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jeudi 22 novembre 2018

Le Retour de Rackham Le Rouge



Comme un ciel de rentrée des classes s’affichait sur mon écran en retrouvant mon fidèle clavier aux touches magiques. Tout me revenait de mes premiers voyages imaginaires, les crapahutages de l’île du Crâne comme les cocktails au rhum d’une taverne du Paradis…

Un vent de combats maritimes et de sang embaumait mes narines, rappelant aussi les coups de hache et les hurlements qui avaient jonché le ponton de mes souvenirs. Mes tympans étaient restés sourds aux horreurs des amputations, préférant garder en mémoire le gargouillis des lampées de rhum ou le crissement des caresses de bas retroussés, des moussaillonnes aux cuisses hautes offrant là à son moussaillon le plus long des supplices avant les saillies intenses et profondes du reste de la nuit.
Tel était mon destin de Capitaine, enfilant son manteau de magicien encore et encore.

- Remarquez, y’a pire. Les fois précédentes, j’étais un peu usé, vidé, j’avais besoin de ressourcer l’île d’autres trésors, sans compter une morsure de vipère une autre fois…Là, c’est comme une renaissance !

Planant et riant au dessus  de ma tête, les mouettes savaient bien que c’était autre chose, plus fort que le goût de l’aventure, plus fort que les parties de cartes et de rhum coulant à flot jusqu’au bout de la nuit, plus fort que l’envie d’écrire (quoi que), plus fort que l’amour du Cinéma (oula), c’était…
…l’envie de retrouver mes moussaillonnes !

Katia et son coup de pédale endiablé, donnant vie à mes vocations premières, Sara et ses sortilèges de sirène, Rita aux formes de rêves, Maia la petite sorcière au cœur d’ange, Madeleine le premier amour d’une autre vie, Lady Ania Chester l’attachée de presse au grand cœur ( et au sourire suave), Marie la bienveillante, et tous ces amours fous, sur tous les pontons et tous les univers…

Et puis Orfeenix la poétesse, Ava la pharmacienne, Cameron la traitresse…et toutes ces femmes invisibles, infidèles, de lettres, courtisanes,  nues, amoureuses, au téléphone, au lit, bien-aimées, mentalistes ou abandonnées, quoi !

Sans oublier cette femme imaginaire, écrivain dans l’âme, jouant du piano dans ses rêves et amoureuse des séries télé ^^

Ca y est, je suis de retour…

Besos

Jack le Pirate

PS : Pour cette occasion, je me suis rasé (mais j’ai pas repris la cigarette, ‘tention hein ?)

Image du bas : Keith Richards le pirate.

lundi 13 juin 2016

Scène de Cinéma



Comme dans toutes les bonnes sagas télévisées d’aujourd’hui rentrait en scène un certain Sagamore Rackham, descendant de votre serviteur de son état. Petite mallette à la main et gueule de barbe de trois jours, il faisait honneur à son ancêtre même si je ne me souvenais pas d’avoir donné le biberon un jour, sauf pour des jeux avec mes moussaillonnes…^^

Le nez au ciel, il faisait semblant de s’intéresser aux bibelots des lieux mais un autre œil se tournait en fait vers la maîtresse de la maison qui voulait avoir des renseignements sur des encyclopédies complètes sur le Cinéma. Une tasse de thé, un décolleté ravageur, Sagamore se demandait si il n’y avait pas une autre raison de ce rendez-vous un samedi-après-midi.

- Asseyez-vous là, près de moi. Voilààà…

Le divan était confortable et la dame chaleureuse. Elle ne cessait de toucher son opulente crinière brune et penchait curieusement la tête vers son interlocuteur avec un sourire non équivoque. C’était à dire qu’elle savait vraiment ce qu’elle voulait…Croisant et décroisant ses jambes gainées de bas, Sagamore était fasciné par son décolleté qu’il ne pouvait quitter des yeux.

- J’adore le Cinéma vous savez. Vous me faites penser à un acteur, comment s’appelle t-il déjà ? Prenant un accent perché, propre aux personnes condescendantes.

Mon descendant lui, essayait d’avoir l’air détaché pour réfléchir à un nom connu.

- George Clooney ?
 -Non, plus jeune. Allons, je l’ai sur le bout de la langue…

Elle semblait réfléchir à quelque chose mais non, elle lui caressait surtout l’avant-bras, sentant la douceur de ses poils virils, avant-goût prometteur de son torse qu’elle avait lorgné dès l’ouverture de la porte d’entrée. Passant ensuite sa main longuement entre ses jambes de pantalon, elle poussa un peu plus loin son jeu de séduction.

-Vous faites quelque chose cet après-midi, j’ai une envie folle que vous me suciez les seins !

Le reste fut une longue suite de chevauchements et autres galipettes car la dame avait vraiment décidé de s’intéresser de près au Cinéma. Elle commanda dans la foulée la collection complète en 16 volumes qu’il livra en personne volume après volume, pouvant vérifier par lui-même de ses progrès en culture cinématographique…

 *
 Si l’épisode du tournage de certaines scènes de « Bienvenue chez les Rozes » (2003-Palluau) fut raconté avec humour par Jean Dujardin « Quand même, Carole Bouquet qui vous touche les couilles, c’est quelque chose… », cela n’égalera jamais la célèbre anecdote de Boulevard du Rhum (1971-Enrico) racontée par Guy Marchand, débutant d’alors venant de la chanson :


« Alors voilà, on me dit : Tu veux faire du cinéma ? C’est bien payé puis on me met Brigitte Bardot sur les genoux et on me dit de lui mettre une pelle ! Tu parles que j’aime le cinéma… »

 
Jack Rackham