiction
Par la magie de mon hamac spatio-temporel, je me retrouvais une fois de plus projeté dans le XXème siècle où les seules mouettes que nous pouvions apercevoir, se trouvaient dans des endroits clos pleins de lumières blanches ou noires. Des musiques lancinantes empreignaient les indigènes locaux de sensations animales qu’ils extériorisaient en se trémoussant sur des scènes de spectacle. Tout le monde pouvait ainsi profiter de leurs déhanchements, et je ne m’en privais pas non plus…
Je me collais à elle vers la fin de la danse, et on sentait bien nos affinités profondes grimper à travers nos pantalons, nos mains se palpant et nos joues se sniffant. On décidait alors d’aller au comptoir pour faire mieux connaissance et perchée sur un haut tabouret, elle commençait à siroter un coca. Et en tirant sur une paille multicolore, de ses lèvres pulpeuses, elle croisait ses jambes avec application...jeudi 18 février 2010
Coeur de Pierre

Mon clavier frémit d'avance de mes frappes lourdes. J'ai envoyé un nouveau message et j'ai l'impression que seuls les mouettes l'ont lu par dessus mon épaule. Entre mes cordes, je fulmine de rage et les embruns me saoulent encore plus, parachevant l'effet des pintes de houblon que je me suis mis sous la langue. La vérité est écrite de carré blanc personnifiant l'absence ou l'indifférence : Elle ne viendra pas ce soir...
La houle du bateau balance mon impatience, la paix revient sous mon tricorne au fil du temps qui passe et je me remémore même quelques bons moments. Elle était belle sous les traits que je lui prêtais, presque humaine. Je l'avais surnommée Scarlett tant son innocence était associée à un égoïsme forcené, enfantine et rebelle, injuste et cruelle...
Je me souviens des premiers jours de connivences, de nos rires entendus, de nos « Je sais », des « nous » en confidence. De mes hommages, elle me rendait des soupirs, de mes compliments des sourires en images, de mes remontrances des confettis, de mes colères des claquements de porte.
Elle n'est pas venue ce soir, pourtant ses habitudes sont cousues de fil blanc. Elle vient tapante chercher le flux de sa vie, le sang de son imposture, les tissus de son imaginaire, les divertissements de sa vie casanière. Son cœur est volage et dur, son œil regarde comme les chats, à travers les gens...
Je commence à taper sur mon portable de nouvelles aventures dont elle ne fera pas partie, je l'ai presque oubliée et mon tricorne se transforme en chapeau mondain à la Rhett Buttler. Le ciel est haut, les mouettes sourient...
Que faisait-elle déjà ?
Sculpteur de pierre...
Jack Rackham.
dimanche 31 janvier 2010
La Grande Brune

- Faisons comme si nous étions amis, personne n'en saura rien ! Dit-elle.
- Oui, après tout, faisons...Répondis-je
lundi 21 septembre 2009
L'Amour Fou

Lilly tient son sac sous le bras comme s’il allait tomber. Elle tourne la tête de droite et gauche, son œil semble chercher quelque chose. Elle rentre dans ce bistrot et fait un signe au comptoir avant de s’asseoir près de la fenêtre. Des clients la dévisagent, même si ce n’est pas son visage qu’ils regardent. Elle les tuent d’un regard et reprend son guet…
Lilly est belle et son rouge à lèvres lui donne l’air d’une poupée. Ses cheveux bruns sont légers et ondulent sur ses épaules. Ses yeux semblent très loin de cette taverne puante, mais elle ne voit rien. Son corsage mal ajusté laisse entrevoir ses atours féminins et les grossièretés fusantes n’imaginent pas la passion animale qui anime ce corps au plaisir privilégié de son amoureux.
Il est là, il arrive…Son cœur bat encore plus fort. Elle met ses doigts sur sa bouche et semble ne plus respirer. Il rentre comme le vent, la prend sous son manteau et ils repartent aussitôt, sous une grêle de commentaires puants. Ils se serrent à ne plus respirer et se regardent en marchant, longuement…Ils s’aiment.
Roberto tient dans ses paumes le visage de Lilly. Leurs yeux se dévorent de se désirer et leurs pensées se régalent de se rejoindre en un. Leurs bouches s’unissent, il mange son rouge à lèvres comme une sucrerie et sa salive la nourrit comme de l’eau fraîche. Ils se cachent sous une porte cochère, ça court dans tous les sens. Personne ne les voit, ils sont ailleurs…
Roberto est beau et ses arcades blondes en font un Appolon. Ses pommettes ont des marques comme ceux des boxeurs célèbres, et son regard vers Lilly est si tendre, qu’une larme tombe vers elle comme une offrande de pluie. On aperçoit le duvet de son poitrail à travers sa chemise où une main de son amante s’est déjà glissée. Un forme dure naissante se devine sous son pantalon, son amour est intense mais ils n’ont pas beaucoup de temps.
Ils ont trouvé refuge dans une arrière-cour. Il pose son manteau sur la paille fraîche et elle s’allonge. Les bras en croix elle invoque le ciel et il rigole. Elle se relève un peu et il la prend dans ses bras. Ils sont seuls au monde et ils vont faire l’amour…
Elle est sur lui, il tient ses fesses dans ses grosses mains et elle le chevauche doucement. Ils se sentent plus qu’ils ne se pénètrent, lentement leur désir monte…Son grognement marque l’apogée du coït et elle le récompense en laissant glisser ses seins contre son visage. Il la suce goulûment pendant qu’elle se donne à lui encore plus...Résumé pudique de leur amour qui ne regarde qu’eux.
Soudain, la cour est envahie de personnes en habits blancs, qui se saisissent de Lilly et Roberto, qui hurlent de désespoir…On leur met des camisoles et ils n’ont plus que leurs regards pour se toucher…Ils se trémoussent, se reniflent, alors on les éloigne l’un de l’autre.
Deux docteurs échangent quelques mots :
- Tu as vu ? On aurait dit des bêtes sauvages, ils s’accouplaient…
- On avait du les séparer à l’institut, ça dérangeait les autres patients.
- N’empêche, elle est bien fichue la petite !
- Le gars aussi, tout à fait mon genre…
Des sons gutturaux à déchirer les cœurs se répercutaient derrière eux, comme si les deux amants voulaient se dire adieu.
Un amour fou...
Jack Rackham.
dimanche 13 septembre 2009
Le Tag du Pirate

Après un tel engouement pour un Tag, il faut dire que le sujet brûlant des amours est parlant, il était bien normal que je passe à la casserole à mon tour, ce qui n’est pas désagréable selon…
Je remercie BERENICE, CAT, FRED, KARINE, YSA, ISA L ., CHARLES, COLOMBINE, SOLVEIG, LOEVE, et VIRGINIE, ces trois dernières quadruplement car on a droit à quatre billets chacune ! GICERILLA , CLAUDE, et ESSENSUELLE sont attendues et qui sait si d’autres bonnes surprises arriveront sur les flux RSS…
Alors voilà. Les Amours, un sujet évoqué longuement, en large et en travers sur mon blog, je me lance…
1- Racontez votre premier amour, sans préciser ni prénom ni date, restez mystérieux.
Premier amour…J’ai raconté ce premier amour dans le texte intitulé MADELEINE. Ce fut le premier assouvi et partagé, mais est-ce le TOUT premier ? Pas tout à fait…
Il y a bien longtemps mais peu de temps avant la rencontre de Madeleine, j’avais l’habitude de sortir avec mon meilleur copain. Quelques tavernes nous voyaient souvent faire la fermeture et à l’occasion, nous rencontrions des demoiselles. Un jour nous fîmes la connaissance d’une jeune fille blonde et accompagnée aussi de sa meilleure amie. Je ne sais ce qui provoqua ces soirées charnelles qui s’ensuivirent, la chaleur de l’été et les activités agricoles pour gagner trois sous, mais nous nous retrouvions parfois jusqu’à l’aube à partager nos corps et nos souffles apprenaient alors les plaisirs de la vie, même si voir faire l’amour devant soi son amie, n’est pas la sensation la plus agréable que j’ai éprouvé…
Drôle de dépucelage, physique et sentimental, l’histoire ne s’arrêta pas là pour mon copain et cette blonde, car ils s’épousèrent et eurent beaucoup d’enfants !
Je les revois de temps en temps, nous n’avons plus jamais parlé de tout ça mais quelquefois croisant le regard insistant et scrutateur de mon amie, nous nous remémorons ces moments intimes comme des complices, en imaginant de recommencer…
2- Racontez votre plus bel amour, celui de votre vie…en attendant le prochain !
Réferez-vous aux récits libellés RITA, surtout « Ma plus belle histoire d’Amour ». C’est mon plus bel amour…Nous avions fait connaissance grâce à un ami commun et quand nous nous vîmes pour la première fois, on ne s’est pas plu plus que ça. La suite fut toute autre…Tout est vrai dans ce récit, il suffit de re-situer dans un contexte contemporain, c’est tout. C’est vrai que seul un amour plus fort pourra me faire oublier celui-là, c’est pour ça que je dis en attendant le prochain…On verra bien !
3- Racontez un amour secret, que vous n’avez jamais raconté à personne.
Il y a des dizaines d’amours secrets dont je n’ai parlé à personne, et même pas à la personne concernée ! Trop de timidité, trop d’attente, manque de confiance en soi et en elle…Le platonisme a l’avantage de laisser intact notre imaginaire, qui se bonifie drôlement au fil des années…
Je me souviens de cette jolie blonde que je voyais en cachette, la faute à son mari jaloux ! Nous nous embrassions des heures entières et n’allions pas plus loin. Un jour, sa belle-sœur nous prêta son appartement pour que nous fassions…Bref, que nous allions plus loin.
Tu parles ! A peine nous sommes-nous retrouvés à moitié nus l’un sur l’autre, que la magie s’en est allée et nous n’avions pas plus de désir qu’un frère et une sœur. Mystère des attirances, ce devait être ce que j’appelle l’amour en pantalon…Drôle d’amour secret !
4- L’endroit le plus insolite où vous ayez fait l’amour.
En fait, c’est très commun, c’est en voiture. Mais il y a une petite différence…
Cette fille et moi, nous faisions l’amour à l’arrière, les doigts s’agitant, les mains pelotant, faisant attention à ne pas lui coincer les cheveux quelque part . Quand nous avions fini notre affaire, le copain qui conduisait, s’arrêtait pour me laisser le volant et prenait ma place à l’arrière avec la fille…
C’est pour ça que j’adore le film LES VALSEUSES, ça me rappelle des souvenirs !
5- Une aventure via Internet qui vous a marqué…
C’était il y a peu. Je faisais mes débuts sur FaceBook et je devenais ami avec une jeune fille mystérieuse…Nous échangions des idées, nous nous trouvions des points communs, évoquions l’idée de se voir, nous rigolions de tout et nous nous écrivions surtout beaucoup. On se parla au téléphone, on envisagea même de se retrouver à l’hôtel pour faire l’amour, mais surtout on échangea des lettres d’amour, des lettres où nous faisions l’amour…
La suite est une autre histoire, mais je n’oublierais jamais cette aventure. Et qui sait, peut-être que cette fille est par là, qu’elle lit ce billet, et qu’elle repense à tout ça en souriant…
Voilà…L’amour est un des sujets les plus universels et pas étonnant que ce tag rallie un franc succès. Petites ou grandes, nos histoires d’amours font ce que nous sommes et peu importe les mauvais moments qui vont parfois avec, l’important est d’en avoir eu…
De mon bateau
Besos
Jack
mardi 4 août 2009
Psy cause toujours, Pirate !

Je ne sais si c’était l’arrivée à l’Ile du Crâne, mon amitié sincère avec Eloïse l’épicière du village, ou un différend passager avec Tim, mais je me retrouvais à nouveau sur le divan du carré des officiers, matant un tableau . Ce n’était plus le faciès borgne du Capitaine Willouby qui me faisait face, mais une scène champêtre de jeunes filles courant vers un sous-bois, qui n’étaient point unijambistes, ce qui l’améliorait déjà du tableau précédent.
Tout allait bien avec Lilly, mon infirmière, on avait recommencé quelques lancers de bouteilles à la mer et je l’avais même embauchée sur le Poséïdon. Exit le Carlito. Le Docteur Santiago avait pris son stylo et attendait que je commenças…
- Je crois que j’ai croisé un peu trop de Princesses ces derniers temps. Dis-je. Je dois faire une indigestion. Au début, il y eu cette princesse galloise, Karine…
- Elle vous déplaisait ?
- Non point. Mais j’ai passé quelques après-midi à garder ses nombreux enfants, pendant qu’elle faisait les courses. C’est terrible les gamins, cruels, j’ai même failli perdre au poker, c’est dire…
- Ensuite ?
- Il y eut cette Bérénice…Une belle blonde.
- Ah bon ? Et qui était-elle cette Bérénice ? Relança Santiago, pensif, et appuyant sa phrase d’un « Moui » approbateur mais ironique.
- Une princesse occitane, rencontré à une soirée guimbarde et viole, organisée par Bosco. Nous avons bu un dernier verre tardif où nous avons échangé nos sangs comme des vampires. Je suis sous son emprise depuis et je hurle chaque soir de pleine lune et me transforme en loup garou en reniflant partout…
- Vous éxagérez là ?
- Oui, un petit peu...
- Bon…vous m’aviez parlé aussi d’une reine de la pluie, une normande ?
- Oui, Yaëlle…Elle avait presque accepté de devenir mon second et remplacer Tim, quand elle se mit à clamer partout qu’elle était deux ! Vous vous rendez compte ?
- Oui, un dédoublement de personnalité sans doute…
- Ensuite ce fut un défilé de princesses…Une écossaise notamment, atteinte d’une frénésie d’écriture, écrivant partout, même dans les grottes alentour, on les retrouvera plus tard et on fera des études et des livres dessus !
- Moui…
- Sans compter les sorcières de l’amour…Gicerilla la courtisane, Maïa Luna la reine du balai , Colombine et son tarot magique…
- Ben dites donc, vous ne vous ennuyez pas, monsieur Rackham !
- Remarquez je n’ai que ça à faire…Et regarder le soleil, la mer, le ciel bleu, les palmiers et les mouettes.
- Pourtant, je sens chez vous une ombre. Un secret…Moui ?
- Mhhh….
- Allons allons, vous ne me dites pas tout. Vous me cachez quelque chose. Une autre princesse, peut-être…Une princesse bretonne peut-être ?
Je levais les yeux vers le tableau, cherchant mais ne trouvant point Dana, que j’attendais…
- Moui…Répondis-je.
mardi 2 juin 2009
Dialogue avec mon Psy

J’étais allongé sur le divan du carré des officiers, du moins tel qu’on l’appelait avant la mutinerie. Je fixais le tableau du Capitaine WILLOUBY, à qui il manquait un bras, un œil, et sans doute le pied marin car de mémoire, il ne savait pas nager.
J’attendais la première question du docteur SANTIAGO qui faisait office de psychologue.
Lilly était l’infirmière de bord du CARLITO. Nos bateaux avaient accosté à Cancun, bord à bord. Je remarquais son bustier flottant et elle avait vu mon tricorne. On se faisait des signes d’un pont à l’autre et on commença à s’envoyer des messages…
- On a commencé par échanger des politesses, vous savez, ces idioties qui ne veulent rien dire sauf pour les intéressés. C’était des signes que j’aurais reconnu entre mille…
- C’est à dire ?
- C’est à dire qu’on entamait des relations amoureuses…tout y est passé, les pigeons, les boomerangs, les bouteilles à la mer. Tout était bon pour s’envoyer des messages, des messages qui commençaient le matin par « Bonjour » et finissaient par « Je sais… »
- Vous saviez quoi ?
- Quand tout va bien dans les relations, on a envie de tout comprendre. Jamais on « ne sait pas ». On est dans l’empathie et le bonheur donne l’intelligence totale ! On savait…
- Quoi d’autre ?
- On s’envoyait des poèmes !
- Sûr ! Ca change des abordages et des coups de sabre à la cantonade, Capitaine Rackham !
- Je lui corrigeais ses fautes…
- Le professeur et son élève !
- J’illustrais même un de ces textes !
- Vous savez dessiner, Jack ?
- Vous savez, quand on croit qu’on sait, on sait…Ca lui plaisait en tous cas.
- Et vos messages, toujours aussi enflammés ?
- De plus en plus…Un jour, on fit même l’amour comme ça…Par message interposés…
- Vous n’avez pas pensé à vous voir, vous rencontrer sur le ponton ?
- On a joué le jeu…Ce n’est pas si simple. Je crois qu’elle ne voulait pas. Un secret…
- Etes-vous sûr que c’était elle de l’autre côté du bastingage ? Depuis Cyrano, on est plein de servantes qui écrivent pour leur maîtresse…
- Puis les relations se sont envenimées. Je devenais jaloux…
- Jaloux ? Mais de qui ?
- Elle envoyait des messages à un autre…Salaud !
- Comment le savez-vous ?
- J’avais intercepté une de ces bouteilles…
- Peut-être avait-elle fait exprès, pour voir…
- J’y ai pensé…mais trop tard. Je lui envoyais quelques missives bien senties. Trop…
- Cela mis de la distance entre vous…
- C’est ça, et en plus, son bateau partit pour l’île de Cozemal. C’est pas grand la Mer des Caraïbes mais bon…
- Les contacts furent coupés ? Continua le Doc.
- Pas vraiment, mais le cœur n’y était plus. D’autres histoires, d’autres messages perdus, d’autres colères…
- Décidément, Jack, vous perdez souvent votre sang-froid !
- Je décidais alors de couper les ponts,. Je n’avais plus la tête à la mer, à mon bateau, à Tim…Il fallait que je me reprenne, que je reprenne aussi mes esprits. Vous comprenez Docteur ?
- Je comprends que vous étiez devenu maboul…
- …Au point que je calculais un plan diabolique : La forcer, elle, à m’oublier et à me tourner le dos !
- Ah, je crois comprendre, je connais les femmes aussi Capitaine…
- Oui. Comme elle était orgueilleuse, elle avait tendance à faire le contraire de ce que je lui disais…Je la relançais donc à intervalle régulier, pour qu’elle ait le plaisir de me repousser, de ne plus répondre à mes messages, à mes fleurs…
- Fin stratège, commandant. Et ça a marché ?
- Oui. Les ponts sont rompus à présent, plus de messages, plus rien à l’horizon, Lilly c’est fini…
- Vous êtes libéré à présent, Jack !
- Ouiii…Fis-je en me relevant.
Je regardais une dernière fois le malheureux Willouby et je retournais vers mes cordes où m’attendait mon portable. Je savais quelle histoire j’allais y raconter…

